Ça y est, depuis ce matin 11 heures, Erick est en route pour la dernière étape.
Il ne voulait pas partir si tôt car les Gribs n’annonçaient des vents favorables qu’à partir de mardi, mercredi au mieux. Et puis patatras, d’un coup, la situation a complètement changé. Du vent maintenant et puis de moins en moins vers la fin de semaine. Alors il est parti vite. Apparemment, il lui tarde d’arriver !
Vent léger cependant, il avance doucement, grand voile haute, génois et ça ne va pas vite. Ce soir, vers 19 heures, il passait la Corogne.
Voilà, il faut recommencer à attendre …
Moi, pour manger des pimientos comme ça, je serais restée un peu plus longtemps !
Soirée et début de nuit à gérer la traversée du rail des cargos. A 23h 30, il avait passe le rail descendant, il était dans la zone intermédiaire sans trafic, et il lui restait à traverser les 3 milles de rail montant. C’est pas tout de vouloir aller à terre , ça se mérite ! … heureusement le Nomad le prévenait, chaque fois qu’un bateau entrait dans son périmètre de sécurité, mais c’était pas facile car l’alarme sonnait presque sans arrêt !
Après, une nuit à avancer tranquille, avec des phases de sommeil entre les moments de veille.
Et puis, au petit matin, enfin le port tout près. Il avait, en fin de nuit, gardé juste la trinquette pour ralentir et arriver avec le jour.
Il avançait tout doucement à 1 ou 2 nœuds et c’était bien tranquille.
Maintenant il est amarré presque à la même place que là où nous étions … le 5 octobre 2018 ! Et il est content ! Quelques jours pour se refaire une santé, dormir, bien manger, faire des provisions … et attendre les vents favorables pour repartir !
Vent 19 nœuds ce matin, 15 nœuds en vent apparent.
Il a bien marché ces dernières 24 heures, mais pour les jours à venir, pas de vents annoncés sur le Golfe de Gascogne.
Alors, finalement, il va s’arrêter à la Corogne , le bord sur lequel il est va presque droit sur cette ville. Et sinon, il ira à Muxia un peu au sud de la Corogne où on s’était arrêté en 2018, en commençant le voyage ! … notre première escale avec Cristine notre équipière ! Que des bons souvenirs !
Il va pouvoir se reposer, s’acheter des fruits et des légumes frais, des provisions avant de se lancer dans la traversée du golfe. Et boire une (des ? ) bonne bière ! C’est très bien !… et moi, je suis contente de pouvoir aller à mon AG même si j’aurais préféré la rater pour le voir arriver !
Pour l’instant, nouveau départ envisagé mardi peut-être, ou jeudi.
A suivre,
Mmmm, ça va être bien de retrouver la civilisation !
Distance parcourue sur le loch : 140 milles , mais cela ne fait, en ligne directe sur la route,v que 70 milles.
Pas facile de progresser vers les Pertuis. Vent toujours pile plein est, droit dans le nez, qui oblige à tirer des bords. Heureusement le vent devrait passer nord est.
Un cargo cette nuit à deux heures du matin, encore une fois l’électronique a été un secours précieux. Nomad et radar lui ont permis de bien le suivre et de le voir passer derrière.
Depuis hier soir, une espèce de palombe avait trouvé refuge sur le bateau. Elle est arrivée d’un coup au coucher du jour et s’est posée sur son épaule. Apparemment, ils ont été aussi surpris l’un que l’autre ! Elle a passé la nuit et la journée sur le bateau, et ce soir elle a disparu. Partie toute seule, mangée par un goéland ? … pas facile, pas tendre la nature.
Erick espérait arriver le 7, rien que pour m’embêter, c’est le jour de l’assemblée Générale de la résidence, pas facile de ne pas être présente puisque je suis présidente du conseil syndical. J’ai déjà raté celle de l’année dernière.
Je lui avais dit de se débrouiller pour ne pas arriver le 7 et c’est devenu un jeu de fixer le pronostic d’arrivée à cette date. Finalement, ce soir il a repoussé la date d’arrivée. Il n’y aura pas de vent dans le golfe de Gascogne dans les prochains jours. Il va devenir de plus en plus portant, mais portant et faible ce n’est pas le vent préféré de la Princess. On verra !
La journée s’est passée avec un vent toujours entre 16 et 22 nœuds. La mer est plus facile. 45° c’est la latitude de Bordeaux donc, bien au dessus du cap Finisterre, mais très au large et ce matin il faisait un cap 45 °, génial, droit vers le but !
Bon cet après-midi, le vent a tourné et il recommence à tirer des bords ! Actuellement il allait vers le Portugal. Il va virer dans la soirée pour partir vers l’Irlande. Ce sera mieux sur ce bord surtout parce que la couchette ou il dort sera beaucoup plus confortable !
Il commence a en avoir un peu assez du près, assez de s’aggriper partout, d’être toujours en tension pour se déplacer et faire la moindre tâche.
Mais l’arrivée peut enfin s’envisager ! Les conditions en plus devraient s’améliorer avec la fin de semaine.
Espérons ! … il me parait continuellement combatif et dans une harmonie parfaite avec la Princess …
95 milles, pas si mal vu les longs moments de calmes, hier, mais ce n’est rien en déplacement sur la route, car les virements de bords , un coup vers le nord, un coup vers le sud se soldent par une bien faible progression.
Il faut dire qu’il a vraiment le vent dans le nez. Cette nuit et toute la matinée un vent très soutenu, 30-35 nœuds, mais surtout une mer très forte qui n’aide pas le bateau à avancer.
C’était magnifique paraît il. Il ne veut pas prendre de photos, il a trop peur de sortir son téléphone et de le perdre ! Il est trop précieux.
Pas mal d’eau encore dans les fonds, douce toujours. C’est sûr, un des réservoirs ou quelque part dans le circuit, il y a une fuite d’eau.
Un des messages de la fin de matinée » le vent devait tomber en descendant vers le sud, pour l’instant, ce n’est pas le cas, la nature est une grosse salope ! »
Bon finalement, le vent s’est un peu calmé en début d’après midi, leur a permis, à la Princess et lui, de souffler un peu. Et il a pu faire chauffer ses raviolis plus facilement.
Il reste comme toujours à espérer que ça aille mieux. 12 jours qu’il est parti … normalement, il devrait arriver, selon les pronostics habituels, mais là, le vent quand il y en a, crée une vraie barrière et sinon, c’est calme plat ! … pas des conditions géniales.
Message ce soir, il est à 643 milles du Pertuis. Mais, à partir de jeudi, la situation devrait être meilleure, s’il parvient à éviter une belle zone de calmes au Cap Finistère. Samedi, dimanche, ça pourrait même devenir bon ! On espère !
Au moins, ce soir, pour la première fois depuis 4 jours, il a grand soleil et ciel bleu. Une grande trouée de ciel bleu est apparue d’un coup au sud ouest et en 30 minutes le ciel s’est entièrement dégagé. La vie est déjà plus belle.
Un des deux oiseaux est mort cette nuit, l’autre a disparu. Pas facile la vie en mer.
A suivre …
Les fantasmes qui doivent rôder dans les rêves des marins solitaires
Mais pas d’avancée en ligne directe vers la Rochelle.
Des virements de bord pour tenter de se recaler, avoir une mer meilleure sur l’autre bord. Mais tout est un peu vain. Pas de vent parfois, des fois 30 nœuds. Des manœuvres à n’en plus finir. Le vent dans le nez tout le temps quand les Gribs pourraient laisser croire qu’il va y avoir un peu de portant.
Ciel gris, couverture nuageuse complète, des grains ou du crachin, des températures très fraîches. Une mer très hachée, sèche, courte. Le bateau est très chahuté et la vie à bord inconfortable. Apparemment, vraiment c’est dur.
Bon, il garde le moral. Se plaint d’être tellement secoué qu’il n’arrive pas à se concentrer pour lire. Mais il en a marre, c’est clair …
Ce matin, il me disait que finalement on pouvait espérer une arrivée avant la fin août, et ce soir, le pronostic est que finalement fin août serait plus réaliste ! … pas facile de garder l’espoir dans les conditions qu’il a. Et c’est vrai que les prévisions sont désespérantes avec un vent continuellement dans le nez.
Un oiseau est entré dans le bateau, pas moyen de le faire sortir … et ce soir, un second l’a rejoint ! … Erick est désespéré car ils vont chier partout ! … elle est dure cette vie en mer. Pourvu que ça s’améliore.
Encore 24 heures bien laborieuses. Beaucoup de manœuvres pour profiter du moindre souffle d’air en envoyant de la toile et finalement affaler tout.
2 nœuds de vent, et puis 5-6, des fois 13 noeuds. Le bateau avance tout doucement.
A presque 14h il lui restait 738 milles. Ce soir, à 20 heures, 726 milles. 12 milles en 6 heures ! Moi, d’ici, je trouve ça déprimant !
Heureusement, lui, il trouve qu’il y a des moments sympa et qu’il a le moral, juste, il ne s’attendait pas à une étape aussi longue.
Il va commencer à tirer des bords sinon il va finir par monter jusqu’en Angleterre ! Mais c’est vrai que le bord suivant lui fait faire du sud alors ce n’est pas motivant !
Il a commencé à rationner un peu les vivres, au cas où ça durerait encore cette absence de vent. Pourtant les Gribs en annoncent du vent.
En plus, il fait gris, triste, frais, fin crachin, un temps de Toussaint. La visibilité est mauvaise et il va falloir utiliser le radar en cas d’alerte. La bonne nouvelle c’est qu’avec ce calme, il va pouvoir bien dormir !
Il dit » c’est pas dur du tout, c’est calme et par certains côtés, je suis bien, mais j’aimerais arriver pour te retrouver. Ça va être long Mimi »
Un grand tendre se cacherait derrière ce Capitaine ?
A suivre … et pourvu que cette suite lui apporte un peu plus de vent et du soleil