27 avril : retour au Marin.

On est de retour à notre mouillage de Caritan qui est un peu comme si on était dans nos pantoufles ! Plaisir de retrouver le Diamant au loin et les beaux couchers de soleil.

De retour depuis le vendredi 23 déjà, retour plus rapide que prévu mais bon, ce sera pour tout à l’heure l’explication !

Au dernier message, on en était resté à notre arrivée à la Baie du Trésor, le lundi 19 avril.

Le mouillage est bien calme, la nuit a été agréable et c’est magique de se lever en pleine nuit et se retrouver entourés par cette nature escarpée sombre, avec juste au dessus de nous les éclats du phare.

Dès le matin, après le petit-déjeuner, on part en balade.

L’annexe est bien amarrée au bord de la plage, pour ne pas repartir avec la marée !

A peine partis, c’est l’heure du Zoom rituel du mardi avec Maman et mes sœurs et c’est sympa cette proximité soudaine alors qu’on est noyés dans la verdure de la mangrove.

Avec encore des mancelliniers un peu partout !

Et après, hop on y va. On fait le tour de la presqu’île par le sud. Beaux paysages sur la mer depuis cette côte rocheuse.

On fait une boucle qui nous ramène vers le bateau en traversant la presqu’île par un petit sentier tout mignon, le sentier des mares, au milieu de la forêt sèche.

Ceux du cata avec qui on partageait le mouillage depuis hier, sont partis en balade eux aussi. On aperçoit leurs paddles qu’ils ont laissés cachés dans les buissons sur la plage.

Le vent se lève un peu par belles rafales et tout d’un coup, pendant qu’on déjeune, on voit le cata qui glisse lentement à côté de nous. Et voilà, lui aussi, il dérape sur son ancre ! On est abonné ou quoi !

Erick part en annexe pour essayer de faire quelque chose, mais en montant à bord, s’il peut entrer sans problème dans le bateau, par contre pas moyen de démarrer le moteur , il y a un coupe circuit qu’il n’arrive pas à trouver. Rien d’autre à faire que laisser le bateau continuer doucement son escapade, pour finir par s’arrêter sur la caye juste derrière.

Vers 14 heures, enfin, ils reviennent. Erick va à leur rencontre et ramène le skipper accroché à l’annexe.

Pas moyen de s’en sortir en s’aidant du moteur, mais avec chacun leur annexe, Erick qui pousse le cata, et lui qui le tire , ils parviennent à le remettre à flots, ouf !

Ça crisse un peu beaucoup paraît il sous la coque.

Il a plongé pour voir le dessous, pas de dégâts semble t’il, de toutes façons, ils devaient repartir le lendemain pour le Marin où il ont rendez vous pour sortir le bateau, ça tombe bien !

Un autre voilier est arrivé en fin d’après-midi, on est trois bateaux pour notre deuxième nuit.

Le lendemain, les deux bateaux s’en vont et on est tout seuls !

Nous, on est partis de bonne heure pour aller faire le tour de la presqu’île.

Et c’est magnifique. Un sentier bien aménagé, propre, qui fait découvrir des paysages variés.

Tout un circuit dans la mangrove au départ, et elle nous paraît en bien meilleur état cette mangrove ici que plus au sud de l’île, vers les Salines.

Mancelliniers toujours et marques de parcours, tout est bien indiqué.

Vigoureuse, bien verte, c’est un plaisir de la parcourir, cette mangrove, surtout que le sentier est bien conçu avec de jolies passerelles qui permettent de traverser les zones humides, des panneaux explicatifs pour mieux comprendre cet espace très particulier. Balade passionnante pour découvrir la végétation de palétuviers, les zones qui assèchent et se remplissent. Un vrai poumon vert, plein d’oiseaux, de crabes …

De beaux points de vues sur la baie, avec bien sûr le bateau qui fait beau dans le paysage ! Du moins nous on trouve ! Sans lui, ce serait peut-être bien aussi ! Mais nous on ne se lasse pas de la regarder de loin notre Princess !

Petit arrêt au « château » Dubuc, ce sont en fait les ruines d’une ancienne « Habitation » de culture de canne à sucre et fabrication de rhum. Dommage, avec le Covid, bien sûr, c’est fermé et on ne peut visiter.

Montée jusqu’au phare,

avec, d’une terrasse un peu plus haut, un point de vue exceptionnel sur toute la côte …. et bien sur le bateau !

C’est tellement beau que c’est difficile d’en partir.

On redescend vers la côte, petit détour par une station météo abandonnée, il ne reste que des instruments qui, sans problème, savent maintenant envoyer, par radio, leurs données a des stations à distance. Plus besoin de présence humaine !

Retour par la côte au vent. Il y a plus de vent justement, la mer est belle, bien bleue pleine de moutons

Et on sera tout seuls pour l’après-midi, la soirée et la nuit dans cette belle grande bassine sauvage dans laquelle on est mouillés !

Jeudi matin, on remonte l’ancre. On avait mis 70 mètres de chaine pour pouvoir partir marcher l’esprit tranquille même si le vent se levait.

Mais le guindeau qui semblait, depuis quelques temps, renacler à nouveau un peu, a remonté les 70 mètres et dit hop c’est fini, je ne veux plus rien savoir !

On est allé mouiller dans une baie à côté, juste au début de la Pointe de la Caravelle, la baie du Galion, pour essayer de réparer, pensant que ça venait de la télécommande.

Mais après un grand nettoyage pas inutile des connexions, ça ne venait pas de ça, mais c’était le relais de remontée qui avait cramé.

Erick a inversé relais de descente et relais de remontée ( plus facile de laisser descendre la chaine que de la remonter à la main !)

Le lendemain, vendredi. il était donc plus sage de rentrer directement au Marin, sans courir le risque de se retrouver en panne complète de guindeau.

Dommage, il nous restait encore plusieurs mouillages qu’on voulait découvrir. On reviendra !

Vendredi, navigation musclée pour redescendre ! Une navigation qui normalement devrait être assez tranquille avec le vent portant, mais là, bien sur, on avait le vent dans le nez ! Et on s’est bien mouillés, mais aussi bien régalés ! En début d’après-midi, on mouillait à nouveau a l’anse Caritan, presque à l’endroit qu’on avait laissé quinze jours avant !

Hier lundi, navigation habituelle pour aller jusqu’au ponton de Leader Price refaire le plein ! On a emmené avec nous nos amis de Citron vert. Après les courses ensemble, eux allaient déjeuner sur un bateau ami, nous ont avait des obligations, un relais de guindeau a trouver et aussi une hélice pour le hors bord qui a force d’être réparée ne voulait plus rien savoir !

La journée a été bien occupée ! La carte bancaire qui avait roupillé pendant 15 jours a repris du service !

En arrivant, on a vu un cargo charger plusieurs grosses belles vedettes privées pour les emmener passer l’été en Mediterranee après l’hiver dans les Caraibes. C’est plus facile la vie comme ça ! Ce matin, on a vu le cargo partir..

Après notre journée de courses, retour « à la maison » pour un nouveau coucher de soleil somptueux qui nous régale chaque soir.

Tout va bien pour nous ! Mieux que pour notre ami Gildas qui au retour, hier, quand Erick les a raccompagnés à leur bateau, a dérapé en montant sur son voilier, s’est écrasé sur les filières et sur un chandelier et s’est bien fait mal au point qu’il a fallu faire intervenir les secours.

Heureusement, c’est beaucoup moins grave que ça semblait, mais on l’a vu partir à l’hôpital de Fort de France en hélicoptère, dans la nuit.

Il vaut mieux que ces choses là arrivent en terrain civilisé !

Demain, on aide Odile à ramener Citron Vert dans la marina.

Allez à suivre !

19 avril : Presqu’île de la Caravelle.

Et voilà, ce matin, nous sommes arrivés au mouillage de la Baie du Trésor, à l’extrémité de la Pointe de la Caravelle, une longue presqu’île de plus de 10 kilometres qui s’avance loin dans l’océan.

Le bateau, c’est la petite flèche rouge ! Tout ce qui est en vert, ce sont les hauts fonds, qu’on appelle cayes ici, où ça déferle.

Mouillage complètement sauvage, nous sommes entourés de sommets couverts de végétation, et rien d’autre que des arbres, juste le phare qui émerge de cette mer verte, juste au dessus de nous. Et puis, vers l’ouverture de la baie, la mer, ourlée par les longues vagues déferlantes sur les barrières de corail qui protègent la baie.

Au loin, la côte et les ilets du Robert, plus loin encore ceux du Francois. La visibilité est incroyable. Il fait très beau maintenant alors qu’on est arrivés avec un beau grain que nous avons dû laisser passer après avoir affalé les voiles ! . L’eau est assez sombre car il y a du fond, mais les abords de la plage sont d’un beau bleu turquoise avec des fonds de sable blanc et puis la plage elle est ocre, presque noire.Très beau. Un catamaran de Canadiens partage le mouillage avec nous, mais on est assez loin l’un de l’autre.

Demain, on ira se balader à terre, il y a un sentier de randonnée qui fait le tour de la presqu’île.

Là, on se régale du paysage ! … et on se baigne. Erick est parti en exploration sur les coraux voir s’il y a des poissons. Il devrait puisque toute la zone est en réserve naturelle. Depuis la dernière fois et notre mouillage de Petite Grenade, nous avons remonté doucement vers le nord.

Un premier arrêt près de l’ilet Long.

Un petit ponton qui permet d’accéder à une jolie maison, résidence de vacances inoccupée.

La maison, on se croirait en Bretagne, mais la Bretagne après le réchauffement climatique !

On se balade autour jusqu’à la plage de l’autre côté, elle aussi envahie par les sargasses.

mais c’est impossible après de se frayer un chemin dans la végétation basse mais bien serrée.

On continue avec l’annexe à faire le tour de l’île. Il y a des habitations de pêcheurs dans un creux de la côte. Un homme, seul, est là et semble regarder le temps passer. Il vit là, et son frère a la maison plus loin. Maison, maison, plutôt des cabanons de tôles dans un joyeux foutoir coloré de matériel de pêche. On discute un moment, il est très sympa, veut même nous inviter à boire un ti punch, mais il est 16h, pour nous, c’est pas l’heure et on n’ose pas le déranger. On a sans doute eu tort.

Le lendemain, direction les ilets Oscar et Thiery. Deux petits ilets côte a côte séparés par un bel espace de sable blanc qui fait l’eau transparente. C’est ce qu’on appelle la Baignoire de Josephine.

On peut trempiner dans une eau peu profonde sans se lasser tant elle est tiède ! … il paraît que c’est là que se discutaient les grosses affaires à traiter entre riches blancs, les Békés, en sirotant du rhum posé sur un plateau flottant !De cette époque, restent tout au long de la côte et aussi noyées dans la végétation des îlets, les belles maisons luxueuses de ces blancs qui continuent de détenir les richesses de l’ile.

Sur l’îlot Thiery, un beau ponton avec un palmier au bout. C’est adorable ! Un bel escalier qui escalade la falaise et en haut la surprise de tomber sur une superbe maison. C’est clair, c’est privé, on est chez quelqu’un ! …

Personne là, mais vite arrivent les gros aboiements d’un chien ! … et puis le chien, noir, un balaise croisé labrador et quelque chose comme un veau marin sans doute car il est énorme ! … et juste derrière, sa maîtresse, une femme un peu baba cool, plutôt froide au départ mais qui après nous fait visiter la maison, nous sort les photos de celle ci-après le passage du dernier cyclone. Gloria elle s’appelle. .. le chien, la chienne plutôt, Elsy est finalement adorable, réclamant sans cesse des caresses. Gloria vit là, seule. Elle est chargée de surveiller la maison. Une bien belle maison mais qui réclamerait des tonnes de travaux et là, perdue sur son île, rien n’est simple pour faire des travaux, ne serait ce qu’acheminer le matériel ! De plus la maison est en indivision et les propriétaires ne s’entendent pas. Alors, la maison se déglingue petit à petit. Dommage.

Mais c’était un vraiment bon moment.

Au mouillage, il y a Saba, le voilier avec qui on partageait le mouillage de Petite Grenade. Un couple avec 2 enfants et 5 chats ! Il y en a qui n’ont peur de rien ! On s’est tout de suite bien entendu et on les retrouve avec plaisir. On décide d’organiser un déjeuner apéro qu’on ira partager avec Gloria le lendemain !

Mais zut, le lendemain, on voit Gloria se faire enlever, elle et son chien par un mec arrivé avec une vedette. Raté !

On se fera, finalement, sur la plage de l’îlot Oscar, un pique nique entre nous, avec en plus un copain prof à eux, et c’était parfait !

Il y avait aussi des invités surprise pas farouche du tout !

Le soir, dernier apéro sur la plage pour regarder le soleil se coucher.

Il y avait même de belles étoiles de mer dans l’eau

Et le lendemain, Saba repart vers le Marin et nous on continue vers le nord.

Baie du Francois, on mouille juste à la sortie du port. Un petit port de pêche assez actif. Erick fait le plein d’eau, le plein d’essence pour l’annexe. On lui indique un canal qui permet d’aller jusqu’au Centre commercial pour faire les courses ! Super ça, au lieu de faire les plus de 2 km qu’il aurait fallu faire ! On pourra rapporter plus de choses ! Et en plus c’est une belle balade !

On se croirait sur une rivière amazonienne, un peu plus on verrait des crocodiles !

Un peu bruyante cette sortie de port , avec toute une collection de petites vedettes et les inévitables jet-skis qui entrent et sortent sans arrêt …

On part le lendemain, vendredi matin, vers la baie du Robert. Mouillage de l’île Madame. Ça va être le week-end, on espère que ce ne sera pas trop bruyant ! …

Encore un bel endroit ! Belles zones de sables blancs, plages turquoises. De belles grosses maisons de riches noyées dans la végétation.

Petite balade sur l’île, mais là encore, pas moyen d’aller bien loin car il n’y a pas de sentier tracé et la végétation est serrée. En chemin, on rencontre des arbres typiques des Caraibes, des manceliniers, généralement signalés par des marques rouges sur leur tronc par ils sont très toxiques. On les trouve beaucoup en bord de plage. Il ne faut pas s’asseoir dessous, particulièrement s’il pleut et surtout ne pas manger les fruits en forme de petites pommes mignonnes, on peut en mourir ! La nature n’est pas toujours sympa !

On s’est mis un peu à l’écart de la plage et du ponton qui permet de débarquer et ce sera finalement un week-end relativement calme, avec une vue plutôt pas mal

On était 3 voiliers et 1 cata… dimanche 1 voilier de gens du coin est arrivé. Il met son ancre juste devant Princess Julia. Et tout d’un coup, l’après-midi , on voit le voilier qui nous arrive dessus. Son ancre avait chassé ! Panique à bord , à bord de Princess Julia du moins, eux ils étaient tous partis pique-niquer sur la plage ! … leur bateau est arrivé en travers sur notre étrave … Erick a réussi à le faire dévier, mais au passage, avec notre tangon qui déborde à l’avant, ça lui a dégommé un, puis deux, et trois chandeliers ! Il a longé le bateau et finalement, son ancre a re croché juste derrière le bateau ! Erick est allé à bord pour mettre un peu plus de mouillage et il est parti avec l’annexe voir s’il les trouvait. Ils sont arrivés juste à ce moment là, 3 personnes assez âgées, 2 mecs et une femme et elle, en arrivant sur leur bateau s’est exclamé « oh mon dieu !  » « oh mon dieu !  » « oh mon dieu ! » , 3 fois, une par chandelier ! Heureusement, la Princess n’a rien !

On se serait passé de cette petite animation ! Et ce matin, on est parti de l’ile Madame pour venir ici !
Voila ! … on est allé faire un tour à terre. Le sentier de randonnée passe juste là, à coté de la plage… alors demain, y a plus qu’à !

A suivre !

11 avril : Petite Grenade.

On est dans ce mouillage vraiment bien beau de Petite Grenade depuis vendredi.

On a quitté notre mouillage cocooning de Sainte Anne jeudi matin à 8 heures. Départ sous voiles, pour le plaisir car il y avait de la place et histoire que Gildas et Odile nous fassent des photos du bateau !

Pas beaucoup de vent , mais on avançait bien malgré tout. Mer presque belle, ça remue toujours un peu du côté de la côte au vent. Tout allait bien jusqu’à ce qu’on voit devant nous une immense étendue marron , comme de la terre, qui s’étendait jusqu’à la côte et loin au large. Très impressionnant.

En approchant, on a découvert ce que c’est un banc de sargasses ! On a été accompagnés pendant toute la traversée de l’Atlantique, l’année dernière de longs chapelets de ces algues qui flottent doucement en surface, on avait entendu dire qu’il y avait eu des échouages sur la côte plus au nord. Et voilà, on était dedans pour de vrai et ce n’est pas un moment bien agréable !

On a commencé à avancer dans ce grand champs, sous voile, mais vite c’est devenu plus compact et le bateau s’est englué, d’autant plus qu’il n’y avait plus un souffle d’air au milieu de cette nappe immense. On a dû mettre le moteur, la mort dans l’âme, craignant de tout bloquer. Et petit à petit, petite vitesse car le moteur peinait lui aussi, on a réussi à se sortir de ce piège.

On était bien contents d’arriver dans la baie du Vauclin, dans une eau sans algues, mais pas bien bleue malgré tout car on était juste derrière la barrière de récifs, les cayes ça s’appelle ici, et l’eau est plutôt remuée !Là, ça ne bougeait pas trop, soirée tranquille à regarder le jour se coucher sur la petite ville.

Bien sûr, la nuit, il faut toujours que ça change, la mer s’est un peu plus agitée… un peu difficile le matin pour mettre le moteur sur l’annexe qui ne voulait pas rester en place et c’est en quittant le bateau qu’on s’est aperçu à quel point le bateau bougeait ! Dedans on ne s’en rendait pas compte !

Le Vauclin, c’est un petit port de pêche, assez actif. On ne savait pas trop où mettre l’annexe sans la laisser là où il ne fallait pas. Deux hommes discutaient sur le quai et l’un d’eux nous a autorisé à s’amarrer sur le bateau, juste là, qui était à lui. Super ! Il nous a aussi proposé de nous vendre une bonite. Il lui en restait 2, des bonites de 2 kg. 12 € le kg, le prix normal quoi. Re super ! … le temps qu’on fasse les courses il nous levait les filets ! Parfait tout çà.

On l’a retrouvé comme prévu au retour , de l’autre côté du port, à un des petits étals où les pêcheurs peuvent présenter et nettoyer leurs poissons. Les bonites étaient toujours entières et tant mieux car comme ça, on a pu discuter avec lui le temps qu’il lève les filets et il était adorable. Un bout de vie en métropole dans l’aéronautique à Marignane mais, il a tout laissé tomber pour revenir vivre mieux chez lui. Et devenir pêcheur ! Une belle philosophie tranquille, une rencontre bien agréable.

Et depuis, on se régale des filets ! Elle va nous faire 4 repas notre petite bonite !

Après, on a levé l’ancre pour aller un peu plus au nord, juste derrière la pointe du Vauclin, dans la baie de Petite Grenade. Une belle grande baie protégée par une très longue barrière de corail. Il faut juste trouver la passe pour pouvoir entrer. Heureusement, avec les traceurs asservis à un GPS, la tâche est bien plus simple maintenant.

Et depuis vendredi, on est là, entre l’île qui partage la baie en deux et la côte, avec les mangroves qui nous entourent.

On est juste à la sortie d’une échancrure qui forme une belle petite baie qui s’appelle le Trou du Cochon. C’est bien calme … l’eau du moins, les matinées et les soirées aussi, mais là, avec le week-end, les après-midi, hier comme aujourd’hui ont été plutôt agités ! … toute une jeunesse friquée vient sur la petite plage du Trou du Cochon, et il ne savent vivre que dans le bruit ! Musique techno à fond et, l’horreur, des scooters des mers pour venir ! Il y en avait 12 aujourd’hui ! … ils ont pendant un bon moment jouer à faire la course, par équipes à tour de rôle et enfin, tout à l’heure , ils sont partis, les 12 d’un coup ! Un bruit d’enfer mais, ouf, enfin c’est redevenu tranquille ! … et demain ça ira mieux !

Il y a un sentier de randonnée qui fait le tour de la Pointe du Vauclin et c’est un plaisir de le parcourir.

Hier , on est juste allé jusqu’à la Pointe.

Ce matin on a fait le tour en entier, ce n’est que 8 km par un sentier très bien tracé avec des marches pour faciliter les endroits trop escarpés. C’est beau, un mélange de paysages, la mangrove, une savane rase, des champs cultivés en approchant du Vauclin, avec une jolie vue sur la ville

Et puis des bananeraies,

un sentier escarpé qui monte et qui descend pour suivre la côte face au grand large, c’est clair, que, des fois, il doit y avoir du vent,

pour redescendre par un beau raidillon vers le Trou du Cochon dans une forêt basse avec de beaux arbres, comme des gommiers rouges

.

Très agréable !

Le soleil va se coucher au fond de la baie derrière le beau morne qui la domine. Le fond de la baie est très vert, un paysage de collines cultivées, on se croirait plus en Ecosse qu’aux Antilles !

Erick, partit avec l’annexe, vient de revenir d’une exploration à la nage le long de la barrière de corail. Un peu déçu car il n’a pas vu de poissons.

Un pêcheur rencontré ce matin en traversant un tout petit village de pêcheurs, nous disait qu’avant il vivait bien en mettant 4 ou 5 nasses. Maintenant, il en a 50 et il a du mal à vivre. Bien triste cette évolution.

Elles sont très belles leurs nasses, grandes , ils les posent et les relèvent au bout d’une semaine.

Sur le port du Vauclin, on a pu voir deux mecs qui en fabriquaient, avec la même méthode artisanale qu’autrefois, du grillage et des montants en branches de bois.

On reste encore ici demain et après on remonte un peu plus vers le nord.

A 180 km plus au sud, sur l’île de Saint Vincent, le volcan est entré en éruption, peut-être en avez vous entendu parler.

Les pluies de cendres se sont abattues jusque sur la Barbade .

Il a fallu évacuer les habitants du nord de l’île. Pas drôle !

Bon, à suivre !

1er avril : on est toujours à Sainte Anne et ce n’est pas un poisson d’avril !

Sainte Anne, toujours !

Au début, il y a un mois ou presque, à mon dernier message, la vie était encore normale ou presque.

Le 5 mars, en revenant au mouillage, découverte de Sainte Anne …. on est monté par le petit raidillon caillouteux jalonné par les étapes d’un chemin de croix , jusqu’à la chapelle Notre Dame de la Salette, qui domine la ville. On n’ aurait pas envie de le faire à genoux ! La chapelle est sans grand intérêt,

mais de là-haut, la vue est bien belle sur le mouillage.

En redescendant, on a pris un pot à une terrasse calme et avec vue sur mer encore, on ne s’en lasse pas !

Et même, Erick a pris une belle photo de moi, une comme je les aime, on ne voit pas les rides !

Le lendemain, carénage du bateau, il fallait enlever la mousse qui recouvre à nouveau la coque, 15 jours après qu’Erick l’ai déjà fait ! Faut pas croire, c’est pas les vacances !

Le 8 mars, c’était le lundi, on a fait une très belle balade.

18 km pour contourner le bout de l’île, en longeant la mer par un tout mignon sentier aménagé, la Trace des Caps.

Tout le long, c’est une succession de paysages magnifiques.

Passage par la belle plage de la Saline, 3 km de sable immaculé et presque personne grâce au covid ! Le vaste étang de la Saline, une zone classée au Patrimoine Mondial par son rôle important dans la régulation de la biodiversité.

En chemin, on traverse une grande zone au paysage presque lunaire, la Savane des Pétrifications, jonchée paraît il de belles roches silicifiées. En fait, elles ont pour ainsi dire toutes été pillées, pour faire des tables basses, c’est malin, reste une étendue bizarre, désertique avec des cactus de loin en loin. On se croirait dans un décor de western !

Partout, tout le long du chemin, des petites boites en bois pour piéger les crabes de sable. La chasse est ouverte jusqu’en avril et c’est parait il super pour faire la soupe

On est allé jusqu’à la Baie des Anglais. (Le chemin continu encore pendant 9 km jusqu’à l’anse Macabou.)

On a pique niqué au dessus de la baie des Anglais, c’était bien beau.

Retour en prenant un chemin rocailleux qui traverse l’île au milieu de champs de canne à sucre et de melons, en cahotant de sommets en vallons. Fatigant, surtout qu’il faisait chaud et il n’y a pas un pet d’ombre. On était drôlement contents d’arriver enfin à l’entrée de Sainte Anne, la tête et les pieds un peu endoloris. Un joli vieux moulin à canne à Sucre bien restauré marque l’entrée de la ville.

Dommage, comme c’est devenu la règle maintenant, on ne peut plus visiter !

Allez, plus que 2 km et ouf on a retrouvé le bateau, crevés !

Le mercredi, j’ai commencé à être pas trop bien, une grande fatigue qui m’est tombée dessus, d’un coup à midi, alors que le matin, j’allais bien.

Le lendemain, les jours suivants, pareil, très fatiguée, fiévreuse. On est allé acheter un thermomètre pour vérifier. Ah oui, 38°9 – 39° continuellement. La bouche très sèche, mal partout, impossible de dormir.

Le lundi matin, en me levant, je n’ai pu que dire à Erick « je suis fatiguée », avant de m’écrouler, évanouie !

Affolement à bord ! Il a levé l’ancre , et accompagné de notre ami de Citron Vert, on est parti au Marin. Pour pouvoir voir un médecin de SOS Médecins il faut être au ponton, ils ne sont pas joueurs, ils ne veulent pas aller jusqu’à leurs clients en annexe !

Verdict immédiat, c’est au choix le Covid ou la dengue.

Tension moins de 8. Paracétamol et une analyse de sang à faire, c’est précisé sur l’ordonnance, en extrême urgence. J’aurai un rendez vous le mercredi matin, à 6h20 … super sympa l’infirmière, il pleuvait et le bateau était au bout du ponton qui doit faire au moins 250 mètres ! … résultats l’après-midi, c’est bien la dengue.

Donc, repos car grosse fatigue qui va durer à prévoir ! De toutes façons, je suis incapable de faire quelque chose et je suis restée aussi fatiguée pendant au moins 15 jours. Je commence à aller mieux, mais ce n’est toujours pas la grande forme. J’ai dû me faire piquer par une garce de femelle moustique, pendant notre belle balade dans la mangrove ! Pas de chance, habituellement, les moustiques m’ignorent et s’attaquent à Erick avec délectation !

Hier, on est allé faire notre première injection du vaccin contre le Covid. Deuxième injection le 2 juin.

La salle d’attente du toubib est un vrai plaisir, on n’a pas les mêmes en métropole !

Nos journées sont plutôt simples et tranquilles, la vie au mouillage n’est pas exaltante mais pas désagréables.

De toutes façons, tous les bateaux autour, même pas malades eux , personne ne fait rien, on attend, puisque de toutes façons on ne peut quasiment rien faire ! … juste aller voir les mouillages à côté éventuellement. mais pourquoi changer quand celui ci est bien confortable !

Ça ne bouge pas, il y a du vent tout le temps qui recharge bien les batteries, on peut avoir de l’eau douce comme on veut, il y a des machines à laver pas loin, le village a 2 km par une petite route agréable pour faire les courses

On n’est pas trop nombreux et les bateaux sont loin les uns des autres. De temps en temps, il y en a un qui lève l’ancre. On sait que quelques heures après, il sera de retour, pour ainsi dire au même endroit, il est juste parti faire les courses au ponton du Leader Price à l’entrée de la baie du Marin ! L’aventure quoi !

Le Leader Price, ah, lui, il a tout compris, encore qu’ils doivent souffrir de l’arrêt de la location de la grande flotte de catamarans.

Bon, tout le monde est en mode « caravane et on attend !

Si on veut partir vers les autres îles, ça veut dire test PCR en partant, 7 jours de quarantaine et re test PCR à 200 $ aux Grenadines ou Saint Vincent et ça a chaque changement d’ile ! Alors, autant rester là !

La Guadeloupe, pas de possibilité d’entrée sans un motif impérieux. Et maintenant le soir, le zodiac de la Police fait des ronds dans l’eau, pour vérifier qu’on ne fait pas des apéro sauvages sur le bateau des uns ou des autres !

Ce n’est pas le voyage dont on rêvait. .. mais la vie reste agréable avec le soleil, les bains autour du bateau, les tortues à regarder pointer leur tête régulièrement, là, juste à côté du bateau.

D’ailleurs, en me baignant, j’ai réussi à me faire un super beau maquillage à la iroquois !

Un truc tout bête, complètement improbable ! En passant en nageant, sous le bout qui relie l’annexe au bateau, le bout s’est tendu brusquement. juste au moment où je passais et ça m’a fouetté la joue ! Waouh ! Pas cool ! Et une belle brûlure !

Dans la rue, en revanche, toujours de belles peintures.

Plein de poésie et de bon goût pour masquer la sortie du tuyau dans le mur !

Celle ci, j’aime bien , elle correspond à l’état d’esprit obligatoire ici !

Allez , on prévoit de partir la semaine prochaine faire un tour vers la côte au vent ! Ca va faire drôle de bouger ! Alors à suivre !

4 mars : le Marin

Depuis dimanche, on avait retrouvé le confort de la vie au ponton dans la marina du Marin ! Eau et électricité sans contraintes, douches, poubelles . . Et ça, c’est tout bête, ça a l’air de rien , mais c’est casse pieds les poubelles qui s’accumulent sur le bateau quand on est dans des mouillages !

Tout a l’heure, on va s’en aller !

Depuis le dernier message, on a donc d’abord vécu quelques jours encore à l’Anse Noire, sans se lasser du paysage qui change au fur et à mesure des conditions du climat !

Balade dans la montagne au dessus de l’Anse Dufour, l’anse juste à coté.

Belle forêt, petit chemin mignon.

Des mares artificielles qui permettent de retenir l’eau en saison humide. Normalement elles devraient être asséchées puisqu’on est en saison sèche , mais elles ressemblent, d’après la photo qui explique le système, exactement comme quand il pleut, bien remplies, pleines d’un genre de cresson !

Et d’en haut, encore une vue sur Fort de France !

Une chose est sûre, c’est que durant toutes ces balades qu’on a faites ici, tous les chemins sont nickels. Pas un kleenex abandonné en chemin, pas un papier cul coincé, comme si on ne le voyait plus après, entre deux cailloux, pas de mégots, les chemins sont propres, étrangement propres même tant ça devient rare au cours de toutes les balades en France comme à Madère, aux Canaries ou au Cap Vert.

L’Anse Noire, ça peut être le rêve, comme ça peut être un peu casse pieds ! Nous n’étions jamais beaucoup de bateaux, heureusement car l’espace n’est pas immense, mais surtout, il y a des courants, le vent. Les bateaux ne tournent pas pareil sur leur ancre et ça peut faire de drôles de situations ou pas un bateau n’est dans le même sens ! Et comme d’habitude, dans la journée tout va bien ! Une nuit, gros grain qui nous avait réveillés tous les deux … on lisait , tranquilles, pour retrouver le sommeil, quand tout d’un coup, bing, un petit bing léger mais qui nous a sortis de la couchette en vitesse ! Un bateau d’Allemands qui jusque là était toujours loin de nous d’un coup , la Princess était venue lui chatouiller les flancs ! . Incroyable ! … bon, il faut dire qu’il avait une ancre à l’avant et une à l’arrière ce qui le maintenait bien droit face au large, quand nous, comme les autres bateaux, on tournait joyeusement autour de notre ancre, au gré du vent et des courants. Et comme on avait beaucoup de longueur de chaîne, avec le vent brutal du grain, le bateau avait bien augmenté son rayon d’action !

Bon, on a reprit 10 mètres de chaine et on a pu retourner dormir, avec cependant les oreilles aux aguets !

Dimanche, grande navigation pour venir jusqu’a la baie du Marin ! Une navigation de rien du tout normalement, si on le fait en ligne droite, mais là, gros grains, vent dans le nez, il a fallu tirer 8 bords pour réussir à arriver jusqu’à Sainte Anne ! Et on a passé le rocher du Diamant dans un temps breton !

Mouillage de Sainte Anne, on y a retrouvé avec plaisir Citron Vert, un bateau ami du Bassin à Flots !

Et lundi, à midi, on avait l’autorisation de venir prendre une place dans la Marina du Marin !

Super, on allait pouvoir faire le changement de batteries plus facilement. Lundi soir, elles étaient à bord et presque complètement installées . Il y avait des aménagements à faire car on a maintenant 3 batteries au lieu des 4 précédentes, mais des 170 ampères au lieu de 120 ampères, et bien sur, les dimensions ne sont plus pareilles, il faut refaire les calages

On a aussi pu regarder un truc qui nous tracassait depuis quelques temps. Le guindeau semblait avoir des faiblesses et fatiguait anormalement à chaque remontée de l’ancre. La batterie propulseur/guindeau avait l’air de ne plus charger. On a emprunté un chargeur de batterie au bateau à côté, recharge de la batterie. .. mais malgré ça, le système était toujours en défaut, la batterie moteur et la batterie guindeau qui devraient être de charge équivalente n’étaient pas équilibrées, rien n’allait plus !

L’électricien venu pour livrer les batteries est revenu pour y regarder , et en fait c’est le relai placé entre la batterie moteur et la batterie propulseur/guindeau qui était foutu.

Changement de la pièce et maintenant Erick passe son temps à aller vérifier et se réjouir que les 2 batteries sont au maximum et équilibrées ! On a des petits plaisir !

Petit tour pour vérifier le moteur, la pompe à eau semblait avoir une toute petite fuite… vérification, ouh la il était temps, par la même occasion de changer le rotor de pompe.

Voilà tout est fait.

Hier soir , petite balade dans la ville, on s’est régalé à regarder un petit groupe s’entrainer a danser. On est repartis de la musique plein la tête !

Aujourd’hui on va pouvoir s’en aller et retourner au mouillage

Ce sera plus calme !

A suivre !

24 février : l’Anse Noire

Ça y est, ce matin, on a quitté le mouillage devant Fort de France. Depuis lundi, chaque matin, on se disait qu’on allait partir et il y avait toujours quelque chose d’autre à faire.

Bon, aujourd’hui, pas de place pour la rigolade, dernier plein d’eau, c’est à dire qu’Erick part avec ses beaux gros jerricans bleus de 25 galons au bout des bras pour aller jusqu’au petit robinet la bas au bout du quai en bois qui longe le front de mer. Ses bras gagnent quelques centimètres à chaque fois. Ce matin, il ne fallait qu’un jerrican, un plaisir.

Le plein d’eau fait, celui des bières pour Erick aussi, on pouvait partir !

Pendant ce temps, il me restait à aller chercher les derniers fruits frais à embarquer et voilà, en route !

Fini le réveil à 5 heures du matin au son du pousseur de feuilles pour nettoyer la promenade et la débauche de cloches de l’église à 6 heures, ça va nous manquer. Pas les pétarades de moto en pleine nuit en revanche

On a pris beaucoup de plaisir chaque jour à se balader dans cette ville et à découvrir chaque fois de nouvelles choses. Tout est coloré, pittoresque, souvent inattendu, il y a une petite animation assez gaie. On parle facilement avec les gens rencontrés et c’est toujours des échanges agréables. Vraiment des moments bien sympa.

Balade jusqu’au phare, en fer comme tout ici, la cathédrale, la bibliothèque Schoelcher, le marché.

Mais voilà, on s’en va ! On a traversé la baie en moins de deux, sous génois seul avec un bon 20 nœuds de vent.

A 10 heures on était mouillé au fond de la baie, près de la plage de sable noir, du petit bouquet de palmiers, exotique en diable et de la petite maison en bois toute mimi qui marque l’entrée du long ponton qui s’avance dans la mer.

Pas le droit de se baigner suite à un arrêté municipal pris lundi. L’eau présentait une viscosité anormale. Des échantillons sont partis à l’analyse. Les résultats pas avant la semaine prochaine ! Alors les bateaux qui amènent les touristes (le peu de touristes qu’il y a) se baigner, viennent pour rien ! . . Le couple avec sa petite cabane colorée qui loue des kayaks sur la plage est au chômage.

Il y en a en ce moment un paquet de vies qui vacillent entre le covid et la pollution.

Nous, c’est clair que tout ça, ça enlève du plaisir au voyage. Surtout avec les inquiétudes diverses qui viennent s’ajouter comme le Père d’Erick qui fait des cabrioles et se retrouve à l’hôpital, le fémur en vrac. Bon, les chirurgiens ont tout remis en ordre de marche c’est le cas de le dire, reste à réapprendre à mettre un pied devant l’autre sans faire de saut périlleux.

Voilà, on est là pour quelques jours, avant d’aller voir les mouillages plus loin ! De toutes façons, on n’a pas trop le choix puisqu’on ne peut quitter la Martinique !

A suivre !

6 19 février : Fort de France.

1 semaine bientôt qu’on est mouillé devant Fort de France. On est arrivés dimanche, juste pour l’apéro du dimanche ! Bon timing !

Il faisait plutôt gris et pluvieux !

On était contents de quitter la marina, même si cela veut dire un peu plus de confort avec les douches faciles, l’eau à volonté , c’est bien de se retrouver sur notre petite île flottante. (Mmmm une île flottante, je ne devrais pas écrire des trucs qui me font saliver ! )

C’est sympa, on est mouillés juste devant cette petite ville dont le centre, fait de petites maisons basses, ne laisse pas deviner la ville immense étirée en longs quartiers d’immeubles hauts, d’entrelacs de rocades et d’autoroutes, de centres commerciaux à profusion !

Ici, c’est tranquille, de belles anciennes maisons coloniales dommage un peu défraîchie pour la plupart, le bel espace de pelouses et de palmiers magnifiques de ce qui s’appelle la Savane, juste devant le bateau et l’église, la cathédrale Saint Louis, toute petite, mignonne avec son clocher en métal ouvragé transparent !

Sa cloche rythme nos heures à partir de 6 heures jusqu’au soir 18 heures.

La bibliotheque Schoelcher très belle, mais dommage, à cause du covid, on ne peut pas la visiter

C’était le début des fêtes du carnaval … et ça durait jusqu’à mercredi ! Tout le temps de prendre les bruits de tambour plein la tête ! Le carnaval était interdit mais chaque jour, de petits défilés rigolos, un peu de bric et de broc, avec peu de costumes mais beaucoup d’entrain se formaient dans la ville pour défier la police !

Il faut dire que pendant ces 4 jours, la ville était bouclée ! Des barrières gardées par des sociétés de sécurité fermaient toutes les rues menant au centre ville … ne restait plus aux défilés qu’à faire le tour inlassablement, d’un barrage à l’autre en scandant en créole le carnaval il est à nous , il ne faut pas nous le voler ! Et à la police à faire la tronche !

C’était joyeux , bon enfant … du moins pour ce qu’ on en voyait l’après midi.

Le soir, après des journées à chanter, s’époumonner à grand renforts de rhum, c’était sans doute une autre histoire !

On les entendait tard dans la nuit, le bruit des tambours s’incrustant à force dans notre tête ! Ouf, mercredi soir, après la tombée de la nuit, ils ont brûlé « Vaval »

Mais la fête a duré jusque bien tard encore !

Nos nuits sont devenues enfin plus calmes !

Sinon, les derniers jours à Etang Z’Abricots ont été bien occupés.

Une journée joyeuse avec les enfants de copains venus passer des vacances en Martinique juste avant d’avoir l’obligation d’ un motif impérieux.

Journée à l’Anse Noire là bas de l’autre côté de la baie. Soleil, baignade , un très bon moment

Et puis une belle randonnée tous les deux avant de rendre la voiture. Dommage, on s’y serait bien habitués !

Randonnée tout seuls dans une belle forêt impressionnante tant elle est luxuriante. Un sentier qui grimpait sec, avec des marches de géant à escalader parfois, le sol boueux, glissant, heureusement, là, il n’avait pas plu depuis 2 jours !

Un beau chemin de crête qui permettait de voir Fort de France au loin.

On est rentrés bien heureux.

Depuis qu’on est ici, on se balade tranquillement dans la ville, on traine à lire sur le bateau.

Il y a de beaux murs peints.

Ce matin on est allé visiter le Fort Saint Louis, au pied duquel on est ancré.

Bel espace, dommage c’est une zone militaire, alors on ne peut visiter qu’une petite partie accompagnés par un guide. Un guide très sympa d’ailleurs , amusant, un peu rasta, un peu plus on avait la visite en rap !

On partira vers les mouillages du sud lundi, on laisse passer le week-end qui y amène les vedettes et bateaux du coin .

A suivre !

8 février : plus d’une semaine déjà, le temps passe trop vite !

C’est vrai que le temps passe vite ! Et pourtant on se lève de bonne heure… mais, après, dès fois on traîne !

Les bricolages sur le bateau sont terminés .. plus qu’à tout vérifier avant de partir … le plus dur, ce sera, au premier mouillage, de plonger sous le bateau avec le narguilé pour aller nettoyer la coque ! On doit avoir un bel élevage de chapeaux chinois dessous !

Alors, maintenant qu’on a la voiture de location, depuis samedi, on est sans cesse en vadrouille ! Épuisant !

1ere sortie samedi, pour aller faire les courses ! Grand centre commercial de la Galleria avec un Leclerc XXL … un samedi après-midi, l’horreur ! Des choses qu’on ne fait jamais d’habitude ! … mais bon, il y avait urgence à refaire les provisions de tout ! … un plein grand chariot, la carte bancaire en était toute chamboulée …

Hier, dimanche, direction l’autre côté de l’île, mais c’est tout près là, on est à un endroit où c’est le plus étroit. .. une vingtaine de km peut-être … but de l’étape, l’Habitation Clément, la distillerie des rhums du même nom. Un vrai bonheur !

Un immense parc avec plein d’arbres de toutes sortes et disséminées un peu partout, des sculptures contemporaines originales et bien belles dans ce cadre qui les met bien en valeur.

Et puis la découverte du travail de la canne à sucre jusqu’à l’élaboration du rhum à travers les anciennes installations aujourd’hui abandonnées. Très intéressant.

Là, c’est un pressoir pour les cannes . Il était actionné par des bœufs.

La belle maison des maîtres qui domine la plantation

Et puis encore un immense bâtiment super zen, avec des immenses toiles de peintures contemporaines. C’est très beau et c’était bien car là, d’un coup, il pleuvait des cordes.

Et pour finir, bien sûr, le meilleur , la dégustation ! Et … la boutique … de quoi acheter ce qu’il faut pour lester un peu la Princess !

Retour en se baladant le long de la côte côté Atlantique, François, petite ville toute mignonne mais complètement endormie, c’est dimanche, tout est fermé… le Vauclin, ouf, un petit restau, on mourrait de faim … ça parle créole tout autour de nous, on est les seuls touristes. Balade digestive pour regarder la mer, le petit village de pêcheurs et les kitesurf, c’est un spot à la pointe Faula.

Retour à la maison avant la nuit qui tombe bien tôt dès 18 heures 15 .

Ce matin, direction Saint Pierre, au nord, par la route qui longe la mer. Ça monte, ça descend mais il y a toujours de très belles vues sur la mer.

Petit arrêt à la Case Pilote, un petit port de pêche mignon et on repart.

Saint Pierre. C’est étonnant, cette ville qui a été la capitale de la Martinique, est maintenant une petite ville tranquille, un peu endormie. Une belle baie pour mouiller, par beau temps … on reviendra avec la Princess !

Balade à pied le long du front de mer, jusqu’au musée-mémorial qui rappelle la catastrophe de l’éruption de la Montagne Pelée le 8 mai 1902. 28000 morts estimés. La ville complètement détruite.

Et des interviews d’experts qui disent d’une voix docte que la situation est sous contrôle et qu’il n’ y a aucun problème ! Ça rappelle la gestion au début du covid !

Très intéressant !

Il reste dans la ville plein de maisons encore délabrées, toutes noircies, des photos rappellent les gens qui vivraient là. Très émouvant.

Ouf, sur le front de mer , une petite cahute où on peut manger pour pas cher et bien bon ! …

Retour à Fort de France par la « route de la trace » qui traverse dans la montagne, au milieu des mornes, ces espèces de sommets tout pointus, anciens cônes volcaniques, typiques du paysages ici. Une végétation incroyable, luxuriante, des fougères arborescentes magnifiques, des palmiers immenses. Trop beau

Retour au bateau pour une fin de journée tranquille enfin au calme !

Il fait bon ce soir. Pas de pluie ici alors qu’il pleuvait bien dans les hauts.

Demain matin, 8h50, on a rendez vous pour le test Covid à faire 8 jours après notre arrivée !

Bon, on ne se sent pas du tout malades ! Pourvu que ça dure !

A suivre !

2 février : on a retrouvé la Princess et la chaleur.

Voila, depuis samedi soir, nous avons retrouvé le bateau et la chaleur des Caraïbes !

Et c’est vite fait pour changer d’univers ! Une douzaine d’heures après être partis de l’appartement, on débarquait du taxi pour retrouver la Princess, serrée au milieu de ses copains voiliers sur ce ponton interminable !

Marina Étang Z’Abricots ça s’appelle où on est ! Déjà une bonne mise en bouche ! …pleine de promesses d’odeurs et de couleurs

Arrivée en retard d’une heure ! …mais on n’était partis qu’à 16 heures de Paris !

Il nous manquait un bagage de soute, zut , le panneau solaire avec, mis dans le même colis, tout un tas de zinzins divers pour le bateau. Pourvu que ce ne soit pas perdu ! …

Et le taxi, commandé pour 19h30 était toujours là à presque 20h30… et il ne voulait même pas nous faire payer de supplément !

Et voilà, la Princess était là, rien n’avait bougé … le temps de décharger toutes nos affaires, on s’est couché à 23h, ce qui faisait 4h du matin heure française ! Une longue journée quoi ! …

Nuit assez courte, le jour se lève à 6 heures et on était pressés de regarder autour ! … la journée est passée doucement à ranger, nettoyer … Erick a changé les feux de route qui étaient cassés.

Lundi matin, comme promis par les messages reçus pour nous tenir informés du cheminement du colis, le panneau solaire était livré à 10h. Bravo Air France !

Aussitôt Erick s’est attelé a le préparer pour le coupler avec celui qu’on a déjà. On avait acheté les deux en même temps, mais on n’en avait installé qu’un, pensant que ce serait suffisant. Le second roupillait dans le garage. Et puis, après tout, ce ne serait pas plus mal de fabriquer plus d’électricité, alors on a embarqué le deuxième !

Voilà, ce soir, il est installé… et ça marche ! Du moins quand il y a du soleil !

Pour l’instant, on n’a pas vu grand-chose d’autre que la marina … Comme cela est imposé par les conditions sanitaires, on a juré, certifié, écrit sur l’honneur qu’on resterait confinés pendant 7 jours, alors on applique sagement. Ce soir, juste une petite marche à pieds, d’une heure, pour se dégourdir.

La baie de Fort de france est bien belle, mais dommage, avec le chlordecone, le traitement qui était utilisé dans les plantations de bananes , tout est pollué. Interdiction de pêcher, se baigner…

C’est bête, même dans le port, autour du bateau, on voit des tarpons, des poissons de belle taille qui peuvent atteindre 2 mètres ! Bon, ceux qu’on a vus étaient plus petits. Mais impossible donc de les pêcher !

Allez, demain, on continue à bricoler.

Ah et puis je vais tenter le coiffeur juste à la sortie de la marina ! Et ça, c’est vraiment de l’aventure !

Mina a repris ses habitudes sans aucun problème ! Adorable, sans un miaulement pendant tout le voyage, elle est maintenant tranquille, couchée dans tout ses coins favoris. Juste, elle doit surveiller de près la chatte sur le bateau en face , qui elle, est jeune et avec ses 1 an, n’a peur de rien !

Là, elle s’est installée dans le carton du panneau solaire, à coté d’Erick, super ce nouveau jeu !

Ce soir, c’était la chandeleur, on a mangé des crêpes !

La poêle qui était toute belle, toute neuve avant mon départ, a un peu souffert pendant mon absence ! … mais c’est vrai qu’Erick se faisait des crêpes régulièrement ! … juste, il doit être un peu violent avec le matos !

A suivre !