03 janvier 2022 : retour en Martinique …

Et voilà ! On a changé d’année ! Meilleurs vœux à tout le monde et que chacun ne vive que ce qu’il a choisit, des étoiles dans les yeux à chaque instant.

Pour nous, 3 janvier de bonne heure, départ vers Orly, il pleut.

L’avion est à 11h45 mais maintenant, avec tous les contrôles, il faut prévoir très large avant de réussir à arriver dans l’appareil ! … heureusement, la veille, après 3 heures à faire la queue, nous avons enfin réussi à se faire faire le test Covid, obligatoire moins de 24 heures avant le départ. Et ouf, on est négatifs tous les deux !

Mais, malgré tous les différents sas à passer, pas une seule fois, avant de monter dans l’avion, notre Pass sanitaire ni notre test anti covid ne seront contrôlés ! Un trou dans la raquette, c’est sûr !

Un dernier petit clin d’oeil dans l’aérogare pour garder des souvenirs de la France et penser à notre copain Jean François dont la société « La voiture de mon Père » loue avec succès des 2 Chevaux.

Pour une fois, à l’arrivée, nous récupérons nos bagages dès le début de la distribution sur les tapis roulants, Loïc, le taxi, est là comme prévu et à 16h30, heure locale, c’est à dire 5 heures de moins qu’en métropole, nous retrouvons Princess Julia, bien sage à son ponton.

Tout va bien, rien n’a bougé, les grains réguliers ont nettoyé le pont, les batteries sont bien chargées grâce aux panneaux solaires, pas une trace d’humidité à l’intérieur et ouf, cette fois ci, le frigo est resté ouvert !

Tout est vite remis en place les sacs vidés, l’électricité et l’eau rebranchées, les bières mises au frais, le lit fait, où il nous tarde d’aller, il ne reste plus qu’à aller faire les courses au petit supermarché à côté ! Un poulet rôti cuit, vendu à 50% vu l’heure tardive, nous attend ! Super, on a une faim de loup ! … en sortant du magasin, la nuit est déjà tombée et c’est toujours une surprise comme elle tombe d’un coup chaque soir. Il fait très doux, un beau ciel bleu marine avec juste un fin croissant de lune, c’est magnifique. A 9 heures on est au lit ! C’est comme s’il était 2 heures du matin !

Mina, comme à chaque voyage a été parfaite. Très sage, pas un miaulement, même pas peur au contrôle de police mais très contente d’arriver et de sortir enfin de son sac pour explorer tous les recoins du bateau.

On a tous les 3 passé une bien bonne nuit, juste réveillés régulièrement par des grains furieux ! La saison des pluies n’est pas terminée c’est clair !

Ciel gris et crachin au réveil mais il fait bon ! On reprend nos habitudes, petit déjeuner tranquille à 7 heures du matin dans le cockpit, il nous reste un tas de choses à faire avant de quitter la Marina vendredi.

Hier, Erick a révisé le moteur, vidange, changement du rotor de pompe et des différents filtres, ce matin il a démarré au quart de tour.

Tout est prêt pour partir demain.

Première escale prévue devant Fort de France, au pied du fort, pour aller faire l’approvisionnement du bateau au Leader Price juste à côté du mouillage. Et peut-être cette fois ci, on pourra aller visiter la bibliothèque Schoelcher qui était fermée pendant le confinement.

Après, on retourne au Marin, il faut récupérer la survie qu’on a laissée là bas pour la révision, obligatoire tous les 3 ans.

Et après … tout reste à imaginer ! …

Tout à l’heure, à 18 heures, on va voir passer, juste là, le long de la Marina, l’avion Air France qui arrive de Roissy. Il y aura dedans nos copains de Léognan qui viennent voir Suzy, leur fille, avec qui on avait fait la sortie à l’Anse Noire en février, l’année dernière.

Il va y avoir, dans les prochains jours, une journée balade avec eux !

Pour l’instant, il fait beau, 28°, un vent léger, la Marina est bien calme.

A suivre !

19 décembre 21 : Marina Z’Abricots

Nous voilà depuis vendredi midi de retour à la Marina d’Etang Z’Abricots à  côté de Fort de France.

Le bateau est presque prêt pour qu’on le laisse pendant le court voyage en métropole qui va nous permettre de passer les fêtes en famille. Nous prenons l’avion demain, 18 heures.

C’est toujours stressant de laisser le bateau.

Avant ça, notre petite escale à l’Anse Noire a été bien agréable.

La veille d’en partir, on a fait une belle balade pour aller, en traversant la forêt qui couvre le morne, jusqu’aux Anses d’Arlet.

Petite Anse d’abord, une jolie plage bordée de palmiers.

puis grande Anse, avec sa petite église tellement mignonne au bout du ponton.

On a bien crapahuté, sous la pluie avec les pierres bien glissantes pour corser la descente du retour, un bon 10 km de chemin raide et rocailleux, on est revenus au bateau fourbus !

A peine farouche !

Sinon, on restait sur Princess Julia à bricoler, se baigner, lire, rêver et le temps était bien agréable.

Pas beaucoup de bateaux. Juste l’après-midi le passage des bateaux de promenades qui amènent leurs passagers se baigner et ça nous faisait des tas d’insectes rigolos et colorés sur le plan d’eau.

Le soir, toujours le même grand calme, mais les soirées étaient bien occupées car on a retrouvé un voilier, Sena, rencontré en juin à l’Anse Noire aussi, alors ça a été un soir chez l’un et le lendemain chez l’autre ! Pas de tout repos !

Vendredi matin, on a quitté le mouillage à 9 heures. Bon vent  dans le nez pour traverser la baie de Fort de France et aller jusqu’au fond de la baie, là où est la marina.

Yankee, 2 ris, 30 nœuds de vent et un peu plus … on a tiré 4 bords pour arriver face à l’entrée et on était pile poil à l’heure puisqu’on devait y être pour midi. Manoeuvre d’enfer à cause du vent et en marche arrière en plus, pour se mettre à quai,  il est trop fort le capitaine !

Et voilà …  ce matin, il y avait sur les pontons,  un cluster de Pères Noël qui s’apprêtaient à partir distribuer les cadeaux en vedettes et jet skis. Le chariot avec les rennes c’est drôlement mieux , moins bruyant !

Mardi, on va passer de 30 degrés à 5 ou 6 , ça va faire drôle. Mina surtout va regretter ses soirées peinardes. 

Trop mignon les papattes croisées !

Retour le 4 janvier ! A suivre ! Bonnes fêtes de fin d’année à tout le monde ! 🎅 🥂 🎊

13 décembre : l’Anse Noire

Ça y est, on a retrouvé un peu le goût de la navigation ! Direction l’Anse Noire, notre mouillage favori !

Week-end tranquille à Caritan pour finir la préparation du bateau.. nous avons attendu désespérément une pause dans le vent pour pouvoir mettre le génois à poste, mais non, pas d’accalmie prévue au programme. Mais on a fêté hier les 75 ans de Jean Yves, le « Pic Vert », qui est venu nous rejoindre à bord pour fêter ça et là, pas d’accalmie pour un évènement pareil ! . Un très bon moment.

Enfin, ce matin, lever à 6 heures, le vent s’est apaisé. Et youpi, on a pu mettre le génois juste avant que le vent retrouve sa force pendant le petit déjeuner !

Eh bé voilà, 9h, on est prêts à partir ! … et on a eu la chance pour une première navigation d’avoir les conditions idéales pour reprendre nos marques !

Grand voile seule avec 1 ris, vent portant 15-20 nœuds, la Princess avançait bien sur une belle mer à peine agitée.

Le rocher du Diamant pour le plaisir … la différence là, par rapport au printemps, c’est qu’il y a plein de bateaux sur l’eau ! Qu’est ce que c’était bien le Covid avant ! … on est un peu inquiets sur ce qu’on va trouver à l’Anse Noire, mais finalement, il n’y a pas trop de bateaux, 2 cata et 2 voiliers. On se trouve facilement une place un peu à l’extérieur et on est très bien. Tout l’après midi des bateaux arrivent, repartent venus juste le temps d’un bain .

Ce soir, on devrait être plus tranquilles ! Là, pour l’instant, il y a un petit bateau à moteur qui a la musique à fond, ça se répercute sur les parois escarpées de l’anse et ce sera bien quand il partira !

Mais c’est toujours aussi beau !

11 décembre : enfin dans l’eau !

Depuis hier midi on flotte ! … et c’est un grand plaisir. Finie la fournaise du chantier sale et bruyant. On est ventilés par un bon vent qui nous rafraîchit et fait tourner l’éolienne pour nous produire du courant. On peut se baigner et ça c’est un régal ! Fraîche quand on se met dedans, elle paraît vite très bonne après.

Mais pour arriver à ça, la matinée d’hier a été plutôt stressante ! … d’abord, Mina, encore une fois avait dû comprendre ce qu’on dit et dès le petit déjeuner, pfffttt, elle a disparu ! … de temps en temps, on la voyait se faufiler à distance, entre les bateaux.

Et puis enfin, elle s’est couchée sous un bateau, à l’ombre, elle m’a laissée l’approcher sans se sauver et ouf, j’ai pu l’attraper ! Direction le bateau, enfermée, pour une première étape dans la coursive ! Il était 9 heures, il fallait attendre jusqu’à 11 heures, heure prévue au planning pour la mise à l’eau.

Après, il y a eu les retards habituels ! La lenteur tranquille … le temps qui passe en discussions interminables car ils ont un peu raclé la coque d’un bateau en le sortant ! Un beau cata . Heureusement, les mecs étaient plutôt sympa.

Enfin, 11h30 c’est notre tour ! Ils viennent chercher Princess Julia avec le travel lift , mais c’était clair qu’il n’y avait pas l’espace suffisant pour manœuvrer et sortir le bateau ! Bon il a fallu aller chercher le chariot qui permet de juste le soulever, l’extraire de la rangée de bateaux où elle était la Princess et la transporter dans l’allée où là, le travel lift pouvait la récupérer.

J’avais pris Mina avec moi dans son sac. La pauvre, il faisait super chaud.

Un dernier coup d’antifouling sur la dérive qu’on pouvait descendre maintenant qu’on était en l’air, à l’emplacement des patins qui soutenaient le bateau et plouf, à l’eau.

Le moteur a démarré tout de suite, en fumant beaucoup pour protester cependant … et en route vers le ponton du gaz oil de la Marina pour aller faire le plein d’eau douce puisqu’au chantier , on n’avait pas l’eau.

Zut, pas de chance, on est arrivé pile à 13h à l’heure où ils ferment ! … sympa, ils nous ont tout de même branché le tuyau d’eau, on pouvait faire le plein et on paierai à leur retour à 15h.

On a tellement bien fait le plein qu’on a commencé à remplir le bateau ! C’est un problème qui nous avait intrigué depuis déjà un petit moment, la présence d’eau douce dans les fonds. Là, c’était clair qu’elle arrivait au moment du remplissage ! … alors on a passé un bon bout de temps à pomper, de vrais Schaddocks ! … pfff, juste le temps d’avaler nos œufs au plat, et les mecs étaient déjà de retour ! On n’avait pas eu le temps de s’ennuyer !

Et direction le mouillage de Caritan pour retrouver presque notre place du printemps !

Première soirée vite passée, premier coucher de soleil avec le Diamant au fond, caché derrière les bateaux. A 7 heures, on était au lit, crevés !

Presque une grasse matinée ce matin ! Pas de bruit comme au chantier où dès 5 heures, les bip bip des camions nous réveillent.

Journée tranquille à apprécier le temps qui passe comme une journée de vacances !

On a fêté ça à midi ! Pastis, comme si on était dimanche !

Cet après-midi, une fois l’annexe équipée du moteur, petit tour à terre pour aller faire la balade jusqu’à Sainte Anne et faire quelques provisions de frais.

Et voilà, deuxième soirée tranquille. La nuit est douce, rien à voir avec les soirées chaudes du chantier où le goudron nous redonnait, toute la nuit, la chaleur accumulée de la journée. Et surtout, pas de moustiques !

Ce repos aujourd’hui, c’était un vrai bonheur, on ne savait pas qu’on était aussi fatigués Même Mina à trouvé ça trop bien !

Demain matin, on espère qu’il y aura un peu moins de vent pour pouvoir mettre le génois !

Bon, le chantier, il y a eu tout de même de bons moments grâce aux discussions avec notre voisin, vous vous rappelez le Pic vert furieux.

Il en est à l’étape où il faut mettre en peinture. Après de longues hésitations il s’est décidé à prévoir une tente car il y a chaque jour des petits grains imprévisibles qui vous saccagent une peinture fraiche en moins de 2 ! Et ça n’a pas été simple la construction de la tente. Ils n’étaient pas trop de deux !

Une chance un voisin pareil !

Allez, à suivre ! On reste encore ici demain et lundi on part vers l’Anse Noire.

9 décembre : demain, on met à l’eau !

Du moins si tout va bien ! Et ici, les plannings peuvent vite varie ! Mais normalement, le travel lift vient nous chercher demain matin ! … hier matin, on a reçu, enfin, la confirmation que nous avions une place à la Marina d’Etang Z’Abricot ! On n’y croyait plus ! … et la Marina du Marin, elle, nous laissait peu d’espoir d’avoir une place. On s’était résolu à l’idée de laisser le bateau au chantier, malgré le prix bien élevé et préparés à continuer à vivre dans le bruit et cette fournaise qui règne là, avec la chaleur renvoyée par le béton tout autour. Ouf, on va pouvoir aller se rafraîchir, se baigner au mouillage à Sainte Anne et se faire une petite navigation jusqu’à la Baie de Fort de France, avec arrêt bien sûr à l’Anse Noire.

Il faut finir de préparer le bateau. On a mis la grand voile mais on attend d’être à l’eau et pouvoir se mettre face au vent pour mettre le génois en place.

Sinon, là, le bateau est prêt. Erick passe une dernière couche d’antifouling, ce matin, moi, je fais une dernière lessive.

On a bien bossé tout ces derniers jours. Lever à 6h , on travaille toute la journée, avec juste une pause déjeuner-sieste de 12h à 14h.

Quand arrive 18h, avec la nuit, un peu de fraîcheur, la promesse de la douche est en plus un vrai bonheur !

Maintenant qu’Erick a poncé les joints pour finir la réfection du fond du cockpit, on a pu remettre en place la table et manger dehors. Ah c’est mieux ! Un peu d’air ! On a fêté ça avec un verre de vin blanc !

Les mouvements de protestation se sont finis sans qu’on sache pourquoi ! … les magasins on recommencé à être approvisionnés et voilà, pour cette fois ci, le coup de chaud est passé … mais sans solution, ce n’est que reporté à une prochaine fois !

Dans 10 jours, on reprend l’avion. L’avantage d’être à Z’Abricot c’est qu’on est à 15 minutes de l’aéroport.

Ça fait que Mina gagne un peu de temps en moins d’enfermement dans son sac 😻 … pas facile pour elle cette vie de vagabonde mais elle est adorable et supporte tout sans se plaindre . Là, malgré des conditions pas faciles, l’échelle à monter et descendre, un petit coin d’herbes minuscule le long du grillage, des chats à avoir sans cesse à l’œil pour qu’ils ne viennent pas sur son territoire, elle semble assez bien ! Joueuse, attentive à tout ce qu’on fait, elle me suit presque partout ! …

On a de nouveaux voisins ! Oups, un magnifique catamaran déjà à côté de nous en juin. Une joyeuse équipe, ils avaient entièrement remis le bateau à neuf, tout bien repeint, polishé. Le bateau était trop beau, un Marsaudon 50 pieds, il y en a pour des sous ! Et là, il revient, un flotteur explosé ! … le propriétaire l’avait prêté à François Gabard … et ils ont heurté une baleine en arrivant sur Sainte Lucie ! … pas cool ! Un gros trou de chaque côté ! Il y a 4 mois de travaux !

Et puis un beau Classe 40 de la Transat Jacques Vabre.

Quille complètement délaminée après une traversée, c’est sûr, il y a un problème !

Allez, à suivre, des nouvelles quand on sera sur l’eau !

La vie qu’on a ici, résister au milieu du béton !

30 novembre : une semaine que nous sommes arrivés …

Et on n’a pas chômé ! Pourtant il reste encore pas mal de choses à faire avant de pouvoir la mettre à l’eau la Princess.

Une journée déjà au départ, mardi, pour nettoyer le pont du bateau !

Et puis, il a fallu gérer le problème du frigo. Tout poncer, repeindre, dérouiller les panières avant de les peindre elles aussi. Maintenant, il est tout beau, tout propre !

Il ne sent plus mauvais ! … on peut à nouveau avoir du beurre au petit déjeuner, c’est le pêché mignon de Mina qui en réclame une toute petite lichette , chaque matin, pour se lècher les babines après pendant une heure parce que ça colle aux dents !

Et la bière est fraîche le soir !

Et puis, préparer la coque avant de passer l’antifouling.

Epoxy tout le long de la ligne de flottaison et sur les endroits où l’aluminium avait été mis à nu … un gros et fastidieux travail. Bon, c’est fait, il reste maintenant à mettre les Scotchs pour délimiter les zones à peindre et on pourra faire l’antifouling, la couche, les couches plutôt même, de peinture qui protège le bateau sous l’eau. .

Erick s’est aussi occupé de préparer et recoller les lattes du cockpit.

Le plus casse pieds c’est de faire les joints noirs qui font l’étanchéité. On s’en colle partout ! … maintenant, il reste à attendre 7 jours avant de pouvoir les poncer pour que ce soit beau !

Et aussi, remettre l’éolienne en place ! … dit comme ça, ça semble tout bête, mais ce bazar, ça pèse un âne mort, il a fallu mettre en place des bouts dans tous les sens pour la positionner à peu près pile poil au dessus de son mâts. Tout ça, avec Erick, en équilibre instable sur le balcon arrière, les vis, les pales qui se cassaient la figure tellement c’est mal foutu ce machin et que tant que tout n’est pas fixé il faudrait 3 ou 4 mains pour tout maintenir en place ! Heureusement qu’on n’était pas sur l’eau, on aurait perdu des morceaux !

Mais ouf elle est en place et Erick toujours entier !

Lundi matin, 3ème dose de vaccin … vendredi, j’étais allée voir exprès, pas besoin de prendre rendez vous, il suffisait de venir à 8h. Là, finalement, à 8h30 quand ça a commencé, comme nous n’avions pas de rendez vous, nous devions laisser passer tout ceux qui en avaient un et on passerait après ! … quoi !? discussion gentille pour protester un peu ! Finalement, on est passé très vite et à 9h1/2 c’était fini ! … et même pas mal ! Juste un peu fatigués aujourd’hui.

Le temps est en général très chaud, avec peu de vent. La nuit, il y a 2 jours a été étouffante, impossible de dormir ! Le voisin pareil !

La situation sur le front des barrages ne bouge pas beaucoup et les rayons de super marchés sont de plus en plus vides. Chez Leader Price, plus d’eau minérale ni de bière, plus de pain de mie, plus de laitages, plus de viande ni de charcuterie ! … des rayons entiers vides !

Le petit Carrefour à côté est un peu mieux approvisionné, au moins ils ont de l’eau !

Aujourd’hui, pluie pendant un bon bout de l’après-midi. J’en ai profité pour faire les cuivres !

Erick s’est lancé à poncer la plage arrière pour la repeindre à nouveau. Elle s’abime très vite car elle est très sollicitée pour monter et descendre.

Il reste à repositionner le radom du radar au milieu du mât…. et le reste, mettre les voiles et les écoutes, re organiser et plein d’autres choses à remonter, on pourra le faire à l’eau.

Ah, j’ai mis en place la nouvelle poche à drisses que j’ai faite à Gradignan grâce à la belle machine à coudre de Roger.

Et pendant ce temps là, le voisin, du matin au soir, têtu, continue à taper avec une régularité de métronome, pour décaper sa peinture !

On ne voit pas le temps passer ! … à suivre !

22 novembre : retour en Martinique

Depuis lundi, on a retrouvé Princess Julia ! … vol pour traverser qui va presque trop vite … l’avion est à l’heure, le taxi est bien là au bout, qui nous attend et, chance, on a tout nos bagages !

On est au chantier vers 17 heures. Rien bien sûr, malgré notre message, n’a été prévu ! Pas d’échelle pour monter sur le bateau, pas d’électricité… bon on trouve une échelle, pour l’électricité, ce sera pour demain ! … et vite il fait nuit! La nuit tombe ici, vers 18 heures.

Princess Julia est en bon état, mais très sale ! Très très sale ! De la poussière noire partout sur le pont et à l’intérieur une poussière bleue qui couvre un peu tout ! Un bateau voisin a dû poncer son antifouling à sec, ce qui est interdit … et il y en a partout !

Le plus bête, c’est que dans notre précipitation en partant, on a fermé le frigo au lieu de le laisser entrouvert et … tout est moisi dedans, avec en prime une odeur pas possible ! … en arrivant, on nettoie le plus gros … on verra demain ! Pour l’instant il faut trouver à manger !

Tout est fermé dans le coin. Il nous reste à marcher jusqu’à la Marina à 3 km. Heureusement, en chemin, au niveau du village de pêcheurs, il y a une petite guinguette qui sert à manger !

Ribs de porc, bière, ambiance très chaleureuse, la soirée est bien agréable. Et on retourne au bateau, contents d’aller se coucher ! C’est comme s’il était 4 heures du matin ! Et nous a 4 heures du matin, d’habitude on dort ! La journée a vraiment été longue !

Pas d’eau sur le chantier, la canalisation a pété il y a un mois et elle n’est toujours pas réparée ! Ah, c’est vrai que le directeur du chantier est en prison , ça ne fait pas avancer les choses ! … alors pour avoir de l’eau, on vous met près du bateau un petit container d’eau, 1m3, les containers carrés qu’on voit dans les champs …et avec une pompe on peut avoir de l’eau courante ! … quand on a la pompe car la pompe, on se la passe d’un bateau à l’autre en fonction des besoins ! … retour à des fonctions de base pour l’accès à l’eau quoi ! Car détenir la pompe, c’est une victoire !

Sinon, on a entamé tout le boulot qui nous attend ! Avec des petits suppléments pas prévus !

Le frigo à nettoyer et repeindre, tant qu’on y est, il en avait besoin de toutes façons ! Et c’est du boulot ! … maintenant, c’est fait, juste il faut attendre que la peinture sèche ! Pas de beurre au petit déjeuner quoi ! …

Les lattes du cockpit qui se décollent et ça fait floc floc quand on appuie dessus ! … zut, ça non plus ce n’était pas prévu ! … alors, tout bien nettoyer là où ça se décolle, faire sécher et maintenant qu’on a acheté tout le matériel, il reste à recoller.

Et puis, ça c’était prévu, décaper toute la peinture au niveau de la ligne de flottaison pour refaire bien propre. A Trinidad, il y avait eu des attaques d’électrolyse et il fallait bien gérer ça un jour.

Ce soir Erick a fini de tout poncer à la main avec du papier abrasif à l’eau, il a les mains toutes usées elles aussi ! Reste à finir de préparer pour peindre.

Et puis, il faut s’adapter aux pénuries dans les magasins à cause des blocages.

Nous, comme on sort peu du chantier, on n’est pas trop dérangés , mais, apparemment, ça bouge au delà des frontières du chantier !

Apparemment, dans les files d’attente aux caisses des magasins, je vois que ces désordres sont loin d’être soutenus par la population.

Avec le Covid là dessus en plus, le couvre feu qui est maintenant à 19h, les magasins qui ferment à 17h pour laisser rentrer le personnel avant la fin du couvre feu, la vie est un peu plus compliquée !

A côté de nous, il y a un mec de Lorient sur un beau bateau en aluminium de 15m. Il décape la peinture de son roof, qui est très long, à petits coups de ciseaux à bois … un bruit de pic vert en folie qui nous accompagne toute la journée !

Voilà, rien d’idyllique quoi !

Lundi matin, on fait la 3eme dose !

A suivre !

11 novembre, 5 mois que nous sommes rentrés…

5 mois juste aujourd’hui depuis notre retour … 5 mois juste aujourd’hui depuis le décès du Père d’Erick. Pas facile ce retour.

Le temps est passé vite.

On retourne voir Princess Julia, avion pour Fort de France le 22 novembre.

Comment ça va se passer là-bas ? Le Covid est toujours bien présent.

Mais il nous faut bien sortir le bateau du chantier vu le prix que ça nous coûte chaque mois .

Bon … alors on recommence à vous raconter la suite ? Vous venez avec nous ?

A suivre !

10 juin : l’aéroport

On a laissé la Princess et on rentre avec un jour d’avance. Le Père d’Erick ne se remet pas de son opération et il est maintenant au plus mal.

Pour nous ce n’était pas facile de rentrer plus vite , il fallait préparer le bateau à affronter la saison des cyclones et aussi trouver un avion qui pouvait embarquer Mina … pas plus de 2 chats par avion ! Pas simple ! …

Bon , voilà, on va embarquer ! Demain, Roissy.

On ne regrettera pas la chaleur humide étouffante qui régnait ces derniers jours !

A bientôt !

3 juin : le chantier …

Et voilà, depuis mardi matin, Princess Julia est sortie de l’eau …On avait rendez vous à 8h30. Réveil de bonne heure… petit détour par la marina pour aller faire le plein de fuel et on était pile poil à l’heure au pied du travel lift … et eux aussi ! … si elle est pas belle la vie !

Place provisoire pour passer le Karcher… finalement, le provisoire durera jusqu’au lendemain ! … on leur avait dit qu’il fallait s’ils nous déplaçaient le faire avant 11 h car après, il nous fallait partir en vitesse à Sainte Anne faire la deuxième injection du vaccin. C’était prévu normalement pour mercredi dernier, mais, avec 7 autres personnes, on a attendu, en vain, pendant 2 heures 1/2, pas de médecin à l’horizon ni de nouvelles pour nous dire si elle allait finir par arriver. Le lendemain, coup de téléphone pour nous dire que, désolé, c’était reporté d’une semaine ! Cool !

Bien sûr, sur le chantier, ça a traîné. A 10h30, ils nous mettaient sur une nouvelle place provisoire et ils ont mis Princess Julia à sa vraie place pour ses longues vacances pendant qu’on était partis. Heureusement, ils ont suivi toutes les consignes qu’on avait données et tout allait bien, inclinaison du bateau comme il faut, calage de façon à ce qu’on puisse descendre la dérive, parfait !

Juste, j’imagine que Mina n’a pas aimé du tout ! Mais, on n’était pas là pour le voir !

Vélo pour aller à Sainte Anne, ils n’étaient pas sortis depuis Trinidad , ça leur a fait du bien ! Et à nous aussi ! Petite route sympa avec de belles côtes et de jolies descentes , juste un peu trop de voitures !

Voilà, on est vaccinés, tout va bien et aujourd’hui, pas d’effets secondaires …

Alors on a pu continuer le travail pour préparer le bateau. Aujourd’hui pour moi, grand nettoyage de l’annexe et ça m’a pris la journée mais ce soir elle est comme neuve ! Et Erick, lui , a passé la journée perché sur le balcon arrière pour démonter l’éolienne… pas confortable, mais, bon, c’est fait, on va pouvoir la nettoyer et la mettre à l’abri des coups de vents.

Mais ce soir, il est cassé !

Il nous reste encore pas mal de choses à faire pour préparer le bateau avant notre départ vendredi prochain, mais ça devrait aller.

Juste, on regrette le mouillage où l’air est agréable, ici il fait très chaud. En plus bien sûr, on a retrouvé les moustiques ! Et perdu les beaux couchers de soleil avec le Diamant a l’horizon ! Ça c’est notre dernier coucher de soleil. Quand nous sommes arrivés, fin mars, le soleil se couchait à gauche du Diamant !

Sinon, avant de quitter le mouillage, on a fait, jeudi dernier une très belle rando, la remontée de la rivière Falaise qui descend de la Montagne Pelée .

On était avec Bertrand et Hélène, et Théo leur fils qui a raté l’école pour plutôt aller crapahuter !

En première intention, on espérait toujours monter à la Pelée, mais ce n’était, cette fois ci encore pas le bon jour !

Alors changement de programme et c’était une vraiment belle rando. Comme il avait beaucoup plu la nuit, la rivière était plutôt sauvage, et la remontée un peu acrobatique par moment tant le courant était fort.

Mais la forêt autour était luxuriante.

Et au bout de la remontée on a droit à une belle cascade, beaucoup trop forte là pour qu’on aille se mettre dessous. Seul Erick est allé se baigner dans la vasque transformée en jacuzzi.

Pique nique, le soleil était revenu, et à la descente, la rivière s’était déjà calmée la progression était bien plus facile.

Ce sera sans doute notre dernière rando cette fois ci.

Et en récompense on a eu droit à une matoutou falaise

Qui a eu le plus peur ! Sûrement la mygale ! Parce que Bertrand est terrifiant !

Et lundi, Hélène et Bertrand ont enfin réussi à monter à la Pelée, avec presque le paysage dégagé, mais pas à 360 °

Et aussi, une dernière bonne action avant de quitter le mouillage, Erick est allé récupérer une annexe qui partait à la dérive vers le large ! Restait après à faire la tourner des voiliers pour voir qui l’avait perdue ! Heureusement, il a trouvé assez vite !

Bon, voilà, il nous reste du boulot avant de partir !

A suivre !