24 janvier : Trinidad

Finalement, l’entreprise qui doit réparer est passée avant hier matin. Rien donc d’impossible apparemment pour eux. Leur reste à faire le point du matériel nécessaire, attendre l’arrivée des plans et ils nous font le devis.

Alors, il nous reste, nous, à attendre ! Mais il y a plein de bricolages à faire, plein de balades à aller faire aussi … bon on a commencé aujourd’hui : Port of Spain, la capitale de l’île.

De multiples et minutieuses explications avec dessins à l’appui, plein de recommandations de Jennifer, la préposée à soulever la barrière pour filtrer les entrées et les sorties du chantier… elle est adorable et semblait très inquiète de nous voir partir tout seuls, en taxi collectif, vers cette ville qui même à elle qui est d’ici, semble un lieu de tous les dangers, surtout pour nous, pauvres touristes blancs.

C’est vrai que des blancs, on n’en a pour ainsi dire pas vu ! Et , en arrivant à destination, le chauffeur du taxi nous a, à son tour recommandé, « surtout vous n’allez pas au-delà de Charlotte Street » … c’était la 3ème fois qu’on nous le disait ! On ne saura pas ce qui se passe dans ce quartier apparemment très mal famé, ce qui aurait pu nous arriver si on avait transgressé la recommandation !. Mais mieux valait obéir !

Ville bruyante, hétéroclite, immeubles neufs et vieilles maisons coloniales se côtoient, avec aussi plein de vieux bâtiments délabrés.

Des rues très commerçantes avec , sans doute, à cause du carnaval et des costumes à confectionner, une multitude de magasins de tissus, avec un choix pas possible de tissus colorés de toutes sortes, à paillettes, brillants, transparents, vaporeux… et puis des boutiques de zinzins chinois comme il y en avait un peu partout, Porto Santo, Canaries ou Cap Vert, tous les mêmes choses , plein de magasins de vêtements bas de gamme … et c’est tout ! Je cherchais de la crème pour le visage, impossible d’en trouver ! Même dans une pharmacie qu’on a enfin trouvée à la fin. Rien !

Longue balade cependant pour voir les jardins et les squares qui sont à peu près le seul intérêt de la ville.

Installation de cabanes très colorées le long du parcours du carnaval

Défilé militaire on ne sait pourquoi mais avec force déploiement de flics, armes à la main. Impressionnant.

Arrêt à midi dans un petit restau. Un bon plat chacun : riz poulet avec une sauce aigre douce pour Erick, riz et poulet au curry pour moi, plus, pour chacun, un grand jus d’oranges , 9.50 € pour tous les deux ! Et c’était délicieux !

Coloré, pas typique pour un sou, mais très fréquenté peu de temps après la photo .

Après, on a cherché l’ambassade de France, mais elle a déménagé et se trouve maintenant dans un quartier chic en dehors de la ville. Mais on a trouvé l’Alliance Française et on y a passé un moment très sympa à discuter avec Daphné, une française d’origine haïtienne mais qui ne connait en fait que Paris, et qui effectue là, un service civique, bientôt terminé, en temps que responsable de l’animation pour faire connaître la France.

Elle était adorable et nous a fait visiter leurs locaux, assez chaleureux dans une jolie maison ancienne.

Il paraît que l’ambassadeur est très sympa. Elle nous a proposé de venir pour la galette des rois .

Après, retour en traînant un peu le long des rues, en baguenaudant, un accident de voiture spectaculaire ici, des marchands de fruits super, ailleurs, partout des images étonnantes, surtout devant la collection étonnante de nanas énormes !

Intéressants les réseaux de fils électriques

Bon, il a fallu après, qu’on comprenne, où on prenait le taxi pour le retour… pas simple ! et voilà, on était contents de retrouver le calme du chantier. Une vraie folie cette ville !

Grosse pluie quand on était là bas et aussi en arrivant ce soir.

Voilà, une journée vite passée !

La pluie a rafraîchi nettement la température ce soir.

Demain, re taxi collectif pour aller au super marché, on y prend goût ! La navette du chantier qui habituellement permet d’y aller à attrapé un accident, et il faut attendre une semaine avant qu’on la voit reprendre du service !

Il fait très calme ce soir.

A suivre !

Le bouquet d’arbres derrière lequel on est caché !

21 janvier : Trinidad, le bateau est au sec.

Voilà, depuis hier après midi, le bateau est au sec.

La manœuvre s’est super bien passée, avec un travel lift capable de porter 150 tonnes, les 15 tonnes de Princess Julia n’étaient qu’une plume.

On est maintenant sur un grand terre plein, à l’entrée du chantier, près d’un beau bouquet d’arbres. On craignait un peu hier soir que ça nous apporte des moustiques mais pour l’instant, ça va ! 🤞

Et ce matin, on a enfin pu descendre le reste de la dérive et voir mieux comment c’était.C’est vraiment incroyable …

Une belle coupure bien nette, la ferrure en haut déchiquetée…

On ne comprend pas ce qui a pu se passer, si ce n’est que quand le bateau a été couché, peut-être a t’on heurté une baleine. Mais c’est drôle, il n’y a eu aucun choc.

Bon, deux employés de la boite de chaudronnerie qui pourrait intervenir sont passés ce matin. La réparation semblait ne pas leur paraître impossible. Ils devaient repasser cet après midi avec le patron, là, il est 17h, toujours personne. Leur temps n’est pas le nôtre !

On a pu, grâce à Philippe, mon beau frère, récupérer des photos des plans de la dérive , qui eux dormaient sagement au sec, dans un placard à la maison. C’est bien, comme ça on a toutes les côtes. En plus, on avait eu la chance de rencontrer un couple qui a un Nouani, un bateau du même architecte, mêmes dimensions, mais coque en forme et non à bouchains comme pour Princess Julia. Eux, ils avaient le plan de leur dérive. On a pu comparer les côtes à celles envoyées par Philippe, c’est pile poil la même dérive. Donc on a bien toutes les bonnes indications pour commencer les travaux.

Voilà, y a plus qu’à ! …reste à voir le montant du devis ! …Hier, la fin de la mise au sec s’est terminée avec un énorme grain d’une pluie violente et chaude. Bon signe ? !🤞🍀🤞🍀🤞🍀

16 janvier 2020 : Trinidad

Et voilà, on est arrivés et on peut vous souhaiter, avec du retard, une très bonne année 2020 ! Ne vivez que le meilleur de vos envies !
On est jeudi … on est arrivés dans la nuit de dimanche à lundi. Et pas eu le temps depuis de me poser un peu pour faire un message ! … une vie de galériens ! … la douane, l’immigration le premier jour, et ça prend presque la journée ! Et puis prendre contact avec le chantier, revoir la date de sortie du bateau, s’habituer au coin , trouver où on fait les courses … bref, il faut
prendre ses marques !
Les journées passent vite, le soir arrive très vite et à 17h30,  il fait presque nuit … et puis aussi, il a fallu récupérer un peu avant d’être un minimum efficaces ! … les 2 premiers jours, on était au mouillage, depuis hier, on est au ponton, face au bâtiment d’accueil du chantier, une belle maison de style coloniale, un café sympa, le Zanzibar, au 1er étage et le bureau du chantier où on s’inscrit. Et puis, en bas, 4 petites chambres à louer et la laverie.
La traversée s’est bien passée… 16 jours. Pas si mal, mais on aurait dû faire bien mieux si on n’avait pas eu 3 jours sans vent ou presque , au début et puis après, pas trop de vent non plus, 20- 25 noeuds au mieux ! Mais pas à se plaindre !
En pensant à Cristine, notre équipière spécialiste du moit-moit, qui veut toujours tout partager en deux, on a fêté la moitié du voyage Avec un petit punch en plus !
Mais, en fait, cette traversée,  c’était pas du tout ce que j’imaginais  ! Je voyais de belles journées à lire au soleil, une longue houle qui nous aurait poussés… non non, pas du tout ! Cela a été a la place, une mer  très bousculée qui nous chahutait et ne nous donnait pas trop la possibilité de flemmarder ! La préparation de l’avant dernier petit-déjeuner a même été un exploit sportif ! Tout valsait à peine on lâchait les objets !
Il faut dire que, pendant toute la traversée,  chaque jour, au petit-déjeuner, c’était œufs au plat, saucisses et jambon grillé, alors des fois il fallait s’accrocher pour tout préparer ! … cette mer,  c’était un peu fatigant, et les nuits des fois pas faciles pour dormir tranquille !
Les journées cependant se passaient assez bien …
Mina est restée sans bouger de sa couchette pendant les 8 premiers jours , juste un petit tour à sa caisse, boire un peu sans doute , et puis c’est tout et à partir du 9eme jour, ça y est, elle avait retrouvé la forme et  l’appétit !
Sinon, pas âme qui-vive avant le 11ème jour où nous avons aperçu au loin notre premier cargo ! On n’est jamais content faut dire ! On n’aime pas , (moi du moins !)voir les cargos de trop près et quand on n’en voit pas, ils manquent ! … pas de cargos, pas de baleines, quelques dauphins qui nous ont accompagnés un moment, le 2ème jour, et puis, hop partis, plus rien, une petite poignée de poissons volants qui venaient s’échouer,  chaque nuit sur le pont …assez gros un matin, suffisamment pour que je fasse des rillettes de poisson délicieuses… et, voilà, c’est tout, seuls au monde ! Même pas une traînée d’avion dans le ciel pendant 15 jours ! … Ah, aussi, un oiseau qui est venu se poser sur le pont, le 14ème jour, pendant la nuit. Un bel oiseau noir, avec un collier blanc, des pattes palmées, un long bec noir.
Même pas farouche, il semblait épuisé … il a dormi toute la nuit, le bec enfoui dans les plumes,  à copieusement sali le pont  d’excréments à jets continus et ouf, il est parti au petit matin.
Et puis, vers la fin, un cargo, un autre, des vols d’oiseaux … on sentait la terre approcher.
Belle lune pendant presque toute la traversée pour éclairer nos nuits et c’était un plaisir.
Lever de lune le 10 janvier, jour de la pleine lune.

Et puis, dernier lever de soleil le matin du 12Et vers 9h, terre ! On voyait Tobago !Toute la journée pour se rapprocher, passer entre les deux îles, longer la côte nord de Trinidad … le soir tombait on apercevait au loin le dernier cap à passer avant de faire route vers Chaguaramas.
Heureusement le vent s’était calmé et nous avons pu arriver dans la baie pour mouiller sur une belle eau lisse, brillante avec la presque pleine lune qui venait de se lever … et voilà,  il était minuit et on était bien contents de jeter l’ancre et d’aller dormir enfin tous les deux ensemble dans un bon lit avec des draps tout propres !
Les occupations pendant la traversée c’était un peu de lecture, beaucoup de sommeil,  à tour de rôle toute la journée et les quarts qui se sont bien passés,  3 heures chacun entre 20h et 8 heure. Sinon, Erick lui passait l’essentiel de son temps, dans la jupe à l’arrière, à régler le régulateur d’allure. Super, il nous a permis de traverser sans qu’on touche à la barre et en silence, par rapport au pilote automatique, sans consommer surtout d’électricité. Génial…mais c’était au prix d’une surveillance et de réglages continuels … merci Oscar. Merci Erick ! … pour moi, cuisine … et on a bien mangé… un peu de couture, je me suis fait un beau débardeur dans un reste de rideau d’Ikea ! Et puis une housse pour un des siège de cockpit pour qu’on puisse le laisser dehors malgré l’humidité la nuit et rendre les quarts bien plus confortables !
Voilà , c’était une sacrée expérience ! … on met le bateau au sec, lundi à 13 heures. A partir de là,  on pourra démonter la tête de dérive et voir ce qu’on peut faire pour réparer.
On n’a pas encore l’esprit bien serein et on n’en est pas près sans doute !
A suivre !

Il y a toute une petite colonie de pélicans au fond de la baie.

Mindelo, dernier jour !

L’équipe de choc du réveillon de Noël !

Dernier jour ! Demain matin , on se jette dans le grand bain ! … les pleins sont faits, eau, gaz oil … plein de choses à manger en chemin,n que ce serait vraiment dommage de couler avec toutes ces provisions ! … psychologiquement, je suis, moi, un peu plus prête à partir malgré l’absence de la dérive ! … la météo annonce , au moins pour les premiers jours, un temps parfait … tout va bien ! …. donc, il faut prévoir un silence radio de 16 jours minimum … et plutôt 20 jours peut-être ! Ou peut-être jamais on trouvera la côte de l’autre côté, tout le monde n’a pas l’étoffe de Christophe Colomb ! … on a plein de livres à lire … on va se partager le temps par tranches de 2h. … et voilà ! Tout va bien se passer ….

A bientôt donc !

24 décembre : Noël à Mindelo

Bon Noël a tous !

Pour nous Noël à Mindelo. .. avec l’equipage d’un bateau qu’on connaissait du Bassin à Flots et qu’on a retrouvé ici avec surprise !

On attend vendredi pour finir de faire le plein des vivres en frais et on s’en va !

On doit sortir le bateau au chantier à Trinidad le 21 janvier ! Nous reste à pédaler pour être à l’heure au rendez vous ! …

Des bises spéciales Noël a tous !

Le coucher de soleil ce soir

19 décembre : Mindelo

Mindelo, Cap Vert ! On y est arrivé depuis maintenant 4 jours je crois.

Ce n’était pas le point d’atterrissage qu’on avait prévu, nous avions prévu d’arriver plus à l’est, à Sal, une île plus sauvage qu’ici, mais voilà, les circonstances nous ont fait changer ! …

Beaucoup de vent au départ de la traversée, une mer bien formée, de belles déferlantes dont une, en pleine nuit, pendant le quart de Cristine, qui explose sur le bateau, nous couche brusquement, en cassant au passage la pale du régulateur d’allure et tord même la tête du régulateur. Bon , un peu d’eau est entrée dans le bateau mais tout va bien et la mer et le vent se calment au matin.

A un jour de notre arrivée, Erick remonte un peu plus la dérive, pas de tension dans les bouts qui permettent de la relever. Bizarre … coup d’oeil dans le puit de dérive, elle n’est plus là, ne reste que la tête de la dérive, le reste est parti vivre sa vie ailleurs par 4000 mètres de fond … est ce que c’est au moment ou le bateau a été couché que ça s’est produit ?

On est un peu secoués ! Changement de destination, une journée et une nuit de plus de navigation pour venir jusqu’à Mindelo, une ville plus importante où on espère peut être pouvoir réparer… bon, en arrivant ici , on s’aperçoit vite que ce sera impossible de trouver un chantier capable de sortir le bateau et faire une nouvelle dérive.

Alors, voilà, on va traverser sans dérive, de toutes façons, elle aurait été en position haute pendant toute la traversée puisque les alizés vont nous pousser et que par vent arrière on ne met pas la dérive.

C’est en arrivant de l’autre côté que ce sera plus embêtant, quoique le bateau marche bien sans elle, seulement, il est moins facile à diriger.

Voilà, pas le voyage qu’on avait imaginé ! … on a plutôt mal au cœur de voir notre Princess Julia abîmée.

Heureusement, la découverte de la ville ici est un régal. Ambiance africaine, colorée, les gens sont très sympa et chance beaucoup parlent français ce qui facilite bien la vie ! .

Le marché, on y mange un plat bien copieux et bien bon pour 1,50€

On va passer Noël ici et on partira sans doute entre Noël et le 1er de l’an.

Ce sera direction Tobago, on a pris contact avec un chantier qui peut faire la réparation.

A suivre donc !

11 décembre, El Hierro au revoir !

Et on regrette bien de s’en aller tant on a aimé ce petit caillou perdu au milieu de l’Atlantique !

Bon, direction Le Cap Vert … il y a un bon vent qui soufflera dans le dos heureusement. 5 jours de mer , 4 si tout va bien , 6 au pire …

Des nouvelles quand nous serons là bas !

Quelques photos de notre journée d’hier, on est allé voir un centre d’interprétation volcanologique qui parlait de la dernière éruption de 2011. Passionnant !

4 marmottes !

A suivre !

9 décembre : El Hierro toujours, port de La Restinga

Ça y est, on a une assurance ! On va pouvoir partir vers Le Cap Vert.

Que de soucis avec cette histoire, mais voilà, tout semble s’arranger.

Depuis notre arrivée ici, des balades bien belles dans cette île qui est complètement surprenante par la variété des paysages.

  1. On passe en quelques km d’un univers désertique de laves , de cratères et puis tout d’un coup une belle forêt de pins, on monte un peu encore et ce sont des forêts de lauriers trapus mélangés avec des bruyères, le tout dégoulinant de longs lichens qui font des guirlandes au bout des branches. Et puis, de l’autre côté de l’île, la belle très longue plage noire d’El Golfo. D’un peu partout, des belles échappées vers la mer.

Les randonnées, en altitude se font dans des paysages qui ressemblent plutôt à l’Irlande et sont d’un vert fluo étonnant !

Hier matin, un couple rencontré à Porto Santo, Erik et Marita, nous a fait profiter, Cristine et moi de leur voiture et de la balade qu’ils avaient prévue. Et c’était vraiment bien. Petit marché pour commencer. Bon, pas trop typique le marché ! La plupart des stands sont tenus par des Allemands qui vivent sur l’île et font du vin, du miel, du savon plein de produits locaux, style amandes , noix, pain. Ça parle allemand partout ! Mais , c’était mignon ce marché malgré tout.

Après balade le long de la mer, par un joli chemin aménagé dans la lave.

Adorable petit hôtel, qui a été longtemps dans le Guiness book comme étant le plus petit du monde, 4 chambres avec des vues super sur la mer.

Pique-nique au dessus d’une magnifique piscine naturelle et retour par une route étroite et vertigineuse qui s’élève à flanc de falaise.

Sinon, bus pour aller faire des balades et c’est chaque fois très bien.

Demain, normalement, on devrait avoir la nouvelle batterie du moteur et s’en aller voir ailleurs !

On devrait avoir des conditions un peu musclées, du vent, de la houle, mais ce sont les conditions normales, et au moins, c’est vent arrière ! 4 à 5 jours de navigation normalement.

A suivre !

3 décembre : El Hierro

Et voilà, ça y est depuis hier matin, nous sommes arrivés à Hierro ! Depuis le temps qu’on en rêvait !

Bon, ça ne s’est pas fait selon le programme prévu !

Dimanche matin, comme c’était décidé, direction un mouillage, au sud de la Gomera, pour pouvoir partir tôt le matin vers Hierro.

Pas de chance, le vent, nord-est depuis notre arrivée aux Canaries, est passé depuis ce matin au sud-ouest, pile dans le nez ! … brise thermique inhabituelle qui vient rendre les mouillages sud un peu agités. Mais surtout, à peine sortis du port, le moteur s’étouffe d’un coup.

Conseil de guerre … on retourne à la Gomera ou on continue sous voile vers Hierro et on verra bien là bas. 2ème option votée à l’unanimité ! … c’est parti ! Ça veut juste dire une nuit en mer, en freinant au maximum, pour arriver au petit jour à la Restinga.

Après midi tranquille, on tire des bords dans un vent pas trop fort, mer un peu bousculée mais sans plus.

Erick est le nez dans le moteur tout l’après-midi. Il bidouille, ça repart , tout va bien ! … mais c’est bête, chaque fois qu’on éteint le moteur, après, ce fumier, il ne veut plus démarrer. Si ce n’est avec le groupe électrogène !

On dirait qu’il y a une entrée d’air. Pas de problème, il purge le circuit. Ça repart super bien. On éteint… et le soir, essai… ça ne démarre pas, sauf avec le groupe ! Manifestement, la batterie, pourtant changée à Las Palma est en cause.

Nuit un peu ventée, on diminue au maximum la surface de voilure, jusqu’à n’avoir qu’un petit mouchoir devant, la grand voile est descendue depuis longtemps , malgré ça, le bateau, poussé par le vent qui prend l’annexe accrochée à l’arrière pour une voile, avance à 5 nœuds.

Toute la nuit, on avance vers les lumières de la côte de Hierro en abandonnant derrière, celles de Tenerife.

Le vent est repassé Nord-est, un petit croissant de lune mignon nous accompagne toute la première partie de nuit avant de plonger dans la mer.

Petit matin somptueux

Au lever du jour, on entre dans la Restinga ! Timing parfait !

On est le long du quai, pas trop confortable , mais trop mignon avec ses petits voiliers qui donneraient presque le mal de mer ! D’ailleurs, ça bouge ! et on n’a pas d’eau … mais mercredi, on aura une place au ponton, ce sera plus confortable !

Hier, lundi, journée repos, on était un peu crevés par la nuit agitée. Aujourd’hui, Cristine est partie se balader vers Valverde où on devait la rejoindre mais, c’est reparti, on se débat à nouveau avec des problèmes d’assurances. La Maif ne veut plus nous assurer au-delà des Canaries.

Il nous reste à trouver en vitesse une autre solution.

Pas facile, mais on devrait bien réussir à trouver !

A suivre !