Et voilà, on a quitté La Patache où on est pourtant si bien, pour venir à La Rochelle.
Hier soir et cette nuit , le vent t que ce serait mission impossible d’aller à Ars en annexe chercher ma sœur et sa compagne, pour les ramener trempées comme des soupes au bateau
Nous, on a l’habitude mais pas elles, on ne peut pas leur imposer ça !
A La Rochelle, ce sera plus facile de se retrouver. Et Erick va donc passer sa semaine de solitude, ici, avec moins de solitude et ce ne sera que mieux pour son moral !
Alors, dernier matin à la Patache, peut être le dernier pour toujours, puisqu’on va vendre le bateau.
On était trop bien avec la Princess ici !
Allez cette fois ci, c’est bon, vous avez vacances pour de vrai !
En suivant le chemin de la chaîne, on trouve l’ancre complètement enfouie dans le sable !
On vient de passer le phare des Baleines, on va bientot arriver au bout du chenal qui permet d’accéder au Fier d’Ars et nous y serons pile à l’heure de la pleine mer , un timing parfait !
Du vent pendant toute l’étape, pour la 1ere fois ! Pour une fois, on n’a pas vu de dauphins alors qu’on en voyait à chaque navigation.
Nous avons fait route sous génois seul, un peu enroulé pour ne pas aller trop vite et le bateau avançait bien, tranquille et c’était drôlement agréable. Juste un peu de clapot, qui s’est calmé dès qu’on est entrés dans le pertuis.
Un gros orage devant nous avec éclairs et roulements de tambours mais il est parti bien vite vers la mer en nous laissant peinards.
Et voilà, personne au mouillage nous sommes le seul voilier et on peut se mettre là où on aime, près de la perche verte, avec le clocher de Ars au fond.
La Princess est là pour un petit moment.
Mardi, ma sœur vient nous rejoindre, et jeudi, je pars avec elle a Bordeaux, Erick va lui, rester à bord pour garder la Princess.
Je reviendrai lundi, après que nous soyons allées, mes soeurs et moi, aux Cousinades qui réunissent chaque dernier week-end d’août, les cousins et petits cousins de notre famille. Et c’est difficile de râter ces retrouvailles annuelles !
Je vais mettre le blog un peu sur pause, vous laisser prendre des vacances. Vous ne serez plus obligés de lire nos aventures saugrenues et ça va être bien !
Le changement d’hélice et la pose du propulseur étaient prévus pour le 2, il semblerait qu’on soit obligés de repousser tout cela au 7. On le saura demain.
Une belle journée de grand soleil après une matinée plutôt fraîche.
On a passé une nuit de bébé ! Et comme à chaque escale ici, croissants et baguette fraîche livrés à 8h pour le petit déjeuner ! Trop bien !
Matinée tranquille. Erick s’est attaqué à la réparation du projecteur de pont. On s’est aperçu il y a 2 jours qu’il ne fonctionnait plus et pourtant on ne navigue pas de nuit ! Mais bon, il faut que ça fonctionne! Opération réussie !
Moi, j’ai fait la lessive et ça prend un certain temps !
Cet après midi, après la sieste 🫣 longue balade jusqu’au phare de l’Armandèche qu’on doit bien déborder loin au large quand on arrive aux Sables.
En chemin, une piscine d’eau de mer bien sympa.
Et puis, un petit air de Nouvelle Calédonie sans se taper les plus de 30 heures de vol !
Le Josua de Moitessier arrive. Il y a un rassemblement de voiliers qui ont vécu une belle épopée pour accompagner ceux qui s’apprêtent, le 6 septembre, à prendre le départ de la Golden race, tour du monde sans escale, sur d’anciens voiliers sans assistance électronique, juste le sextant.
Au retour, balade dans la Chaume, la ville plus pittoresque des Sables, de l’autre côté du chenal. Petites rues, maisons de pêcheurs, ça change des immeubles moches des Sables !
Plein de murs peints et c’est un plaisir. Là, on aimerait bien vivre !
Bien arrivés aux Sables et on n’a abîmé aucun bateau ! Alors c’est la fête ! On est soulagés !
On a eu le magasin de La Rochelle, le prochain propulseur est bien commandé… et devrait être posé le 2 septembre si tout va bien en même temps que l’hélice.
Sinon, aujourd’hui, beaucoup de moteur, mais un bon bout de route sous voiles, vent 3/4 arrière et c’était bien !
Maintenant , un peu de repos ! Il faut se remettre de nos émotions d’hier qui nous ont bien sapé le moral !
En arrivant devant les Sables, nous avons eu un peu peur en voyant un bateau wiking nous foncer dessus, mais ouf, ils sont passés sans nous attaquer !
Et, tout de même, la vie est bizarre, au moment où je sortais de la capitainerie, arrivait un trimaran. Je suis allée le regarder juste pour entendre le propriétaire hurler au bateau qui était au ponton entrain de faire du gaz oil, d’une voix de stentor « Vous en avez pour longtemps? » . Ni bonjour ni s’il vous plaît, ni merci ! Décidément, un gros con ! D’ailleurs le mec ne lui a pas répondu ! Il en avait pour jusqu’à ce que ses réservoirs soient pleins comme il le désirait voilà, chacun son tour ! Et il y avait 2 autres bateaux au ponton en attente !
En tous cas, incroyable que ce bateau soit arrivé pile à ce moment là, quand j’étais à la capitainerie, 3h après notre arrivée. Je crois que nous étions faits pour nous rencontrer !
Nous étions prêts à 8h, mais il nous fallait faire du fuel car à force de marcher au moteur, le réservoir était presque vide.
Et ils ont eu la bonne idée de mettre la pompe à essence tout au début d’un ponton, si bien que pour y accéder il faut aller au ras du quai, entre 2 pontons.
Et la Princess, sans propulseur, ça elle ne sait pas faire, surtout quand en plus le vent qui était déjà bien levé prenait le bateau de côté pour l’empêcher de tourner !
La manoeuvre a été plutôt sportive et heureusement quel des gens sont venus nous aider, pour arriver comme pour repartir !
Nous avons été bien contents de mettre le cap vers la sortie du port . Et surprise, il y avait Françoise, sur la digue, qui était venue nous voir partir
Dommage, nous l’avons ratée et n’avons pu que nous faire de grands au revoir, mais, elle a fait de belles photos du bateau qui s’en va !
Après, journée agréable de navigation, travers arrière alors c’est plutôt confortable.
Il a fait frais cependant.
On a longé le champs d’éoliennes de Saint Nazaire
Et puis celui de Noimoutier- l’île d’Yeu, mais là on est passé dedans !
Ça va être dur la navigation quand il y en aura partout.
Et puis arrivée sur Port Joinville.
Le vent s’est un peu renforcé quand on entre dans le port. On doit se mettre à couple d’un voilier qui est déjà amarré. Comme ce matin, vent de travers, la manoeuvre est un peu délicate, et l’étrave de la Princess est allée faire un câlin au flotteur d’un trimaran de l’autre côté. Pas de chance . Petit pet mais il a fallu faire une déclaration de sinistre, pour un truc réparable par le 1er bricoleur venu, car le propriétaire n’est vraiment pas sympa.
Ce soir, on est un peu abattu, c’est la première fois qu’on abîme un bateau.
Allez, demain sera un autre jour… vivement le propulseur tout neuf qu’on va lui offrir à la Princess.
Ça y est, on est en Bretagne pour de vrai, il pleut ! Une bonne grosse pluie qui va on l’espère nettoyer le bateau puisqu’on n’a plus le droit de les laver pour cause de restriction d’eau.
Ce matin, Erick a passé la matinée, dans le poste avant, le nez dans le propulseur d’étrave pendant que j’allais faire la lessive.
Le propulseur parce que, hier, pendant la manoeuvre pour se mettre à quai, il a trouvé que c’était le bon moment pour rendre l’âme !
Le moteur fonctionne, les charbons sont en bon état, mais il n’entraîne plus l’hélice qui est sous l’eau et il fait un bruit d’engrenages qui patinent qui déchire les oreilles.
C’est comme le pilote, plus de 10 ans de bons et loyaux services. A croire que comme pour les machines à laver, il y a une obsolescence programmée !
Et plutôt que faire venir un réparateur qui va finir par nous dire il faut le changer, on préfère prévoir d’en mettre un neuf à la place, quand nous serons à La Rochelle et nous ferons réparer celui ci pour le revendre d’occasion .
Voilà, on ne s’ennuie jamais en bateau et la Princess à une capacité incroyable à nous trouver des distractions pour qu’on ne tourne pas en rond !
Sinon, marché ce matin à Piriac. Il faisait grand soleil. Un bien beau marché très animé… beaucoup de monde !
Et maintenant, pour la première fois depuis notre départ, il pleut ! Mais il pleut bien, une belle pluie fournie, ça compense les jours de sécheresse !
Bon heureusement, la pluie s’est arrêtée et on a pu aller se balader dans la ville.
Toute mignonne cette ville avec tout un entrelac de ruelles piétonnes.
Des jolies maisons, des belles petites portes. Les gens savent que c’est un décor de théâtre et tout est bien arrangé, décoré.
Et même un hôtel qui semble sorti des Vacances de Monsieur Hulot !
Il y a du vent. Pourvu qu’il tourne un peu comme c’est prévu pour qu’il nous soit favorable pour faire route demain vers l’île d’Yeu.
A suivre
Ah ! Francoise, qui lit le blog avec attention me signale qu’hier soir, j’ai écrit « marées salants » et pas « marais salants » … mais bien sûr que c’est marais ! Une erreur impardonnable à mettre sur le compte d’un coucher trop tardif qui m’a fait écrire le blog à pas d’heure, après le bon repas chez elle et voilà, j’ai laissé passer ce changement d’orthographe que m’a imposé Google !
Et la nuit au mouillage était éclairée par les nombreuses lucioles des feux de tête de mat que doivent allumer les bateaux pour se signaler la nuit. C’était magique ! J’en ai compté 120 mais il y en avait plus !
Ce matin départ de bonne heure, un peu de vent mais finalement pas assez pour avancer.
Le pilote automatique s’est mis à faire des siennes et à ne plus garder le cap qu’on lui donnait. Il fallait le corriger continuellement. Heureusement, nous n’avions par trop long à faire. 10 ans sans problème, à être sollicité dans des conditions parfois bien difficile, on ne va pas lui reprocher de donner des signes de faiblesse et nous montrer à quel point il est indispensable !
Arrivée sur Piriac dans les temps pour passer la porte basculante qui permet de maintenir le bassin a flot.
Et voilà, on est bien amarrés à un long ponton, face à la ville qui semble très mignonne.
Le bateau en face de nous, de l’autre côté du ponton !
Erick a réparé, on l’espère, le pilote… on verra 🍀
Françoise est venue nous rejoindre au bateau cet après-midi… et elle est adorable, elle nous a fait découvrir tout un bout de la côte, des plages, des petits ports d’échouage, des belles maisons, les marées salants. Bien beau !
Ce n’est plus la Bretagne , mais ça y ressemble encore bien !
Dîner sur la terrasse de sa petite maison toute mimi, melon, moules frites et une délicieuse tarte aux abricots qu’elle avait faite.
Et en apéritif le foie gras trop bon que nous avait offert ma sœur pour notre départ, et qui allait parfaitement aujourd’hui pour fêter ma fête !
4 nuits amarrée à ses 2 grosses tonnes, elle s’était habituée la Princess, c’était cool et nous aussi on trouvait ça bien ! Le côteau plein de végétation tout près du bateau, les rochers, la plage qui se découvrait à chaque marée basse et les sterns qui venaient gratter le sable en quête de nourriture, les courants vigoureux, un coup dans un sens un coup dans l’autre auquels il fallait faire attention en se baignant, surtout ne pas lâcher le bateau ! On a passé de bons moments.
Voilà on est partis ce matin, à 8h. C’était beau, grand calme, la rivière paisible, c’était l’étal de pleine mer, les couleurs pastel dans le ciel et nous qui avancions tout doucement vers la sortie, ce sont des moments magiques.
Pas de vent, le moteur a donc ronronné encore un bon moment.
Groix rapidement.
On s’arrête ? On continue ? Bon, on continue, il est trop tôt , direction Belle Île.
Des petites velléités de vent par moment. Vite on envoyait le génois mais non, trop faible, on n’avançait pas.
On a tout de même gardé cette vitesse de tortue histoire de déjeuner dans le silence et puis moteur à nouveau.
A 13h45, le vent est revenu doucement et on a pu aller tranquillement jusqu’à Belle Île.
Nous avons téléphoné, le bassin a flots n’ouvre qu’à 19h45 ! Alors on n’est pas pressés ! Et on a pu se régaler d’une navigation agréable, accompagnés par des dauphins.
Mais, finalement, changement de programme. En arrivant devant le port du Palais, tout est complet, il y a une régate, l’avant porte est interdit aux bateaux qui ne font pas partie de la régate et on ne pourra entrer au bassin a flots que s’il reste de la place car il y a du monde qui attend !
Appel à Sauzon. C’est complet ! Ça devient difficile la voile !
Ça ne fait rien, direction Houat ! On va aller mouiller devant la grande plage, là, on connaît et il y a de la place normalement !
Demain, on part à Piriac, voir Françoise, celle qui sait qu’on ne met pas de S à Glenan !
Le vent s’est renforcé en arrivant sur Houat rendant le passage au milieu des rochers plus inquiétant.
Du vent toujours devant la grande plage ce soir à 21h mais heureusement l’île nous protège et empêche la mer d’être agitée. Il y a juste un peu de vagues qui nous balancent doucement.
Pourvu que ça dure et que le vent peut être tombe dans la nuit.
Demain, Piriac, c’est juste en face. Mais il faut passer la porte basculante du bassin a Flots avant 13h.
A suivre
L’arrière du bateau comme je le vois en écrivant le blog, assise dans le cockpit, avec : l’annexe super bien amarrée maintenant qu’Erick à fait des beaux supports, au dessus, les panneaux solaires, dessous, la table sur laquelle nous prenons nos repas et qu’on enlève pour naviguer, le mas à droite c’est le support de l’éolienne qui ce soir tourne comme une folle !
Les journées passent vite … on passe, il faut dire , beaucoup de temps à regarder le paysage !
Aujourd’hui, c’était balade ce matin,
Et balade cet après midi.
Les bateaux sagement alignés les uns derrière les autres à leur corps mort dans chaque méandre Un plaisir de ne rien faire, juste regarder.
Ça nous permet de voir entrer dans la riviere un voilier immense, pas du tout à la maille par rapport aux bateaux ici !
Et il est juste derrière nous !
Au moins 16 mètres, la Princess paraît rikiki !
Ce soir, dîner chez Roger et Florence.
On a acheté des belons ! Pourvu qu’elles soient aussi bonnes que dans mon souvenir, quand nous en avions mangé, il y a 50 ans, en vacances en Bretagne avec mes parents !
Entre temps, il y a eu les maladies, l’arrivée des japonaises, le goût sera t il le même ?!
A suivre !
A suivre mais impossible d’envoyer le message !
Ici, on est très mal connectés, même depuis chez Roger, ça ne passait pas … et j’ai vidé la batterie du téléphone à tenter de transférer les photos dans le blog.
Voilà, la matinée commence en douceur … nos riches voisins sont partis pendant notre petit déjeuner dans le cockpit, sans dire ni bonjour, ni au revoir !
On est mieux sans eux !
Et les belons étaient délicieuses !
Ce matin, le blog semble mieux réagir, les photos du moins parviennent à migrer de la galerie vers le blog assez vite sans difficultés. Je croise les doigts, pourvu que maintenant je puisse l’éditer ! on va voir !