30 novembre : San Sebastian de la Gomera

Aujourd’hui samedi … on est là depuis mardi et le temps a été bien occupé ! … 1er jour tranquille, balade dans la ville, petite, paisible, ambiance très familiale. La marina, elle, est plus agitée. Bien pleine, essentiellement des bateaux d’au minimum 12 mètres Beaucoup en partance vers Le Cap Vert et la traversée. Et puis aussi pas mal de voiliers de location. Bon, ça fait du monde sur les pontons et pour nous, après le grand calme de Garachico, ça fait drôle !

Mercredi, le 1er bus, pour monter vers Hermigua, au nord est. Arrêt du bus en haut de cette ville qui s’étire le long d’une vallée très encaissée, pause dans un café pour prendre des forces et puis après, 2 heures de montée en escalier, magnifique mais exigeante pour notre pauvre souffle jusqu’à El Cedro, hameau perdu, noyé dans la brume, où on trouve le seul camping de l’île.

Après avoir hésité sur le chemin du retour, soit continuer la boucle prévue, avec au final 800 m.de dénivelé et plus de 10 km de marche, ou revenir par le même chemin, et les 4.6 km d’escaliers . Allez, on fait la boucle … et on n’a pas regretté, chemin trop beau dans une nature exubérante avec de belles vues sur Tenerife.

Petit ermitage San Juan juste avant de retrouver le bas de Hermigua, l’arrêt du bus pour le retour et un café bien placé pour y boire une bière en l’attendant. Il fait grand nuit quand il arrive et on est bien contents de redescendre à travers les montagnes sombres et pour finir les lumières de San Sébastian.

Jeudi, balade pour aller voir le haut de la falaise qui domine la marina , on y voit une belle végétation qui fait envie. Évidemment que c’est beau, c’est le parc qui entoure le Parador super bien placé au dessus de la ville. Très belle immense demeure coloniale, on nous donne l’autorisation d’aller nous promener au milieu des riches ! Et c’est trop beau ! Ils ont de la chance ! Au moins, on voit la marina de haut !

Où est Princess Julia ?!

Tour au marché avant de revenir au bateau. Mmmm un bon poulet rôti …

L’après midi, on décide d’aller se baigner dans une crique , plus loin en longeant la côte, par un joli chemin qui escalade la falaise. Mais ça monte, ça descend, remonte et on arrive au dessus de la 1ère crique trop tard pour y descendre et revenir avant la nuit. Tant pis, c’était bien beau le chemin.

Et pas moyen d’échapper au Teide !
Hier vendredi, 1er bus encore, cette fois vers le centre de l’île et le parc national. Ça va, le 1er bus à chaque fois, c’est à 10h30 ! … route vertigineuse au dessus d’a pics impressionnants. On descend à Chipude, petit village mignon. Ouf un café adorable pour boire un café justement, avant le départ, et on va faire une randonnée magnifique, jusqu’au Garajonay, le point culminant de l’île à 1487 m.

Vue à 360 ° sur l’île. On voit Hiero, la Palma et Tenerife, on est noyés dans la végétation de cette forêt immense de lauriers qui couvre les sommets, des mers de nuages entourent l’île, c’est magnifique.

Super, c’est pas souvent les photos où on est tous les deux !

On redescend vers un arrêt de bus, mais le dernier bus est à 19h30 et il est 17h30. Et on est en plein parc, au milieu de nulle part ! …on fait du stop, la 1ere voiture qui passe s’arrête, zut ils vont à Hermigua, et chance, la 2ème voiture va à San Sebastian et la nana est toute seule, on peut embarquer tous les 3 . Nana adorable, enjouée, gentille, on les verra pas passer les 26km. Et comme on arrive et qu’ il fait encore jour, petit arrêt bière pour se requinquer sur la place trop mignonne au cœur de la ville, juste à côté de la marina. Et c’est la fête pour l’inauguration des illuminations de Noël ! Super ! Musique, du monde , un bon moment !

Aujourd’hui, grand soleil chaud .

Cristine, infatigable, est partie marcher. Nous, on s’occupe du bateau, lessive et courses.

Demain, on s’en va … mouillage au sud de l’ile avant de partir aux aurores, lundi, vers El Hierro.

Et tout va bien ! …. à suivre. ..

Une belle joubarbe

18 au 25 novembre : Garachico, le retour … et le départ !

Et voilà, une semaine que nous sommes de retour à Garachico et on ne voit pas le temps passer.

Dès l’entrée dans l’aérogare à Mérignac, on était dans l’ambiance !

La voiture de mon beau frère, qui nous a accompagné, à peine partie, Erick s’aperçoit qu’il a oublié ses lunettes de vue à la maison ! Super, le voyage commence bien , pas de surprise !

Vite, mettre en place un pont aérien pour les récupérer …. et merci à Antoine, le voisin qui a retrouvé les lunettes, merci merci à Françoise qui nous les a apportées, vous avez été très forts pour faire que tout se finisse bien, et très vite malgré les bouchons à cette heure là. Merci encore !

Bon, on pouvait partir l’esprit un peu plus tranquille.

Nuit un peu longue mais finalement pas si mauvaise à Barcelone.

1ère position …
Là, on a fignolé un peu plus le confort ! C’était mieux !

Et on arrive à l’heure mardi matin, avec du soleil, mais on voit qu’il y a eu un bon grain.

On récupère la voiture qu’on a louée et vite, route vers Garachico pour aller retrouver Princess Julia … mais surtout pour que Mina puisse enfin sortir de son sac.

Bateau nickel, même pas sale, les pluies ont lavées toutes les traces de sable marron qui recouvraient drisses et écoutes.

Et puis, voilà, bientôt une semaine de passée … on ne s’en est pas aperçu entre bricolages divers et balades.

Très belle journée dans le parc au pied du Teide, avec 2 randonnées dans des paysages volcaniques incroyables.

Et puis aussi la pointe de Teno, tout au sud, là où nous avions passé la nuit plus que venteuse avant notre arrivée à Garachico. Très belle rando sur une route accrochée au flanc de la falaise, interdite à la circulation, si ce n’est le bus acrobatique qui fait la navette. Grand calme du mouillage au soleil couchant quand nous l’avions vécu secoués par un vent pas possible. Superbe.

Cristine notre équipière nous a rejoint le mercredi 20, elle, elle s’est pas mal baladée pendant que nous, nous faisions des tas de zinzins indispensables pour le bateau.

Erick a fait des essais du beau narguilé que nous a confectionné mon beau-frère. Super ! Bien plus facile à mettre en œuvre que les plongées avec la bouteille sur le dos, le stabilisateur et tout et tout ! Il a pu comme ça changer l’anode qui est sur l’arbre d’hélice. .. et elle en avait bien besoin !

Francis en a profité pour changer la sienne d’anode et Erick est allé vérifier et nettoyer celle du bateau d’Alain et Annick ! Une belle opération ! Super le narguilé !

Et voilà !

Ce matin, adieux les amis ! Adieu à Alain et Annick, à Francis et Sylvia … tchao les amis, on se reverra un jour peut-être ! Adieu Garachico, on part à la Gomera.

Soleil, pas beaucoup de vent … on est sous génois seul, on avance doucement et c’est tranquille. On arrive à la pointe de Teno. Des dauphins pour nous accompagner au départ.

Mina a retrouvé sa place sous notre couette. ..

Tout va bien !

17 octobre : le retour !

Ça y est on est dans l’avion ! Grand beau soleil aujourd’hui pour partir … on a laissé notre belle Princess dans la nuit du petit matin … bien amarrée, on espère que tout se passera bien pendant notre absence. Un couple de français de Perros Guirec, Alain et Annick, qui vivent sur leur bateau à Garachico, doivent jeter un oeil sur Princess Julia. … et nous tenir au courant de ce qui se passe là bas.

Hier, comme prévu, petit tour à Santa Cruz.

Impressionnante architecture de l’auditorium, belle grande vague qui déferle en bord de mer, vers la ville

… et puis, l’église, le marché, très coloré.

la marina, plutôt tristounette mais on y a rencontré un mec très sympa, qui partait avec sa compagne et 2 équipiers pour Dakar.

Sinon, il ne reste pas grand chose des vieux quartiers et c’est la voiture qui mange tout l’espace. Et puis le port de commerce, immense.

On était contents de revenir au calme à Garachico !

On a fini de tout préparer…au lit de bonne heure et lever ce matin à 6h.

Voilà, le prochain message sera envoyé de France !

A suivre …

Une ancienne boîte aux lettres à Garachico

15 octobre : avant dernier jour …

Ça y est, on a enfin la place où on va laisser le bateau, depuis la fin de matinée ! … et peaufiner un amarrage qui tiendra le coup pendant notre absence nous a pris l’après midi ! … bon, ça y est ! Il faut dire que, par rapport à notre bout de ponton, ici, il y a un petit ressac vicieux qu’il a fallu dompter en amarrant la Princess de façon à ce qu’ elle arrête de tortiller du derrière comme elle le faisait ! On bougeait comme si on avait été en mer !… là, on a sorti les amortisseurs d’amarres, et puis amarres passées en double, le grand jeu.

Tout semble bien pour qu’ on puisse partir, jeudi matin, l’esprit tranquille . Voilà, plus qu’un jour … on ira peut être à Santa Cruz demain.

À suivre !

11 octobre : Garachico

Alors hier, comme prévu, rando au programme ! … a peine le ptit déj. avalé, on était en route ! … petit chemin muletier fait de belles pierres qui ont vu passer du monde tant elles sont polies … on imagine les gens qui devaient l’emprunter pour descendre à la ville, avant.

Au départ, ça grimpe sec à flanc de falaise, puis on fait de longs virages pour adoucir la montée… de belles vues sur Garachico, puis sur la marina

… on monte en zig zag au milieu d’une jolie végétation presque méditerranéenne et ça fait du bien après les champs de lave pelés des autres îles.

Et voilà, 1 heure après, on est en haut, au petit village de San Juan del Reparo. Petite église mignonne,

Beau dragonnier, l’arbre fétiche des Canaries. Nos premiers dragonniers en fait, on les a vus à Porto Santo.

Petite bière aussi, avec le sandwich que j’avais préparé, en écoutant les mecs du coin refaire le monde !

A la descente, j’ai utilisé la poche des sandwichs, une poche de pain de mie , pour ramasser les mégots et les kleenex abandonnés tout le long du chemin. Une pleine poche en arrivant en bas, sur 2km ! … ils sont crades les gens !

Déjeuner au bateau et après la sieste indispensable après notre effort (on se fait vieux !), bus pour aller jusqu’à Icod de Los Vinos, une petite ville à 4km qui domine la mer d’un peu loin. Là encore, magnifique dragonnier qui fait la réputation de la ville. Il aurait au moins 600 ans. 20 mètres de haut, plus de 10 mètres de diamètre, un tronc magnifique , Vraiment beau … et là encore émouvant quand on imagine tout ce qu’ il a vécu.

Petite ville très commerçante, vivante , là encore de belles demeures coloniales …

Courses pour refaire le plein de fruits et retour au bateau presque avec la nuit.

Aujourd’hui, On n’a pas bougé du bateau ! C’était grand nettoyage des fonds ! Un nettoyage au jet d’eau comme on n’avait jamais fait subir à notre Princess depuis qu’ on l’a ! mais ce soir , elle est super propre ! Et ainsi, on a pu vérifier que les pompes de cale fonctionnent, aussi bien la pompe électrique automatique que les 2 pompes à main. Super ! Et puis lessive et , fourbus, à 19 h30, on est enfin allés prendre une douche ! … soirée très douce et calme, illuminée par une presque pleine lune magnifique. Petit clapot sur la coque.

On attend que les hollandais dont on doit prendre la place s’en aillent ! Ils devaient partir mercredi … c’est sûr, eux aussi, ils se sentent bien ici !

Mais, tout va bien

À suivre !

9 octobre : Garachico

On est toujours sur notre petit bout de ponton, tranquilles, à l’écart du monde. Deux nuits paisibles , Mina se risque même à aller explorer sur le quai. On s’occupe du bateau… et aujourd’hui, super, on a trouvé la panne qui faisait que l’éolienne ne chargeait plus. Un fil débranché ! C’est malin ! … et comme ça, elle nous saoûlait à tourner comme une folle, pour rien puisqu elle ne chargeait pas ! … ça y est , réparé ! .. pour moi, pendant ce temps là, tout un travail de matelotage indispensable … et voilà, 2 jours passés sans s’en apercevoir ! On ne voit pas le temps passer !

On est surveillés, par des sculptures de Neptune qui rythment l’énorme digue.

avec une armada de gardiens aux ordres de Neptune et décorent toute la paroi de la digue … vraiment, on ne risque rien !

.

Cette fin d’après midi, on est allé découvrir un peu plus, les petites ruelles de la ville et c’est bien agréable. Vraiment, cette ville est plaisante avec toutes ces anciennes très belles maisons qu’ ils appellent de style colonial.

On sent qu’il y a eu une époque de prospérité, quand le port ici était le plus animé des Canaries, commerçant avec l’Europe et les États Unis. Tout s’est arrêté avec l’éruption du volcan en 1706 qui a tout détruit … ne reste plus qu’ une porte en souvenir !

Et la ville s’est reconstruite après petit à petit autour des plantations de bananes , avec de riches propriétés dont on voit maintenant les belles maisons.

Ce soir, temps très doux, petit clapot… demain, randonnée dans la montagne par un petit sentier qui escalade la falaise.

On va bien dormir !

A suivre !

7 octobre : Garachico

Et ça y est, on y est ! Un jour plus tôt que prévu, mais la nuit a été difficile à cause du vent qui ne s’est calmé qu’ à 4h30 ce matin. Après avoir pensé passer une nuit de plus, et s’être préparé à attendre l’arrivée du vent, finalement, Erick a décidé « On y va,! » … il était 10h … cela aurait été mieux de partir plus tôt pour arriver juste à la pleine mer … mais bon, les 60 mètres de chaîne ont été remontés en moins de 2 et route ! … du vent dès qu’ on a passé la pointe, une mer un peu houleuse et remuante… moteur, droit dans la vague, comme les anglais dont on se moquait en Écosse ! … 12 milles, la mer se calme un peu quand on approche du port, le vent aussi, et finalement, l’entrée de la marina n’est pas du tout le maestrom annoncé ! … on a une place provisoire tout seuls sur un petit ponton. Et une fois dans le port, on ne risque plus rien tant c’est protégé par une digue énorme.Il fait gris. Sylvia et Francis, sur Baia, rencontrés à Porto Santo, retrouvés à Las Palmas, et qui sont là depuis plus d’un mois, nous disent que c’est souvent comme ça, nuageux.

Bonne sieste, petit tour pour voir la petite ville très pittoresque…

Et ce soir, on va bien dormir !

On prend l’avion dans 10 jours

A suivre …

5 octobre : Punta de Teno

On est arrivé en début d’après midi, après avoir longé les falaises, et on se sentait bien petits là, au pied.

Un peu de vent en arrivant … nous n’en avions pas eu depuis la traversée entre Gran Canaria et Tenerife, alors on avait perdu l’habitude !.

Mouillage dans la petite baie au pied du phare … et le vent est monté régulièrement et maintenant, depuis plusieurs heures, il oscille entre presque rien et de violentes rafales bien soutenues qui montent, 20, 25, 30 , 36 noeuds… l’éolienne tourne comme une folle avec un bruit d’avion.

On regarde avec envie la terre où on aimerait bien aller marcher, jusqu’au phare ! …. et voilà ! Pourvu que ça diminue … et s’il existe un Dieu, s’il vous plaît, vite ! …

Sinon, hier, une belle journée qui s’est finie bizarrement et nous a un peu secoués.

On est allé à terre vers 16h.

Longue promenade le long de la côte. Ils sont forts ces espagnols pour faire de longues et belles esplanades pour permettre de déambuler le soir ! … ça se poursuivait par un petit chemin le long de la côte de roches noires très déchiquetées. On espérait toujours voir de plus près les falaises. Mais, a un moment, on a dû rebrousser chemin . On aura au moins vu les bananeraies de plus près

Au retour, sur la plage, il y avait 2 gardes civils qui semblaient interroger des jeunes. Alors on a regardé ça un peu intrigués, pour suivre un peu l’affaire, on s’est mis à une terrasse de café ! Une petite pression un samedi soir , c’est pas si mal ! … il y avait un drôle de campement qui avait été installé sur la plage avec des transats recouverts de bâches … bizarres, mais on ne comprenait rien … les flics avaient l’air de faire des investigations, les mains gantées. Bon, finalement, en revenant au bateau, on s’est arrêté un peu, appuyés sur la rambarde, en disant « Il a dû se passer quelque chose » … et une jeune femme à côté de nous, nous dit, en français, « oui, il s’est passé quelque chose, c’est ma belle soeur qui est morte, d’une crise cardiaque  » … on a parlé un moment avec elle… la pauvre, pas facile à vivre . Elle était en vacances chez sa belle soeur, une espagnole, 54 ans. Tout allait bien, elle venaient de se baigner et en remontant de l’eau, pof, elle s’est écroulée, arrêt du coeur d’un coup. Ça nous a complètement retourné.

Bon, le vent continue …

À suivre, si on ne s’envole pas !

Pas de photos, il n’y a pas moyen de les télécharger, c’est vrai que la connexion est très faiblarde. Ce sera pour plus tard !

6 octobre : En route vers la pointe ouest de l’ile

Les voilà les falaises Los Gigantes !

Impressionnantes c’est vrai …

Et tout à fait au bout, la côte redescend, et s’incurve … c’est là qu’ on devrait trouver un mouillage pour ce soir .

On prévoit d’y rester 2 nuits et mardi matin, si tout va bien Garachico.

Je ne sais pas si là bas au bout on aura une connexion , alors je fais ce message au cas où. !

Le moteur a démarré du premier coups ce matin ! Pourvu que ça dure ! 🤞🤞🤞

Allez, à suivre !