Ce matin, on a appelé le mécanicien. Il n’avait pas répondu à notre appel vendredi, pas rappelé après, et pas donné signe de vie alors qu’il nous avait dit qu’il viendrait récupérer l’inverseur, dimanche au plus tard, puisqu’il devait venir mouiller son bateau, à Caritan, dimanche, et que ça tombait bien. Ça tombait tellement bien qu’il n’est pas venu, n’a bien sûr pas téléphoné et nous avons attendu pour rien !
Ce matin, on a donc appelé un autre mécanicien, Didier. Recommandé chaleureusement par notre copain Philippe. C’est le cousin du copain sur le bateau duquel il va faire la transat retour.
1er appel, il répond tout de suite, pour dire qu’il est occupé, mais qu’il faut rappeler dans 1/4 d’heure. Ah, déjà un bon point ! … réactif et franc .
On rappelle un quart d’heure après. Très disponible. Il est au courant de notre problème car Ralph est venu le voir pour savoir s’il avait des pièces ! … Didier est réputé pour avoir une mine de pièces détachées !
Il nous dit être très occupé et nous donne une date possible d’intervention à la mi mars. On lui dit que l’inverseur est démonté … ah c’est différent ! Dans ce cas, si on peut lui apporter, il pourra y regarder de temps en temps entre deux interventions.
Super ! Un peu qu’on va lui apporter ! … et nous voilà partis immédiatement, avec l’annexe, il était 10h30, pour remonter toute la baie, à la vitesse de notre petit 6cv !
Vent dans le nez, un bon clapot, on est vite douchés ! … mais on a un objectif ! … 11h15 on arrive à l’autre bout de la baie où son bateau est mouillé.
Didier a fait son atelier sur un ancien bateau de transport de passagers, un genre de grosse navette … une belle plate-forme, avec une partie atelier et une partie espace à vivre. C’est vraiment bien pensé ! On peut y accoster sans problème, des bateaux peuvent venir se mettre à couple pour se faire réparer.
Un contact direct, précis … il va y regarder. Mais il ne faut pas l’appeler pour savoir où ça en est, lui nous appelera quand ce sera fait.
On est confiant ! L’impression est vraiment bonne. Nous l’avions déjà rencontré au chantier, quand le bateau était au sec. Il intervenait sur le bateau de Jean Yves, le copain à côté et il avait donné des conseils à Erick pour le moteur. Jean Yves, dont il fait l’entretien du moteur, en était très content.
Bon, il n’y a plus qu’à attendre ! Mais au moins, on a un délai, mi mars ! … et il a des yeux d’un bleu très pâle à en être chaviré !
D’ici là, on va pouvoir se balader un peu ici, bricoler… attendre ! …
Ce soir, la soirée est pour une fois très paisible. Peu de vent, pas de clapot, un grand calme. Mina déguste le moment à côté de moi.
Au large, les lumières d’un paquebot de croisière, juste le bruit de l’éolienne, un bruit rassurant qui nous dit que les batteries se rechargent.
Demain, le copain Philippe vient avec son voilier nous prendre en remorque pour nous tracter et nous déplacer vers un endroit plus proche du ponton. Ce sera plus pratique pour le temps qui nous reste à attendre. Pourvu que tout se passe bien !
A suivre !