Et voilà, ce soir, enfin la wifi retrouvée ! … après tout ces jours coupés du monde ! … après Bequia, au dernier message, petite escale à Mayreau
J’adore ce ponton !
… et … alors qu’on espérait aller se poser un peu au mouillage qui nous fait tant envie, juste derrière l’île, impossible d’y aller tellement il y avait du vent et que l’entrée dans ce petit mouillage était hasardeuse avec cette houle. Direction les Tobagos, du vent , du vent … mais on a une bouée dès notre arrivée, juste à l’abri de Petit Rameau.
Le Boy Boat qui nous a amarré à la bouée, nous propose un repas de langouste … allez , on mérite bien ça après ce qu’on vient de vivre ! …
un moment de bonheur ! … petite balade dans l’île après… et retour au bateau, pour recommencer à se faire secouer par le vent !
Pas envie de continuer à supporter ça, la nuit a été trop agitée ! On part, jeudi matin, pour Petit Saint Vincent ! En espérant trouver un peu de calme.
Il faut passer pour entrer dans la baie de Petit Saint Vincent entre deux petits poutas de sable, Morpion et Punaise.
Beau mouillage … presque bien si petit à petit ça ne se mettait à sacrément chahuter ! … bon on va mouiller un peu plus loin, plus dégagés de la Pointe. C’est mieux , mais la nuit à cependant été bien agitée…
Petite Martinique en arrière plan, on ne peut y aller car il faut avoir un test Pcr. Et la clearance aussi .. c’est comme si c’était l’étranger !
Allez, ce matin, on s’en va ! D’ailleurs , on n’a plus de fruits ! Et sans ananas ni bananes pour le petit déjeuner, la vie est foutue ! … direction Clifton ! Là où on est tombés en panne d’inverseur ! Je ne voulais pas y retourner, mais finalement, peut-être faut il affronter le sort pour le conjurer ! …
Mais le mauvais sort s’acharne malgré tout car la trinquette se déchire au niveau d’un coulisseau, presque en tête de mât… il faudra réparer au Marin ! …
Demain, on va retourner à Chatham Bay, avec l’espoir de revoir notre raie Manta vue la dernière fois..
Et puis, on remonte vers Mayreau pour y retrouver le copain Philippe qui lui descend vers les Tobagos avec son fils.
Et après, ce sera Bequia, un petit stop à Saint Vincent , à Wallibalou pour la clearance, avant le retour à Caritan.
Demain, on bat les Rosbeefs au rugby 🏉 et la vie sera plus belle !
Depuis avant hier soir, on est arrivés à Bequia. Premier soir, mercredi, à Rodney Bay au nord de Sainte Lucie. Ça nous a permis de nettoyer les 10 mètres de chaîne d’ancre, ceux qui remontaient vers le bateau et qui, pendant les 3 semaines d’arrêt à Caritan, c’étaient recouverts d’algues. Le reste de la chaîne resté au fond lui ressort au contraire bien nettoyé par le ragage dans le sable. Et ces malheureux 10 mètres laissaient une odeur épouvantable de fréchin dans le bateau ! … alors, brosse et huile de coude… l’odeur est partie. Une prochaine fois, il faudra penser à faire descendre de la chaîne avant de partir !
Deuxième étape d’une traite jusqu’à Bequia… et pas une partie de plaisir tant il y avait une mer brouillonne qui nous a chahuté toute la journée. Beaucoup de vent mais on était grand largue heureusement.
Là, c’est le seul moment calme, en longeant Saint Vincent. Moteur. Mais ça n’a pas duré ! Après, voile 1 ris et génois un peu enroulé ! …
Hier, on a passé la journée à tenter d’obtenir la clearance pour pouvoir débarquer ! Le plus dur, c’est d’obtenir Le ticket du contrôle sanitaire, justifiant notre vaccination et le test PCR . Lui seu permet d’aller à l’immigration. Et ouf, à 15h30, on avait enfin le ticket on pouvait enfin aller faire les formalités … heureusement car, ça ferme à 16h et le samedi, on paye plus cher les frais de douane.
Aujourd’hui, on est resté sur le bateau. Beaucoup de vent qui empêchait d’aller à terre sauf à arriver trempés comme des soupes car il faut faire face au clapot pour aller à terre, et il était bien costaud.
Mais on a pu s’occuper du moteur et d’un problème d’huile qu’on n’arrivait pas à comprendre. Trop d’huile. Alors, on a tout vidangé et remis pile poil la bonne dose. Le moteur devrait être content !
C’est bon, les tests PCR sont négatifs , hier, le mécano a vérifié l’inverseur, tout semble OK, bon le moteur fume, mais il a toujours fumé … on repart ! Vers le sud à nouveau donc pour retourner voir les Tobagos Cayes !
Alors, on 🤞🤞🤞 pour que tout se passe bien et on se demande ce qu’elle nous mijote pour la prochaine fois la Princess !
Ce soir , ça fonctionne super bien … et la poignée est plus douce ! … ça devrait être mieux là prochaine fois , quand on va partir ! …
On va refaire toutes les formalités pour repartir vers les Tobagos ! … ce serait bête de passer à côté… bon, c’est vrai qu’avec ce qui se passe en Ukraine, on ne sait plus trop quoi vivre …
Ça y est ce matin, on a changé de place. On est maintenant plus près du ponton, ça fera moins de temps dans l’annexe, moins d’essence consommée… un peu plus de confort car pour aller à terre on sera moins arrosés !
Ce matin, on a appelé le mécanicien. Il n’avait pas répondu à notre appel vendredi, pas rappelé après, et pas donné signe de vie alors qu’il nous avait dit qu’il viendrait récupérer l’inverseur, dimanche au plus tard, puisqu’il devait venir mouiller son bateau, à Caritan, dimanche, et que ça tombait bien. Ça tombait tellement bien qu’il n’est pas venu, n’a bien sûr pas téléphoné et nous avons attendu pour rien !
Ce matin, on a donc appelé un autre mécanicien, Didier. Recommandé chaleureusement par notre copain Philippe. C’est le cousin du copain sur le bateau duquel il va faire la transat retour.
1er appel, il répond tout de suite, pour dire qu’il est occupé, mais qu’il faut rappeler dans 1/4 d’heure. Ah, déjà un bon point ! … réactif et franc .
On rappelle un quart d’heure après. Très disponible. Il est au courant de notre problème car Ralph est venu le voir pour savoir s’il avait des pièces ! … Didier est réputé pour avoir une mine de pièces détachées !
Il nous dit être très occupé et nous donne une date possible d’intervention à la mi mars. On lui dit que l’inverseur est démonté … ah c’est différent ! Dans ce cas, si on peut lui apporter, il pourra y regarder de temps en temps entre deux interventions.
Super ! Un peu qu’on va lui apporter ! … et nous voilà partis immédiatement, avec l’annexe, il était 10h30, pour remonter toute la baie, à la vitesse de notre petit 6cv !
Vent dans le nez, un bon clapot, on est vite douchés ! … mais on a un objectif ! … 11h15 on arrive à l’autre bout de la baie où son bateau est mouillé.
Didier a fait son atelier sur un ancien bateau de transport de passagers, un genre de grosse navette … une belle plate-forme, avec une partie atelier et une partie espace à vivre. C’est vraiment bien pensé ! On peut y accoster sans problème, des bateaux peuvent venir se mettre à couple pour se faire réparer.
Un contact direct, précis … il va y regarder. Mais il ne faut pas l’appeler pour savoir où ça en est, lui nous appelera quand ce sera fait.
On est confiant ! L’impression est vraiment bonne. Nous l’avions déjà rencontré au chantier, quand le bateau était au sec. Il intervenait sur le bateau de Jean Yves, le copain à côté et il avait donné des conseils à Erick pour le moteur. Jean Yves, dont il fait l’entretien du moteur, en était très content.
Bon, il n’y a plus qu’à attendre ! Mais au moins, on a un délai, mi mars ! … et il a des yeux d’un bleu très pâle à en être chaviré !
D’ici là, on va pouvoir se balader un peu ici, bricoler… attendre ! …
Ce soir, la soirée est pour une fois très paisible. Peu de vent, pas de clapot, un grand calme. Mina déguste le moment à côté de moi.
Au large, les lumières d’un paquebot de croisière, juste le bruit de l’éolienne, un bruit rassurant qui nous dit que les batteries se rechargent.
Demain, le copain Philippe vient avec son voilier nous prendre en remorque pour nous tracter et nous déplacer vers un endroit plus proche du ponton. Ce sera plus pratique pour le temps qui nous reste à attendre. Pourvu que tout se passe bien !
Il y a une semaine, on revenait à Caritan avec notre Princess plutôt handicapée ! Ne pouvoir avancer qu’en marche arrière, c’est bêta… et depuis qu’Erick a démonté l’inverseur, mercredi, on ne peut plus avancer du tout ! Si ce n’est sous voiles, bien sûr, et notre Princess n’est pas fine fine pour louvoyer dans le mouillage !
Alors, on est toujours un peu au large … et c’est sûr, l’avantage, c’est qu’on est tranquille !
Le mécanicien devait venir récupérer l’inverseur, mais on ne l’a pas vu ! Juste il nous a appelé pour nous parler des résultats de ses recherches. Un inverseur neuf en stock chez Mécanique Plaisance, mais ce n’est pas le même que le nôtre, qui n’existe plus. Sinon, il cherche les différentes pièces pour réparer mais il n’avait pas trouvé jeudi … il doit nous envoyer des devis, mais toujours rien … le plus difficile est de gérer notre impatience, notre agacement aussi !
On va peu à terre, le voyage en annexe, avec le fort vent qui soulève un bon clapot n’est pas une partie de plaisir, on arrive trempés ! …
Vendredi soir, nos copains Gildas et Odile sont venus ancrer leur Citron vert à côté de nous et on a passé la soirée avec eux à leur bord. Samedi matin, ils partaient vers le sud, et les Tobagos ! … normalement, c’était prévu qu’ils viennent nous y retrouver !
Hier matin, samedi, petite accalmie, on est allé en annexe jusqu’au ponton de Sainte Anne, il fallait se réapprovisionner en fruits et légumes… et au retour, arrêt sur l’Air du Temps, le voilier de Philippe et Claudine, remontés des Tobagos juste après nous, pour un déjeuner délicieux ! Dorade au four avec du riz et tarte aux pommes !
Mmmmmm….
Au retour, après avoir déposé Erick sur la Princess, nous sommes allées, Claudine et moi, faire la lessive au machines en libre service. Un bonheur la vie de nanas …
Voilà, rien d’exaltant ! On attend … vivement que Ralph, le mécanicien, nous donne des nouvelles, qu’on puisse envisager des balades peut-être… ou n’importe quoi d’autre mais pas cette incertitude qui nous bloque.
Depuis ce matin, il n’a pas plu et c’est un miracle par rapport aux jours précédents mais ça nous à permis, ces derniers jours, d’améliorer notre collection d’arc en ciels !
La trace de la route qu’on a faite … un beau long bord vers le nord et après des zigs zags ! En chemin, un drôle d’arc en ciel sur Saint Vincent en firme de grand voile … Ma copine du marché de Clifton ! Une petite nana trop mignonne à Mayreau
Et voilà, il y en aurait d’autres mais ça ne veut pas les charger!
Ce sera pour plus tard !… alors, à suivre ! …
Merci à vous tous qui suivez le blog … merci Mireille et Jean Pierre pour votre fidélité. Merci Martine, merci les Dedieu ! Merci Cristine … Merci tout le monde !
Ça y est, depuis hier on est à nouveau à Caritan, chez nous quoi !
Samedi matin, Clifton, 9h30, on avait préparé le plan d’action pour quitter le mouillage, il ne s’agissait pas de se louper et d’aller atterrir ou dans la caye à 30 mètres maximum à côté ou dans les bateaux autour !
Heureusement, 2 des bateaux les plus gênants sont partis tôt le matin, ne restait que le grand catamaran juste derrière nous à vraiment nous embêter !
Nos copains Philippe et Claudine étaient là avec leur annexe pour pousser le bateau et le faire pivoter, Skipa, le Boy boat qui nous avait mis à la bouée était là aussi et un français du mouillage était prêt à intervenir avec son annexe si besoin. On avait mis tous les pares battage pour protéger au cas où et voilà, il restait à y aller !
Il faut dire qu’il y avait un bon 20 nœuds de vent ! Bien d’avoir du vent pour partir sous voiles et faire bouger les 15 tonnes de notre Princess pépère mais point trop n’en faut cependant ! … et heureusement tout s’est bien passé ! Grand voile avec un ris, les 50 mètres de chaîne de l’ancre remontés, ça pousse l’avant d’un côté, ça pousse l’arrière de l’autre, et on est partit, 2 bateaux à contourner et ouf on était dans le chenal.
Ne restait plus après qu’à décoincer la chaîne d’ancre qui s’était bloquée dans le tube d’entrée de la baille de mouillage. C’est un vrai problème de la Princess. Si on n’est pas là, en bas dans le bateau à surveiller l’arrivée de la chaîne et l’empêcher de se mettre en tas, ça se coince. Habituellement, c’est le boulot d’Erick , mais là, s’il a pu surveiller les 40 premiers mètres après, pour les 10 derniers il valait mieux qu’il soit dans le cockpit. Et bien sûr, bien que j’ai cru bien surveiller, cette garce de chaine est partie s’entasser à côté du tube et au bout d’un moment, elle s’est bloquée… alors on est partis avec l’ancre qui pendait ! … heureusement, dès qu’on est sortis du chenal, il y avait de la place, on a pu débloquer la chaîne, et ce n ‘est pas simple, il faut y aller au marteau et au burin. Et puis ranger tous les pares battage et voilà, on a pu envoyer le génois et c’était parti ! Le plus dur était passé, nous restait juste à attendre l’autre plus dur de l’arrivée !
Le début de la navigation à été plutôt agréable, du vent mais pas trop, on a pu longer la côte et regarder de loin tous les endroits où on aurait aimé aller !
Tu vois Cristine, rien ne change avec Princess Julia ! On rêve d’aller voir les îles du Cap Vert et on doit se contenter de Mindelo …maintenant, on frôle les Tobagos sans y aller ! Pas de chance ! … si la réparation se fait vite, on y retourne !
On est parti vers le large pour ne pas risquer, comme on était sous le vent des îles, d’être privés de vent par les sommets qu’on allait longer. Le vent est monté petietit, la mer s’est faite plus brouillonne … et on a passé une journée et une nuit à se faire secouer, à subir, (et subir c’est vraiment subir ! ) les vents ou trop forts ou pas assez, à changer sans cesse de voilure, à se faire rincer par une mer plutôt très agitée. Pas de tout repos ! On n’a à peine fermé l’œil de la nuit, tous les deux dans le cockpit, à s’assoupir à tour de rôle, entre deux manœuvres !
Long bord vers le Nord, au près. A 2 heures du matin, arrivés au large du passage entre la Martinique et Sainte Lucie, on a tiré un bord vers la terre pour se rapprocher des côtes… le nord de Sainte Lucie à l’aube et là, on a commencé à tirer des bords pour arriver enfin devant l’entrée de la baie du Marin ! Le vent soufflait à 25-30 noeuds. Vers la fin, on est passé à la trinquette pour que les virements soient plus faciles et voilà, 16 heures, on a enfin mis l’ancre à peu près là où on se met habituellement mais plus au large ! On était crevés, surtout par l’angoisse accumulée …
Restait à nettoyer le bateau, les hublots pleins de sel, les cirés à rincer … parce que la nuit , c’était cirés, bonnet , comme en Bretagne ! Avec les beaux bonnets bien douillets donnés par mon Beau frère, merci ! à 20 heures, on était au lit et on a dormi comme des loirs jusqu’à ce matin 6 heures !
Un mécanicien doit venir … Erick voulait démonter l’inverseur et lui porter mais il préfère venir voir sur place avant. Donc, maintenant, on attend !
Bon, ce n’est pas pire, on a retrouvé le Diamant comme horizon et c’est plutôt pas mal ! Et on a retrouvé le téléphone facile sans chercher un coin avec la wifi , un vrai luxe d’un coup !
Pourvu que la réparation se fasse vite !
A suivre ! Pas moyen de charger les photos, la connexion au large où nous sommes n’est pas assez bonne . Dommage, il y avait une belle photo de la route que nous avons faire !ce sera pour après, quand je pourrai les envoyer.