9 décembre : demain, on met à l’eau !

Du moins si tout va bien ! Et ici, les plannings peuvent vite varie ! Mais normalement, le travel lift vient nous chercher demain matin ! … hier matin, on a reçu, enfin, la confirmation que nous avions une place à la Marina d’Etang Z’Abricot ! On n’y croyait plus ! … et la Marina du Marin, elle, nous laissait peu d’espoir d’avoir une place. On s’était résolu à l’idée de laisser le bateau au chantier, malgré le prix bien élevé et préparés à continuer à vivre dans le bruit et cette fournaise qui règne là, avec la chaleur renvoyée par le béton tout autour. Ouf, on va pouvoir aller se rafraîchir, se baigner au mouillage à Sainte Anne et se faire une petite navigation jusqu’à la Baie de Fort de France, avec arrêt bien sûr à l’Anse Noire.

Il faut finir de préparer le bateau. On a mis la grand voile mais on attend d’être à l’eau et pouvoir se mettre face au vent pour mettre le génois en place.

Sinon, là, le bateau est prêt. Erick passe une dernière couche d’antifouling, ce matin, moi, je fais une dernière lessive.

On a bien bossé tout ces derniers jours. Lever à 6h , on travaille toute la journée, avec juste une pause déjeuner-sieste de 12h à 14h.

Quand arrive 18h, avec la nuit, un peu de fraîcheur, la promesse de la douche est en plus un vrai bonheur !

Maintenant qu’Erick a poncé les joints pour finir la réfection du fond du cockpit, on a pu remettre en place la table et manger dehors. Ah c’est mieux ! Un peu d’air ! On a fêté ça avec un verre de vin blanc !

Les mouvements de protestation se sont finis sans qu’on sache pourquoi ! … les magasins on recommencé à être approvisionnés et voilà, pour cette fois ci, le coup de chaud est passé … mais sans solution, ce n’est que reporté à une prochaine fois !

Dans 10 jours, on reprend l’avion. L’avantage d’être à Z’Abricot c’est qu’on est à 15 minutes de l’aéroport.

Ça fait que Mina gagne un peu de temps en moins d’enfermement dans son sac 😻 … pas facile pour elle cette vie de vagabonde mais elle est adorable et supporte tout sans se plaindre . Là, malgré des conditions pas faciles, l’échelle à monter et descendre, un petit coin d’herbes minuscule le long du grillage, des chats à avoir sans cesse à l’œil pour qu’ils ne viennent pas sur son territoire, elle semble assez bien ! Joueuse, attentive à tout ce qu’on fait, elle me suit presque partout ! …

On a de nouveaux voisins ! Oups, un magnifique catamaran déjà à côté de nous en juin. Une joyeuse équipe, ils avaient entièrement remis le bateau à neuf, tout bien repeint, polishé. Le bateau était trop beau, un Marsaudon 50 pieds, il y en a pour des sous ! Et là, il revient, un flotteur explosé ! … le propriétaire l’avait prêté à François Gabard … et ils ont heurté une baleine en arrivant sur Sainte Lucie ! … pas cool ! Un gros trou de chaque côté ! Il y a 4 mois de travaux !

Et puis un beau Classe 40 de la Transat Jacques Vabre.

Quille complètement délaminée après une traversée, c’est sûr, il y a un problème !

Allez, à suivre, des nouvelles quand on sera sur l’eau !

La vie qu’on a ici, résister au milieu du béton !

30 novembre : une semaine que nous sommes arrivés …

Et on n’a pas chômé ! Pourtant il reste encore pas mal de choses à faire avant de pouvoir la mettre à l’eau la Princess.

Une journée déjà au départ, mardi, pour nettoyer le pont du bateau !

Et puis, il a fallu gérer le problème du frigo. Tout poncer, repeindre, dérouiller les panières avant de les peindre elles aussi. Maintenant, il est tout beau, tout propre !

Il ne sent plus mauvais ! … on peut à nouveau avoir du beurre au petit déjeuner, c’est le pêché mignon de Mina qui en réclame une toute petite lichette , chaque matin, pour se lècher les babines après pendant une heure parce que ça colle aux dents !

Et la bière est fraîche le soir !

Et puis, préparer la coque avant de passer l’antifouling.

Epoxy tout le long de la ligne de flottaison et sur les endroits où l’aluminium avait été mis à nu … un gros et fastidieux travail. Bon, c’est fait, il reste maintenant à mettre les Scotchs pour délimiter les zones à peindre et on pourra faire l’antifouling, la couche, les couches plutôt même, de peinture qui protège le bateau sous l’eau. .

Erick s’est aussi occupé de préparer et recoller les lattes du cockpit.

Le plus casse pieds c’est de faire les joints noirs qui font l’étanchéité. On s’en colle partout ! … maintenant, il reste à attendre 7 jours avant de pouvoir les poncer pour que ce soit beau !

Et aussi, remettre l’éolienne en place ! … dit comme ça, ça semble tout bête, mais ce bazar, ça pèse un âne mort, il a fallu mettre en place des bouts dans tous les sens pour la positionner à peu près pile poil au dessus de son mâts. Tout ça, avec Erick, en équilibre instable sur le balcon arrière, les vis, les pales qui se cassaient la figure tellement c’est mal foutu ce machin et que tant que tout n’est pas fixé il faudrait 3 ou 4 mains pour tout maintenir en place ! Heureusement qu’on n’était pas sur l’eau, on aurait perdu des morceaux !

Mais ouf elle est en place et Erick toujours entier !

Lundi matin, 3ème dose de vaccin … vendredi, j’étais allée voir exprès, pas besoin de prendre rendez vous, il suffisait de venir à 8h. Là, finalement, à 8h30 quand ça a commencé, comme nous n’avions pas de rendez vous, nous devions laisser passer tout ceux qui en avaient un et on passerait après ! … quoi !? discussion gentille pour protester un peu ! Finalement, on est passé très vite et à 9h1/2 c’était fini ! … et même pas mal ! Juste un peu fatigués aujourd’hui.

Le temps est en général très chaud, avec peu de vent. La nuit, il y a 2 jours a été étouffante, impossible de dormir ! Le voisin pareil !

La situation sur le front des barrages ne bouge pas beaucoup et les rayons de super marchés sont de plus en plus vides. Chez Leader Price, plus d’eau minérale ni de bière, plus de pain de mie, plus de laitages, plus de viande ni de charcuterie ! … des rayons entiers vides !

Le petit Carrefour à côté est un peu mieux approvisionné, au moins ils ont de l’eau !

Aujourd’hui, pluie pendant un bon bout de l’après-midi. J’en ai profité pour faire les cuivres !

Erick s’est lancé à poncer la plage arrière pour la repeindre à nouveau. Elle s’abime très vite car elle est très sollicitée pour monter et descendre.

Il reste à repositionner le radom du radar au milieu du mât…. et le reste, mettre les voiles et les écoutes, re organiser et plein d’autres choses à remonter, on pourra le faire à l’eau.

Ah, j’ai mis en place la nouvelle poche à drisses que j’ai faite à Gradignan grâce à la belle machine à coudre de Roger.

Et pendant ce temps là, le voisin, du matin au soir, têtu, continue à taper avec une régularité de métronome, pour décaper sa peinture !

On ne voit pas le temps passer ! … à suivre !

22 novembre : retour en Martinique

Depuis lundi, on a retrouvé Princess Julia ! … vol pour traverser qui va presque trop vite … l’avion est à l’heure, le taxi est bien là au bout, qui nous attend et, chance, on a tout nos bagages !

On est au chantier vers 17 heures. Rien bien sûr, malgré notre message, n’a été prévu ! Pas d’échelle pour monter sur le bateau, pas d’électricité… bon on trouve une échelle, pour l’électricité, ce sera pour demain ! … et vite il fait nuit! La nuit tombe ici, vers 18 heures.

Princess Julia est en bon état, mais très sale ! Très très sale ! De la poussière noire partout sur le pont et à l’intérieur une poussière bleue qui couvre un peu tout ! Un bateau voisin a dû poncer son antifouling à sec, ce qui est interdit … et il y en a partout !

Le plus bête, c’est que dans notre précipitation en partant, on a fermé le frigo au lieu de le laisser entrouvert et … tout est moisi dedans, avec en prime une odeur pas possible ! … en arrivant, on nettoie le plus gros … on verra demain ! Pour l’instant il faut trouver à manger !

Tout est fermé dans le coin. Il nous reste à marcher jusqu’à la Marina à 3 km. Heureusement, en chemin, au niveau du village de pêcheurs, il y a une petite guinguette qui sert à manger !

Ribs de porc, bière, ambiance très chaleureuse, la soirée est bien agréable. Et on retourne au bateau, contents d’aller se coucher ! C’est comme s’il était 4 heures du matin ! Et nous a 4 heures du matin, d’habitude on dort ! La journée a vraiment été longue !

Pas d’eau sur le chantier, la canalisation a pété il y a un mois et elle n’est toujours pas réparée ! Ah, c’est vrai que le directeur du chantier est en prison , ça ne fait pas avancer les choses ! … alors pour avoir de l’eau, on vous met près du bateau un petit container d’eau, 1m3, les containers carrés qu’on voit dans les champs …et avec une pompe on peut avoir de l’eau courante ! … quand on a la pompe car la pompe, on se la passe d’un bateau à l’autre en fonction des besoins ! … retour à des fonctions de base pour l’accès à l’eau quoi ! Car détenir la pompe, c’est une victoire !

Sinon, on a entamé tout le boulot qui nous attend ! Avec des petits suppléments pas prévus !

Le frigo à nettoyer et repeindre, tant qu’on y est, il en avait besoin de toutes façons ! Et c’est du boulot ! … maintenant, c’est fait, juste il faut attendre que la peinture sèche ! Pas de beurre au petit déjeuner quoi ! …

Les lattes du cockpit qui se décollent et ça fait floc floc quand on appuie dessus ! … zut, ça non plus ce n’était pas prévu ! … alors, tout bien nettoyer là où ça se décolle, faire sécher et maintenant qu’on a acheté tout le matériel, il reste à recoller.

Et puis, ça c’était prévu, décaper toute la peinture au niveau de la ligne de flottaison pour refaire bien propre. A Trinidad, il y avait eu des attaques d’électrolyse et il fallait bien gérer ça un jour.

Ce soir Erick a fini de tout poncer à la main avec du papier abrasif à l’eau, il a les mains toutes usées elles aussi ! Reste à finir de préparer pour peindre.

Et puis, il faut s’adapter aux pénuries dans les magasins à cause des blocages.

Nous, comme on sort peu du chantier, on n’est pas trop dérangés , mais, apparemment, ça bouge au delà des frontières du chantier !

Apparemment, dans les files d’attente aux caisses des magasins, je vois que ces désordres sont loin d’être soutenus par la population.

Avec le Covid là dessus en plus, le couvre feu qui est maintenant à 19h, les magasins qui ferment à 17h pour laisser rentrer le personnel avant la fin du couvre feu, la vie est un peu plus compliquée !

A côté de nous, il y a un mec de Lorient sur un beau bateau en aluminium de 15m. Il décape la peinture de son roof, qui est très long, à petits coups de ciseaux à bois … un bruit de pic vert en folie qui nous accompagne toute la journée !

Voilà, rien d’idyllique quoi !

Lundi matin, on fait la 3eme dose !

A suivre !

11 novembre, 5 mois que nous sommes rentrés…

5 mois juste aujourd’hui depuis notre retour … 5 mois juste aujourd’hui depuis le décès du Père d’Erick. Pas facile ce retour.

Le temps est passé vite.

On retourne voir Princess Julia, avion pour Fort de France le 22 novembre.

Comment ça va se passer là-bas ? Le Covid est toujours bien présent.

Mais il nous faut bien sortir le bateau du chantier vu le prix que ça nous coûte chaque mois .

Bon … alors on recommence à vous raconter la suite ? Vous venez avec nous ?

A suivre !

10 juin : l’aéroport

On a laissé la Princess et on rentre avec un jour d’avance. Le Père d’Erick ne se remet pas de son opération et il est maintenant au plus mal.

Pour nous ce n’était pas facile de rentrer plus vite , il fallait préparer le bateau à affronter la saison des cyclones et aussi trouver un avion qui pouvait embarquer Mina … pas plus de 2 chats par avion ! Pas simple ! …

Bon , voilà, on va embarquer ! Demain, Roissy.

On ne regrettera pas la chaleur humide étouffante qui régnait ces derniers jours !

A bientôt !

3 juin : le chantier …

Et voilà, depuis mardi matin, Princess Julia est sortie de l’eau …On avait rendez vous à 8h30. Réveil de bonne heure… petit détour par la marina pour aller faire le plein de fuel et on était pile poil à l’heure au pied du travel lift … et eux aussi ! … si elle est pas belle la vie !

Place provisoire pour passer le Karcher… finalement, le provisoire durera jusqu’au lendemain ! … on leur avait dit qu’il fallait s’ils nous déplaçaient le faire avant 11 h car après, il nous fallait partir en vitesse à Sainte Anne faire la deuxième injection du vaccin. C’était prévu normalement pour mercredi dernier, mais, avec 7 autres personnes, on a attendu, en vain, pendant 2 heures 1/2, pas de médecin à l’horizon ni de nouvelles pour nous dire si elle allait finir par arriver. Le lendemain, coup de téléphone pour nous dire que, désolé, c’était reporté d’une semaine ! Cool !

Bien sûr, sur le chantier, ça a traîné. A 10h30, ils nous mettaient sur une nouvelle place provisoire et ils ont mis Princess Julia à sa vraie place pour ses longues vacances pendant qu’on était partis. Heureusement, ils ont suivi toutes les consignes qu’on avait données et tout allait bien, inclinaison du bateau comme il faut, calage de façon à ce qu’on puisse descendre la dérive, parfait !

Juste, j’imagine que Mina n’a pas aimé du tout ! Mais, on n’était pas là pour le voir !

Vélo pour aller à Sainte Anne, ils n’étaient pas sortis depuis Trinidad , ça leur a fait du bien ! Et à nous aussi ! Petite route sympa avec de belles côtes et de jolies descentes , juste un peu trop de voitures !

Voilà, on est vaccinés, tout va bien et aujourd’hui, pas d’effets secondaires …

Alors on a pu continuer le travail pour préparer le bateau. Aujourd’hui pour moi, grand nettoyage de l’annexe et ça m’a pris la journée mais ce soir elle est comme neuve ! Et Erick, lui , a passé la journée perché sur le balcon arrière pour démonter l’éolienne… pas confortable, mais, bon, c’est fait, on va pouvoir la nettoyer et la mettre à l’abri des coups de vents.

Mais ce soir, il est cassé !

Il nous reste encore pas mal de choses à faire pour préparer le bateau avant notre départ vendredi prochain, mais ça devrait aller.

Juste, on regrette le mouillage où l’air est agréable, ici il fait très chaud. En plus bien sûr, on a retrouvé les moustiques ! Et perdu les beaux couchers de soleil avec le Diamant a l’horizon ! Ça c’est notre dernier coucher de soleil. Quand nous sommes arrivés, fin mars, le soleil se couchait à gauche du Diamant !

Sinon, avant de quitter le mouillage, on a fait, jeudi dernier une très belle rando, la remontée de la rivière Falaise qui descend de la Montagne Pelée .

On était avec Bertrand et Hélène, et Théo leur fils qui a raté l’école pour plutôt aller crapahuter !

En première intention, on espérait toujours monter à la Pelée, mais ce n’était, cette fois ci encore pas le bon jour !

Alors changement de programme et c’était une vraiment belle rando. Comme il avait beaucoup plu la nuit, la rivière était plutôt sauvage, et la remontée un peu acrobatique par moment tant le courant était fort.

Mais la forêt autour était luxuriante.

Et au bout de la remontée on a droit à une belle cascade, beaucoup trop forte là pour qu’on aille se mettre dessous. Seul Erick est allé se baigner dans la vasque transformée en jacuzzi.

Pique nique, le soleil était revenu, et à la descente, la rivière s’était déjà calmée la progression était bien plus facile.

Ce sera sans doute notre dernière rando cette fois ci.

Et en récompense on a eu droit à une matoutou falaise

Qui a eu le plus peur ! Sûrement la mygale ! Parce que Bertrand est terrifiant !

Et lundi, Hélène et Bertrand ont enfin réussi à monter à la Pelée, avec presque le paysage dégagé, mais pas à 360 °

Et aussi, une dernière bonne action avant de quitter le mouillage, Erick est allé récupérer une annexe qui partait à la dérive vers le large ! Restait après à faire la tourner des voiliers pour voir qui l’avait perdue ! Heureusement, il a trouvé assez vite !

Bon, voilà, il nous reste du boulot avant de partir !

A suivre !

25 mai : retour à l’Anse Caritan.

Un peu comme à la maison quoi ! … on est arrivés hier soir, juste à la tombée de la nuit, mais la lune déjà haute éclairait comme en plein jour … et on connait tellement bien le coin qu’on s’est remis presque pile poil au même endroit , au milieu des bateaux qui n’ont pas bougé et étaient déjà là avant !

Pas grand chose de nouveau depuis Fort de France !

On a retrouvé avec plaisir l’anse Noire, vendredi, après avoir fait nos courses et avoir déniché une super belle paire de chaussures pour Erick !

Pas moyen d’aller à Décathlon, les transports en commun étaient en grève depuis déjà plusieurs jours … seule alternative, le taxi, mais ça augmente le prix des chaussures ou attendre le passage d’un éventuel taxi collectif si encore il allait là où on voulait ! Pas la patience !

Alors on a regardé les magasins dans Fort de France et on a trouvé la perle ! Toutes belles ! Du moins quand elles sont neuves et encore en bon état ! 35 € ! peut-être ça ne va pas durer longtemps mais on verra bien !Pour l’instant, elles n’ont pas servi alors elles restent bien belles !

Un peu qu’elles sont belles hein ! Même qu’il y en a une qui a encore son bip antivol, c’est malin ! Va falloir l’enlever pour ne pas couiner à la prochaine rando !

Après le déjeuner, direction l’Anse Noire !

Il y a du monde bien sûr, c’est le début du long week-end.

On finit par se trouver un petit coin, tout près du ponton, près de la plage . . C’est bien, personne ne nous gâche la vue !

Et c’est toujours aussi beau !

A peine arrivés, le skipper d’un cata à coté vient nous inviter pour l’apéro ce soir !

Il a invité tous les équipages des autres bateaux, 1 monocoque comme nous et 3 catamarans, alors, pas question qu’on n’y soit pas ! … on est 8 finalement ! Et ce sera bien sympa …

Le lendemain soir, l’apéro sera sur Princess Julia et dimanche soir à nouveau sur le cata du premier soir ! Ce devait être sur le monocoque de Michel et Irène, (qu’on avait croisé à Mindelo au Cap Vert ! le monde est petit ! ) mais le propriétaire du cata, échaudé sans doute par l’expérience de la veille sur notre bateau, a proposé à Irène de venir avec ce qu’elle avait prévu sur son cata ! C’est vrai qu’il y a de la place au moins là et de quoi étendre ses jambes ! Il a un beau Privilège et même à 8 , on pourrait mettre encore autant de personnes sans se gêner !

Bon, les soirées ont été occupées quoi ! Heureusement sans trop boire ! Et ce n’est pas facile pourtant de résister au rhum ! Mais les jus de fruits ici sont très bons.

Martial et Yves , deux des voisins, sont plongeurs et samedi matin, ils sont venus proposer à Erick d’aller plonger avec eux. C’est bête, je n’ai pas pu y aller, car notre 2ème bouteille était vide. Je les ai juste accompagnés avec l’annexe sur leur lieu de plongée et ils sont revenus en nageant. Erick était plus que très heureux en rentrant ! Martial était Marin pompier à Marseille, formateur, Erick ne pouvait pas mieux tomber !

Et les photos de la plongée prises par Martial sont magnifiques.

Vraiment trop mignonne, cette petite diodon ! Ça ne peut qu’être une femelle pour se la péter star dans son bel écrin comme ça !

L’après midi, il a fallu gonfler les bouteilles. Les compresseurs, celui de Yves et le nôtre, ont fait un peu d’animation sur le mouillage et ils n’arrivaient même pas à couvrir le bruit de la musique à fond des bateaux à moteur qui viennent passer la journée dans la baie !Quel plaisir le soir quand ils s’en vont tous !

Et voilà, dimanche, petite balade et lecture.

Et hier, après le déjeuner, alors qu’on avait prévu de rester une nuit de plus, les autres partaient tous, nous sommes partis aussi, chassés par le bruit insoutenable qu’il y avait ! C’est sûr, ici, en Martinique, il y en a beaucoup qui n’aiment pas le calme et ne connaissent que la musique à fond ! Techno en plus pour que ce soit plus envahissant pour les oreilles !

Navigation un peu musclée comme d’habitude, au près, comme d’habitude aussi … et on a zappé les derniers bords pour arriver avant la nuit !Maintenant, on a du travail ! Car, la bonne nouvelle c’est qu’on a enfin une place pour laisser Princess Julia le temps de la saison cyclonique.

Une place au chantier du Marin … bonne nouvelle pour le bateau car il y sera plus en sécurité que dans la marina mais très mauvaise nouvelle pour le porte-monnaie ! Ca coûte une fortune par rapport aux prix pratiqués normalement, mais bien sûr, ils sont les seuls alors, en avant pour faire tourner le tiroir caisse ! … quand on aime, on ne compte pas il paraît !

On sort donc le bateau, pour le mettre au sec, le 1er juin à 8h30 … et le 11, on prend l’avion pour la Métropole … et revoir enfin la famille ! Mmmm, ce sera bien ! …D’ici là, il faut préparer le bateau pour notre longue absence. Si tout va bien, Erick reviendra fin septembre, moi fin octobre.

Et demain, 2ème injection contre le Covid.

A suivre !

La mangrove rose, qu’on peut voir près du rocher du Diamant, cette année comme l’année dernière à la même époque. Avec la chaleur, l’eau s’évapore et le sel favorise l’éclosion d’une algue, la Dunalielle Saliro, qui donne cette couleur rose bonbon à la mangrove. .. bizarre hein ! C’est Hélène de Saba qui m’a envoyé cette photo .

20 mai : on repart de Saint Pierre …

Et ça a été une bien belle escale ! …

Ce matin, je suis allée rapporter la voiture qui nous a permis de faire 3 randonnées vraiment sympa.

Le 1er jour, le 17 donc, direction l’anse Couleuvre. On longe la côte vers le nord, par une route de plus en plus étroite, pleine de côtes, de virages, de descentes abruptes. Au bout, c’est un cul de sac. On prend d’abord, dès la sortie du parking, le sentier qui monte à la cascade.

Et c’est un plaisir. On marche dans une forêt foisonnante, pleine de belles plantes tropicales et d’arbres magnifiques.

On passe notre temps à chercher les matoutous des falaises, de belles migales duveteuses noires et rouges, qui paraît il, pullulent ! Pas de chance, elles étaient toutes parties en balade ailleurs, à la chasse ou à la manif, on n’en voit pas. Ouf, j’ai réussi à en voir une au retour, mais elle s’est vite enfuie quand j’ai hurlé pour appeler Erick toujours à pétaouchnok devant ! Raté pour la belle photo où elle était en gros plan !

Juste quelques lézards pour nous faire croire à un univers sauvage !

Plusieurs gués à passer sur des pierres un peu glissantes mais au bout du chemin, une belle cascade nous attend.

120 mètres ils disent les guides. On se met dessous et c’est un plaisir. Même pas froide!

Dommage, il y a 2 mecs qui sont là, avec l’inévitable musique techno dans leur enceinte … ça bouscule un peu notre envie de solitude et de silence , alors on bat vite en retraite ! …On redescend pour aller, vers la mer, à l’anse Couleuvre.

On avait dans un premier temps pensé y venir avec Princess Julia, mais l’abri est un peu précaire et le mouillage réputé rouleur. C’est pour ça qu’on avait finalement choisi de venir plutôt en voiture. Sur place, on ne regrette pas notre choix ! Effectivement le mouillage est assez remué mais surtout l’anse est envahie de sargasses. Pas moyen de se baigner, la plage est envahie. On mange nos sandwichs en se désolant de ce spectacle peu agréable et en plus mal odorant !

Retour au bateau pour une sieste aux heures chaudes et en fin de journée, on part voir la plage du Carbet. Jolie plage, mais trop de voitures ! On revient vite au bateau retrouver le calme !

Le lendemain, mardi 18, on doit retrouver Hélène et Bertrand, ceux de Saba, qui viennent nous rejoindre , depuis le Marin. Sympa, ça leur fait un bout de route ! Au programme, l’ascension de la Montagne Pelée ! … par l’Aileron. Donc, rendez-vous à Morne Rouge. Mais, depuis que nous sommes arrivés à Saint Pierre , une seule fois on l’a vu dégagé son sommet ! … Bertrand d’après les études satellite pense qu’aujourd’hui sera le bon jour, mais nous, dès le matin , on voit bien que c’est comme d’hab, bouché !

Finalement, le plan B est activé ! Ce sera la boucle de Sainte Cécile ! … et bien nous en a pris car, dès le départ, Hélène perd la semelle d’une de ses chaussures, quelques mètres plus loin, la semelle de la deuxième chaussure s’en va à son tour ! … pourtant les chaussures ont l’air nickel ! Mais elles ont 20 ans ! Les colles ont un temps de vie moins long apparemment que le dessus en cuir !Pas de chance ! Et la Montagne Pelée dans ces conditions, ça ne l’aurait pas fait ! Courageusement, elle fera la rando avec ses chaussures sans accroche, comme si elle était en pantoufles ! … et pourtant elle n’est pas facile cette rando. Une forêt magnifique d’un type qu’on n’avait pas vu jusque là… comment dire, plus tropicale ! Des fougères énormes,

Partout des arbres avec d’énormes feuilles, brillantes, follement vivantes ! …il y a même des fougères aux couleurs hallucinantes !

Montée bien raide, sur un terrain argileux qui glisse , surtout que vers la fin, il pleut ! Heureusement, il y a, à force des passages, des petites marches qui ce sont créées … on arrive à un chemin de crête qui permet d’avoir une vue incroyable sur la côte au vent, la côte sous le vent et en fond de scène, le massif de la Montagne Pelée, toujours dans les nuages ! …on pique nique , la pluie s’est arrêtée et c’est un arrêt bien sympa !

le début de la descente est un peu plus acrobatique. Des cordes permettent de descendre le flanc très raide.

Un peu inquiétant au départ, mais finalement, ça se fait très bien ! … et au moins, en peu de temps, on dévale la côte ! La suite de la rando se fait par un beau chemin moelleux dans des sous bois trop beaux. Des gués là aussi à passer.

Même un avec une belle vasque dans laquelle Erick fait trempette !

Et voilà, on se sépare en retrouvant nos voitures. Retour au bateau, on est un peu flappis !

Et en arrivant , la Montagne Pelée, comme pour nous narguer, est bien dégagée !

Hier, mercredi, on pensait faire la randonnée qui va de l’Anse Couleuvre à Grande Rivière , 15 km avec retour possible au point de départ en bateau, avec un pêcheur qui organise les retours, sur rendez-vous.

Bon, on n’a pas pris rendez vous et puis, on ne se sent pas pour les 15 km après la balade d’hier !

Finalement, ce sera, le Canal de Beauregard, appelé aussi le Canal des Esclaves.

3km aller et 3km retour par le même chemin qui suit la margelle de ce petit canal qui apportait l’eau pour alimenter les distilleries. 30 cm, 40 cm maximum la margelle, avec très souvent, des à pics assez vertigineux ! …

Il n’est pas question de regarder autre chose que ses pieds ! Si on veut voir le paysage, faut s’arrêter ! … Quelle folie cela a dû être la construction de cet ouvrage ! Matériaux portés à dos d’hommes, par endroits, les murs de soutènement de plus de 2 mètres de haut ont été élevés le long de versants complètement raides. Il y a des balistiers en fleurs tout au long du parcours, c’est magnifique,

Des tas d’autres fleurs,

ainsi que quelques arbres remarquables … ce qui est drôle. c’est qu’on chemine en fait presque à la cime des arbres qui poussent plus bas sur le versant.

Impressionnant !

Il fait agréablement frais.

On revient par le même chemin. En solidarité avec Hélène, Erick quand on repart après notre petit pique-nique, a la semelle de chaussure qui se fait la malle ! C’est malin !…. il marchera en boitant jusqu’à la fin de la balade !

La route pour retourner à Saint Pierre est acrobatique !

Sieste et on repart pour aller voir une petite ville nichée dans la montagne, le village le plus haut de Martinique, Fonds Saint Denis.

On se croirait presque dans un village d’altitude dans les Alpes !

C’est la seule ville de Martinique qui ne soit pas contaminée au chlordecon, l’anti parasites utilisé pour la culture des bananes, car il n’y a jamais eu de bananeraies là. Des cultures de légumes, de plantes pour les essences aromatiques. Ils ont fait le bon choix eux !

Petit tour dans la ville, étalée à flanc de montagne. Très colorée, elle est vraiment séduisante.

Monument aux morts croquignolesque.

Eglise en pleine réfection.

Un enterrement arrive et c’est plutôt très différent de ceux qu’on connait !

De la musique, les gens, tous en blanc, discutent joyeusement.

Nous, on s’est mis un peu à l’écart du cortège. Arrive un mec qui gare sa voiture , une belle Captur , juste à côté de là où on est. Mais si l’emplacement était libre, malgré toutes les voitures de l’enterrement garées un peu partout, ce n’était pas pour rien !. .. il y a un beau piège ! sa voiture glisse dans le caniveau profond qui fait en fait une rigole au bord de la route, pour finir, en posant le bas de caisse sur une petite plate-forme qui permet d’accéder au panneau d’affichage communale placé juste là ! … c’est malin ! Plus moyen ni d’avancer, ni de reculer ! … on cherche avec lui comment s’en sortir … pas d’autre solution que de porter la voiture, la soulever pour la re-déposer sur la route !

On va battre le rappel des bonnes volontés au café à côté ! Les cafés sont normalement toujours fermés à cause du covid, mais la décision n’a pas dû arriver jusqu’à Fonds Saint Denis !

Une petite troupe rapplique et hop, 1, 2 3 pfff, 1, 2, 3, pfff … en 4 efforts conjugués, ils finissent par déplacer la voiture là où il faut ! Trop forts ! Le mec est allé garer sa voiture plus loin et est revenu pour payer un coup à tout le monde au café ! Ti punch pour nous, avec lui, au bar, avec le patron du bar, un bel antillais, fin, déjà bien âgé, un peu philosophe et poète. Les autres sont à la terrasse avec des bières. Le mec de la voiture n’en finit pas de nous remercier d’avoir pris tellement à cœur le sauvetage de sa voiture ! … on passe un vraiment bon moment à discuter.

Après, retour vers Saint Pierre par une route complètement folle tant elle dévale la montagne droit dans la pente. On s’arrête à l’ancien observatoire des secousses telluriques, construit juste après l’éruption de 1902, il était temps ! Il a été abandonné depuis pour un beau bâtiment contemporain à l’entrée de Saint Pierre . ( nous n’avons pas eu le temps d’y aller, ce sera pour la prochaine fois !)

Le jour qui tombe est magnifique de la haut

En chemin, au retour, une dame marche sur le bord de la route, perdue en pleine nature. On lui propose de l’emmener où elle va. Elle va à Saint Pierre et il fait presque nuit. Il reste un bon 3 km à faire ! Mais, ça ne lui fait pas peur semble t il ! Elle revient de sa « campagne » où elle est allée soigner ses poules , ses oies, ses dindons ! Comme presque tous les jours ! On est sidérés ! Elle est adorable, magnifique avec une belle robe colorée et un chapeau de paille… et en tongs … on l’a ramenée jusque chez elle et on s’est promis de se revoir lors d’un prochain séjour !

Et voilà ! …

On a quitté Saint Pierre et ce soir on est dans la baie de Fort de France . Plus de lumières, plus d’animation. heureusement avec le couvre feu, le calme est revenu maintenant.

Le mouillage est tranquille, on devrait bien dormir !

Cet après-midi, en se baladant , on est repassé à côté du phare…. il est complètement emballé, comme une œuvre de Christo !

Avant, en mars :

Et maintenant !

Sans doute besoin d’un bon coup de peinture, il est en ferraille, comme une petite tour Eiffel.

Demain, une mission, aller acheter de nouvelles chaussures de rando à Erick !

A suivre !

16 mai : Saint Pierre.

Depuis presque une semaine, nous sommes mouillés dans la baie de Saint Pierre.

Nous sommes partis comme prévu, lundi dernier. Courses au Leader Price de bonne heure pour faire le plein et hop on s’en va.

Beau temps, bon vent, pas de mer, pour la première partie, jusqu’au Cap Salomon, la navigation , au portant, est un régal. Cette fois ci, on passe le Diamant avec une belle lumière et pas de pluie !

Une vraie dent cariée ce Diamant, si un jour il s’écroule, ce sera une catastrophe, tous les guides touristiques à refaire ! Et ce sera bien dommage car c’est un plaisir, de le regarder chaque jour, depuis le mouillage de Sainte Anne !

Après Le Cap Salomon, ce n’est plus la même histoire ! On est au près. Le vent, dans le nez, s’est en plus, un peu renforcé et on doit , pour aller jusqu’à l’Anse Mitan, tirer des bords dans un bon clapot qui mouille bien ! On arrive pile poil à midi pour déjeuner ! Après-midi tranquille au bateau avant d’aller faire une petite visite à Gildas et Odile chez leur copains. Le malade va mieux, mais il a encore vraiment besoin de repos.

Le lendemain matin, départ sous voiles du mouillage, ils prennent leur petit-déjeuner sur la terrasse et nous appellent pour nous remercier du spectacle. Pas si mal la vue de la terrasse !

Vent sympa pour traverser la baie de Fort de France et remonter le long de la côte mais rien n’est parfait , il tombe complètement à 3 milles de la baie de Saint Pierre. Moteur. Dommage le vent revient juste avant notre arrivée. On est trop flemmards , on finit au moteur ! Et c’est encore juste pile poil l’heure pour manger !

Pas beaucoup de bateau dans la baie, on est 5. Ça ne va pas durer avec les arrivées du long week-end … mais ce sera cependant très agréable, on n’est pas les uns sur les autres !

Quand on arrive, la Montagne Pelée est dans les nuages, pas sûr qu’on la voit un jour !

Balade très agréable dans Saint Pierre. C’est une petite ville, très calme avec plein de magasins cependant, mais qui ne fait pas riche du tout, surtout quand on arrive de l’anse Mitan qui est un petit Saint Tropez !

Beaucoup de magasins sont fermés à cause du Covid et bien sûr aucun restaurant n’est ouvert. On fait vraiment de sacrées économies grâce à ce confinement !

Vendredi,

on va à pied jusqu’à l’Habitation Depaz, une distillerie, dans les hauts de Saint Pierre,
qui fait un rhum de qualité en raison de conditions bien particulières, terres volcaniques sur lesquelles poussent les cannes, avec vue sur mer

et l’eau utilisée très pure puisqu’elle descend en direct de la Montagne Pelée. Il y a des sources d’eau partout sur la propriété ! (La Montagne Pelée est paraît il un des endroits les plus arrosés au monde.)

La visite est vraiment très intéressante car la distillerie est en pleine activité.

C’est la période de récolte de la canne qui se fait de février à juin. Et ça usine ! Des engins de chantier dans tous les sens, ceux qui amènent la canne, ceux qui déchargent, ceux qui poussent les cannes dans les fosses où elles seront amenées aux broyeurs.

La canne arrive coupée, lors de sa cueillette, en tronçons de 30 cm et des tas d’engins en débarquent sans cesse d’énormes monticules, le pauvre mec avec son tractopelle qui les pousse vers les fosses est continuellement dépassé, un vrai travail de Sisyphe.

Des aigrettes blanches et plein d’autres oiseaux trouvent, eux, leur bonheur et picorent sur les tas de cannes sans avoir peur des machines qui pourraient à chaque instant les broyer !

L’Habitation, elle, est fermée, à cause du covid. C’est un château assez moche, construit après l’éruption de 1902 qui avait tout dévasté, rien à voir avec la magnifique maison coloniale de l’Habitation Clément.

Il y a des arbres magnifiques partout, le sol doit être drôlement riche ! Des manguiers partout, et je me suis fait une belle petite récolte ! Erick, lui, n’aime pas ça !

Et puis des albizias énormes,

un caoutchouc majestueux, pas croyable !

Une bien belle balade !

Et le rhum est plutôt bon !

Retour sous le soleil chaud, on a souffert !

Samedi, on est monté jusqu’à la Vierge des Marins qui domine le mouillage et veille sur nous, le jour et la nuit, où elle est illuminée.

Petite route bien raide pour y accéder, avec les 12 étapes d’un chemin de croix complètement délabré.

Belle vue en montant

et aussi en arrivant … ( vous trouvez Princess Julia ?)

La statue date de 1920, elle a remplacé celle d’avant, soufflée par la nuée ardente lors de l’éruption de 1902.

Les traces de cette éruption restent très présentes dans la ville, beaucoup de maisons toujours démolies, noircies, abandonnées.

En redescendant de chez Depaz, nous sommes passés près de l’ancienne église qui était dans le quartier haut de Saint Pierre et que nous n’avions pas vue à notre passage en février.

C’est vraiment émouvant. L’éruption a eu lieu un dimanche, au moment de la messe de communion solennelle. Ils sont tous morts, les communiants, les familles.

30 000 morts en tout ! Ce n’est pas rien.

Depuis le promontoire de la Vierge, on voit bien la ville.

Deux petites rues étroites parallèles, chacune en sens unique, celle de droite, on entre dans la ville, en venant de Fort de France, celle de gauche on sort ! Et après, la plage !

Peu de bâtiments hauts. La Bourse du Commerce qui a été reconstruite à l’identique.

Des maisons basses, la cathédrale énorme au milieu, reconstruite sur les restes de l’ancienne cathédrale dont le soubassement était resté intact. Mais, faute de moyens, elle a été refaite un peu au rabais, avec un étage en moins et des clochers bien moins beaux. Mais, quoiqu’un peu plus mastoc elle est en fait plus belle par sa simplicité.

Demain, lundi, on loue une voiture pour 3 jours. Ça va nous permettre d’aller faire des randonnées qu’on voudrait faire mais sont un peu éloignées et pas faciles d’accès en transports en communs.

Alors, on se retrouve pour le récit des balades qui nous attendent ! Il va falloir crapahuter ! Cascade Couleuvre et Montagne Pelée au programme ! Plus une randonnée de 15 km de l’Anse Couleuvre jusqu’à Grande Riviere, tout au nord. Préparez vos chaussures !

Pourvu que ce soit dégagé ! Oui, des fois ça arrive, mais ça ne dure pas longtemps !

Alors à suivre !

09 mai 2021 : à l’ouest, rien de nouveau !

Où est caché le lézard !

Et non, rien de nouveau, Caritan toujours, mais le temps qui passe, même s’il n’est pas celui dont on aurait rêvé, est plutôt agréable ! … il fait beau, la plupart du temps, des fois, comme hier et aujourd’hui, c’est un peu nuageux. Mais il fait bon, l’eau pour se baigner est très bonne et les journées s’enchaînent sans qu’on voit le temps passer. Bon, c’est sûr que pour un blog de voyage, c’est plutôt planplan et immobile, mais il y aura des jours meilleurs, on l’espère !

Là aussi, le confinement est toujours à l’ordre du jour bien sûr, comme en métropole, tout est fermé sauf les magasins dits essentiels, couvre feu avancé à 19h quand il était jusque-là 22h.

Les terrasses des bars et des restaurants restent désespérément fermées, mais ici, jusqu’au 27 mai. Pour la première fois, le Préfet s’est adressé à la population en créole ! C’est dire comme la situation est à nouveau tendue : « Bagay la cho. Sé ansanm nou ké rivé » , « l’heure est grave, c’est ensemble que nous nous en sortirons » . Ça fait qu’on a une vision de la Martinique très particulière ! Peu de touristes, pas de bruit le soir, le mouillage ici très calme sans les bateaux de location.

La petite place de Sainte Anne presque toujours déserte.

On va marcher, c’est toujours un régal.

Erick a fait un grand nettoyage de la coque, sous l’eau, avec le narguilé magique.

Et puis aussi, petite plongée de remise en jambes, autour du bateau, histoire de se rappeler l’usage du matériel, du « stab » surtout.

On bricole sur le bateau, on lit, et chaque soir ou presque, grand challenge de qui va gagner au scrabble !

Aujourd’hui, on est invités pour un anniversaire, alors pour y être, il nous a fallu patienter ici, mais demain on part se balader vers la côte sous le vent jusqu’à Saint Pierre.

On fera, au départ, une halte à l’anse Mitan pour y voir notre ami Gildas qui vient de sortir de l’hôpital, la rate en moins finalement, et se retape chez des amis. C’est plus confortable que Citron vert où monter à bord aurait été un peu sportif pour un frais opéré !

Le 26, on doit être de retour pour la 2ème injection du vaccin anti covid. On est joueurs, c’est Astra Zeneca, mais au moins on aura les 2 injections pour rentrer en métropole !

Bien peu à partager, à part quelques photos !

A suivre alors ! …