14 février : Caritan

Une fresque sur le mur d’une école à Mayreau

Ça y est, depuis hier on est à nouveau à Caritan, chez nous quoi !

Samedi matin, Clifton, 9h30, on avait préparé le plan d’action pour quitter le mouillage, il ne s’agissait pas de se louper et d’aller atterrir ou dans la caye à 30 mètres maximum à côté ou dans les bateaux autour !

Heureusement, 2 des bateaux les plus gênants sont partis tôt le matin, ne restait que le grand catamaran juste derrière nous à vraiment nous embêter !

Nos copains Philippe et Claudine étaient là avec leur annexe pour pousser le bateau et le faire pivoter, Skipa, le Boy boat qui nous avait mis à la bouée était là aussi et un français du mouillage était prêt à intervenir avec son annexe si besoin. On avait mis tous les pares battage pour protéger au cas où et voilà, il restait à y aller !

Il faut dire qu’il y avait un bon 20 nœuds de vent ! Bien d’avoir du vent pour partir sous voiles et faire bouger les 15 tonnes de notre Princess pépère mais point trop n’en faut cependant ! … et heureusement tout s’est bien passé ! Grand voile avec un ris, les 50 mètres de chaîne de l’ancre remontés, ça pousse l’avant d’un côté, ça pousse l’arrière de l’autre, et on est partit, 2 bateaux à contourner et ouf on était dans le chenal.

Ne restait plus après qu’à décoincer la chaîne d’ancre qui s’était bloquée dans le tube d’entrée de la baille de mouillage. C’est un vrai problème de la Princess. Si on n’est pas là, en bas dans le bateau à surveiller l’arrivée de la chaîne et l’empêcher de se mettre en tas, ça se coince. Habituellement, c’est le boulot d’Erick , mais là, s’il a pu surveiller les 40 premiers mètres après, pour les 10 derniers il valait mieux qu’il soit dans le cockpit. Et bien sûr, bien que j’ai cru bien surveiller, cette garce de chaine est partie s’entasser à côté du tube et au bout d’un moment, elle s’est bloquée… alors on est partis avec l’ancre qui pendait ! … heureusement, dès qu’on est sortis du chenal, il y avait de la place, on a pu débloquer la chaîne, et ce n ‘est pas simple, il faut y aller au marteau et au burin. Et puis ranger tous les pares battage et voilà, on a pu envoyer le génois et c’était parti ! Le plus dur était passé, nous restait juste à attendre l’autre plus dur de l’arrivée !

Le début de la navigation à été plutôt agréable, du vent mais pas trop, on a pu longer la côte et regarder de loin tous les endroits où on aurait aimé aller !

Tu vois Cristine, rien ne change avec Princess Julia ! On rêve d’aller voir les îles du Cap Vert et on doit se contenter de Mindelo …maintenant, on frôle les Tobagos sans y aller ! Pas de chance ! … si la réparation se fait vite, on y retourne !

On est parti vers le large pour ne pas risquer, comme on était sous le vent des îles, d’être privés de vent par les sommets qu’on allait longer. Le vent est monté petietit, la mer s’est faite plus brouillonne … et on a passé une journée et une nuit à se faire secouer, à subir, (et subir c’est vraiment subir ! ) les vents ou trop forts ou pas assez, à changer sans cesse de voilure, à se faire rincer par une mer plutôt très agitée. Pas de tout repos ! On n’a à peine fermé l’œil de la nuit, tous les deux dans le cockpit, à s’assoupir à tour de rôle, entre deux manœuvres !

Long bord vers le Nord, au près. A 2 heures du matin, arrivés au large du passage entre la Martinique et Sainte Lucie, on a tiré un bord vers la terre pour se rapprocher des côtes… le nord de Sainte Lucie à l’aube et là, on a commencé à tirer des bords pour arriver enfin devant l’entrée de la baie du Marin ! Le vent soufflait à 25-30 noeuds. Vers la fin, on est passé à la trinquette pour que les virements soient plus faciles et voilà, 16 heures, on a enfin mis l’ancre à peu près là où on se met habituellement mais plus au large ! On était crevés, surtout par l’angoisse accumulée …

Restait à nettoyer le bateau, les hublots pleins de sel, les cirés à rincer … parce que la nuit , c’était cirés, bonnet , comme en Bretagne ! Avec les beaux bonnets bien douillets donnés par mon Beau frère, merci ! à 20 heures, on était au lit et on a dormi comme des loirs jusqu’à ce matin 6 heures !

Un mécanicien doit venir … Erick voulait démonter l’inverseur et lui porter mais il préfère venir voir sur place avant. Donc, maintenant, on attend !

Bon, ce n’est pas pire, on a retrouvé le Diamant comme horizon et c’est plutôt pas mal ! Et on a retrouvé le téléphone facile sans chercher un coin avec la wifi , un vrai luxe d’un coup !

Pourvu que la réparation se fasse vite !

A suivre ! Pas moyen de charger les photos, la connexion au large où nous sommes n’est pas assez bonne . Dommage, il y avait une belle photo de la route que nous avons faire !ce sera pour après, quand je pourrai les envoyer.

11 février : Clifton

C’est ma copine !

Ce matin, le mécanicien est venu, comme prévu… mais il nous a confirmé que c’est bien les disques de l’inverseur qu’il faut changer et il ne peut le faire.

Donc demain,  normalement,  on part vers la Martinique,  route directe, sous voiles obligatoirement, pour arriver à notre mouillage de Caritan qu’on connaît bien où on peut arriver sans moteur.

Le plus dur sera de partir du mouillage ici. Aujourd’hui,  il y aurait trop de vent  mais la météo semble indiquer que demain ça se calme. Aujourd’hui,  ce n’est pas du tout le temps qu’on imagine pour ces régions aux eaux turquoise et soleil permanent ! Temps gris , grains continuels , bon petit clapot. C’est pas l’idéal !

Pour se consoler, on s’est offert 2 langoustes ! Toutes cuisinées en plus. Et on s’est régalé !

Bon , on verra demain !

A suivre !

Trop dommage de quitter tout ça sans aller voir de plus près!

10 février : Union Island – Clifton

La vue du bateau

Depuis hier on est arrivés à Union, tout au sud des Grenadines, du moins de celles qui dépendent de Saint Vincent.

Pas facile d’avoir de la wifi dans les mouillages précédents ce qui explique ce long silence.

Là, Clifton, c’est presque la grande ville quand pourtant ce n’est qu’un petit village très coloré, une seule rue animée, mais une banque, un magasin qui ressemblerait presque à un super marché mais avec pas grand chose dedans !

Tout s’est bien passé à Mayreau.

Dimanche, nous sommes allés à la messe à la petite église mignonne dont j’avais mis la photo sur le message précédent. Deux heures de cérémonie, mais pas un instant d’ennui. La ferveur des gens, les chants, la musique, le prêtre chaleureux tout était un plaisir. Et on a même eu droit à un baptême !

Trop mignonne la petitefille ! Des chaussons et des socquettes magnifiques !

Et puis de jolies balades.

De beaux mouillages, une eau turquoise, des cocotiers, de belles balades en nageant à regarder les poissons bien plus nombreux qu’en Martinique… au mouillage précédent, à Chatham Bay, nous avons même vu une raie manta. Belle, majestueuse, elle venait vers nous, c’était irréel.

En arrivant ici, nous avons préféré prendre une bouée car les fonds sont réputés un peu encombrés de cochonneries et nous ne voulions pas accrocher notre ancre à n’importe quoi.

Ce matin , nous ne pouvions plus rester à la bouée qu’on nous avait donné hier car elle était prévue pour un catamaran qui allait arriver. Il a donc fallu changer de bouée et aller vers une autre, quand l’inverseur à décidé de se mettre en grève … le bateau d’un coup incontrôlable et il y avait un bon vent. Heureusement, on a réussi à éviter tous les bateaux avant de mettre l’ancre en catastrophe ! Ouf ! Quelle frayeur.

Depuis Erick essaie de comprendre le problème sans vraiment trouver de solution . On a changer toute l’huile, tout vérifié… demain, un mécanicien doit venir. Alors le moral a un peu chuté… mais il faudra bien trouver une solution !

A suivre ! En espérant donner de bonnes nouvelles !

Petit pont comme à Venise pour un petit port minuscule réservé aux annexes ! Trop mignon !

28 janvier : Bequia

Depuis hier matin, on est mouillés dans la baie de Bequia. Une belle grande baie bien protégée, entourée de pentes escarpées bien vertes. Ça devait être magnifique quand Christoph Colomb l’a découverte… maintenant, bien sûr, les maisons ont grignoté les flancs de la rade, c’est moins beau mais plutôt bien quand même !

Des bateaux, mais pas trop serrés les uns sur les autres ! Les formalités ont été faites assez rapidement finalement malgré ce qu’on craignait. On a commencé un peu avant 10h pour avoir l’autorisation sanitaire de débarquer, à 14 heures on avait le ticket d’autorisation pour aller faire les papiers à la douane et à l’immigration et à 16 heures, c’était fini ! … super, on pouvait commencer à se balader !

Au départ, génial, on avait la wifi au bateau avec le code que nous avions eu là où on a fait les formalités sanitaires … zut ça n’a duré qu’une journée, le lendemain, quand je suis retournée pour vérifier le mot de passe tout le système informatique était tombé en panne. Il faut attendre que ce soit réparé ! Alors, c’était fini pour le blog confortablement depuis le bateau !

Bon là, on est le 30, on est au Maria’cafe, une institution de la ville. Il faut payer de sa personne pour avoir la wifi ! Ça me rappelle l’Ecosse où on devait aller picoler tous les soirs juste pour faire le message. Et il y a un match de foot Canada-USA !

Depuis le dernier message il y a juste une semaine, il y a eu, lundi, le dernier jour en Martinique où il a fallu tout faire avant de partir, test PCR, coupe de cheveux, et clearance à la capitainerie Une journée bien remplie, avec surtout, pour éclairer la journée, le moment tellement sympa chez Naima, notre géniale coupeuse de cheveux !

Et un déjeuner sur sa terrasse noyée dans la verdure, c’est un sacré souvenir !

Et puis mardi matin, test négatif pour tous les deux, on peut partir ! Il a plu toute la nuit, il fait gris. La Bretagne mais en tee shirt.

Tee shirt sauf sous les grains !

Sainte Lucie en début d’après-midi. L’île est verte, abrupte.

On s’arrête dans une belle baie, Rodney Bay, devant la plage. C’est une petite ville très touristique, des bars en front de mer, mais c’est calme.

Lever à 5h on part à 6h, en espérant arriver à Bequia dans la journée, mais, s’il y a du vent entre les îles, c’est calme plat et moteur des qu’on les longe et Saint Vincent ne fait pas exception ! …

Impressionnantes les coulées de lave de l’éruption l’année dernière.

On s’arrête, lassés de faire du moteur et voyant bien qu’on n’arriverait pas à Bequia avant la nuit, dans une jolie baie, ChateauBelair bay. Sauvage une végétation magnifique.

Comité d’accueil en arrivant, mais ils ne nous demande rien, juste on discute et c’est sympa.

Une fin d’après-midi ensoleillée, avec juste des grains qui nous apportent de beaux arcs en ciel !

Et l’histoire du sac de pièces d’or au pied des arcs en ciel, c’est juste des conneries ! On n’a rien trouvé sur le bateau !

Nuit un peu secouée, le bateau roule beaucoup ! Au lever du jour, à 6 heures, on est parti ! Il faut arriver à Bequia avant 11h si on veut être dans les 72 heures après le test PCR.

On est arrivé à 9h30. Et comme je le dis au début du message les formalités se sont faites vraiment sans problème. Juste, il faut avoir tout fait avant par e.mail sinon il faut attendre !

Depuis jeudi, on est ici et on apprécie cette petite ville animée, colorée. Pas de super marchés, des toutes petites échoppes avec … pas grand chose ! Mais, super, j’ai retrouvé ici, les mêmes boîtes pour Mina, que celles de Trinidad et elle s’en régale ! Souvenir-souvenir dans sa petite tête de chat ?!

Hier, longue balade jusqu’au bout de la presqu’île au sud. Avec un arrêt inoubliable, chez Tokos, un petit restau perdu tout au bout, dont Gildas et Odile nous avait dit de ne pas faire l’impasse !

On est arrivés, les pêcheurs venaient juste de rentrer. Tokos nous a choisi un poisson

Même un pêcheur tout fier de montrer ses 2 belles langoustes ! Mmmm

… et voilà, il restait à attendre que ce soit prêt ! On était les seuls clients !

On s’est régalés !

… juste sont passés pour boire une bière, un couple d’anglais. Ils vivent 6 mois ici, 6 mois en Dordogne et aux 2 endroits, elle a une poterie ! Très sympa ! On va aller demain les voir, voir la poterie surtout !

Après, on a continué à marcher presque jusqu’au bout , la fin c’est un parc naturel on ne peut entrer.

Petit bain pour se reposer avant d’entamer le chemin du retour !

Voilà, la soirée se passe, il va falloir rentrer au bateau …

à suivre ! Quand on aura à nouveau la wifi !

23 janvier  : Caritan !

Depuis mercredi, pas grand chose ! Le temps passe vite ! Jeudi, bus à nouveau pour aller au Marin , on avait oublié d’acheter les pavillons de complaisance qu’on doit hisser pour faire honneur à un nouveau pays dans lequel on arrive ! …il nous fallait celui de Saint Vincent- les Grenadines  et celui de Grenade, si jamais on descend jusqu’à Cariacou.

Et puis sinon, on reste sur notre île qu’est le bateau. Les journées y passent trop vite ! Généralement, on va marcher jusqu’à Sainte Anne et puis on potasse l’Iridium GO !

Aujourd’hui,  dimanche, en fin de matinée, le moteur  de l’annexe s’est arrêté brutalement alors qu’Erick allait à terre faire le plein d’eau. Après avoir éliminé toutes les pannes possibles, il a fallu finalement démonter le carburateur, le nettoyer et ouf le moteur est reparti ! … il était temps de se mettre à table , avec avant, notre traditionnel pastis du dimanche, qui a permis de fêter la réparation !

Là,  on est à la laverie, toute proche du ponton où on laisse l’annexe. Lessive … demain matin, on va au Marin avec Princess Julia. Courses au Leader Price, test PCR pour pouvoir entrer à Bequia, et clearance,  c’est le papier qui atteste qu’on signale notre sortie du territoire.  Et en arrivant à Bequia, clearance pour demander à entrer ! … pas simple toutes les formalités ! Et avec le Covid, ça augmente encore le problème ! Pour Saint Vincent les Grenadines, tous les papiers doivent être entrés sur internet, 5 jours avant l’arrivée ! Ça nous a pris une matinée pour comprendre comment fonctionnait l’application pour le faire, comment le faire et comment  valider pour envoyer les formulaires ! … ça occupe ! Demain, après les résultats du test, il faudra à nouveau tout envoyer par internet, et là,  c’est une autre application ! Mardi, si les tests sont négatifs 🤞, on part vers Saint Vincent et les Grenadines. Arrêt sans doute pour la nuit à Sainte Lucie mais sans descendre à terre, et puis Bequia mercredi.

Ce matin, festival d’arcs en ciel ! … et de grains aussi !

On a vu arriver au loin ce qui ressemblait au Britannia , le yacht de la reine d’Angleterre. Un beau morceau avec un immense drapeau britannique à l’arrière !

A suivre …

19 janvier : Caritan

Lundi matin, on a retrouvé l’eau vite fait, dès l’embauche de l’équipe de grutiers. Facile, on était prêts à jeter à l’eau !

Arrêt au ponton du gaz oil, mais nous, pour aller faire le plein d’eau. Les canalisations d’eau ne sont toujours pas réparées au chantier, donc toujours pas d’eau là bas ! Pourtant, vu ce qu’on leur a laissé comme argent pour le week-end,  on aurait mérité d’avoir un plein d’eau compris !

Et puis, retour au mouillage à Caritan !

La journée d’hier s’est passée encore à potasser pour mettre l’iridium en route ! On y avait déjà passé notre dimanche !

On avait bien avancé,  Erick avait tiré lundi après-midi de belles situations météo, des super cartes de gribs, ces cartes qui permettent de voir la force et la direction du vent en affichant côte à côte des tas de petits symboles en forme de flèches. Et mardi, impossible de recommencer ! La tablette ne voulait plus se connecter à l’iridium.

On s’est fait des nœuds au cerveau toute la journée, répétant, re répétant les opérations successives pour le démarrage, rien … moral de plus en plus en berne ! … jusqu’à ce qu’on découvre que c’était le VPN qui, n’était pas vraiment déconnecté et bloquait tout le bazar !  …

Un vrai bonheur ! … alors, pour fêter ça,  on est allé se faire un petit tour à terre, histoire de marcher, avant la tombée du jour. Ça fait du bien.

Ce matin, mercredi … un objectif ! Il y avait rendez vous chez le vétérinaire pour faire la piqûre de rappel de rage de Mina.  C’était une grande première, elle n’avait jamais goûté aux plaisirs de l’annexe ! … et ce matin, avec le vent dans le nez, ça remuait et arrosait un peu !

Petit tour en bus après, pour varier les découvertes ! … la nana qui conduisait le bus a été adorable et nous a arrêtés juste devant le cabinet vétérinaire, alors que ce n’était pas un arrêt officiel ! Sympa !

On avait 1 heure d’avance ! … mais apparemment ça ne posait aucun problème et on est passé presque aussitôt !

… une jeune vétérinaire de 28 ans, toute mignonne,  originaire de Lille, en Martinique depuis peu. Mina s’est bien laissée faire, juste tellement tendue pour les 2 piqûres que la véto avait presque du mal à enfoncer l’aiguille de la seringue ! … pauvre Mina ! Pour la récompenser, on lui a acheté un grand sachet de bonnes croquettes, et un beau sac pour remplacer le sien.

Pourtant, il a toute une histoire son sac, un ancien sac pour transport de chat datant de l’époque d’Air Inter, apporté par nos copains qui nous avaient rejoints pour un petit séjour à Porto Santo.

Et depuis, il a sacrément bien servi ! A tel point qu’il commence à être un peu déglingué. Bon maintenant,  elle en a un beau, qui ne s’écrase pas sur elle , mais je crois qu’elle s’était habituée à cet inconvénient !  …

Retour à Sainte Anne, en stop car il fallait attendre une heure pour le prochain bus.

On a été pris par un belge d’origine sicilienne, adorable, cocasse, bavard. Un plaisir ! Lucio !

On a déposé Mina au bateau. Elle n’avait qu’une envie, dormir ! … et on est reparti prendre le bus à Sainte Anne pour retourner au Marin, au laboratoire et  prendre rendez vous pour les tests PCR. Bon, ça ne se fait que par e.mail !  … au moins, on a l’adresse et on a pris rendez vous pour lundi prochain. Ça va nous permettre de partir mardi vers le sud. Bequia sans doute directement. On a choisi finalement de faire l’impasse sur Sainte Lucie ce qui nous aurait obligé à refaire un test pour entrer aux Grenadines. Et ils ne sont pas donnés les tests !

Après le laboratoire, petit tour à la Marina, pour voir les copains Gildas et Odile, arrivés de Métropole hier soir !

Plaisir de les retrouver. Petit restaurant délicieux. Bien agréable, c’était une chose oubliée depuis longtemps, ça, de manger au restaurant.

Et voilà, tout à l’heure, retour à Sainte Anne en bus. Après-midi vite passé à faire des petits rangements, un peu de lessive, le plein d’eau avec les jerricans qu’Erick est allé remplir à nouveau à terre. Et ça c’est un vrai sport ! 2 jerricans de 25 litres à trimballer sur 200 mètres environ,  par un chemin mal foutu, ça entretient les muscles et allonge les bras !

La nuit tombe maintenant, après un beau coucher de soleil.

Au chantier, Oups n’avait pas beaucoup évolué ! … ils ne sont pas prêts de naviguer, eux !

A suivre !

13 janvier : on est de retour à Caritan.

On est de retour à Caritan, notre petit coin face au Diamant, avec toujours le régal des beaux couchers de soleil !

Partis ce matin, jeudi 13, à 9h de l’Anse Noire, il a fallu 6 virements de bords et 7h et pour faire ce qui fait 15 miles en venant directement, là, le vent dans le nez à tirer des bords, on a fait 30 miles ! Mais c’était agréable ! Du vent, la mer un peu chamboulée à partir du Diamant mais ça s’est calmé après et on a bien manœuvré ! Pas un mal de faire un peu d’exercices ! Bon, on est bien , pas de bateaux trop près, le plan d’eau plutôt calme ce soir , tout va bien.

Mais avant ! … au dernier message, on était arrivés à l’Anse Noire et on attendait les copains pour le lendemain.

Aïe, à 17 heures, un pêcheur est venu nous dire qu’on ne pouvait pas rester car le lendemain matin, dès 5 heures, ils faisaient une pêche à la senne, un grand filet qui est tiré pour former une poche qui emprisonne les poissons. Et, cette senne allait prendre toute la baie. Donc, il fallait partir, nous et les 2 cata mouillés à côté de nous. Pour une fois que c’était une soirée tranquille avec juste 3 bateaux dans la baie !

On a donc déménagé en vitesse, avant la tombée de la nuit, dans la baie d’à côté, l’Anse Dufour, pas mal aussi mais on y bouge plus, elle est plus ouverte, moins sauvage, mais bon, pas le choix !

Nuit un peu trop bercés par la houle et à 6 heures on est partis en annexe pour aller voir la senne !

Beau spectacle ! On s’est régalé … même si on s’est fait rabrouer par un des pêcheurs qui ne voulait pas qu’on prenne des photos !

Un groupe d’un côté de la plage
Un autre de l’autre côté
Les pélicans sont prêts pour le festin !
Le filet remonte lentement
Les pélicans toujours aux avants postes mais pour une pêche bien maigrichonne, ils n’auront rien pour eux !
Un beau début de matinée !

A 9 heures, la partie de pêche était finie, les pêcheurs repartis et petit déjeuner pris on a pu revenir mouiller dans l’Anse Noire ! Tout seuls, bien au milieu , un moment de plaisir qui ne dure pas , dommage !

Les copains sont arrivés vers 10h30. Et on a passé une belle journée !

Le lendemain, mercredi, ils sont venus nous chercher avec leur voiture à 15 heures pour qu’on aille ensemble visiter « La Savane des Esclaves » . Un espace de 2 hectares, à flanc de colline, où un Martiniquais têtu et acharné, Gilbert Larose, a donné vie à un beau parc qui retrace la vie des Esclaves, pendant l’esclavage et après, la vie lontan antan.

Il a tout créé, dégagé des terrasses, reconstitué les villages, avec la rue Case Nègres dans laquelle 7 paillotes en bois tressé aux toits en palmes, recréent les conditions de vie difficiles, n’épargnant aucun détail sur les sévices, le travail harassant, la mort prématurée.

Confort sommaire ! Et pas bien large le lit

Des panneaux très pédagogiques expliquent tout ça … dans un environnement de plantes, d’arbres, de toutes les variétés. Un jardin médicinal fait découvrir les pouvoirs de beaucoup de plantes, dont certaines qu’on connaît !

On découvre le roucouyer dont les graines possèdent un intense pouvoir colorant. C’est de la poudre faite à partir de ces graines que les indiens arawaks, installés en Martinique et les autres indiens aussi d’ailleurs, s’enduisaient la peau, pour se protéger du soleil, d’où leur nom de peaux rouges.

Le roucouyer avec ses fruits
Les fruits …
Le doigt d’Erick après qu’il ait juste passé celui ci sur les graines !

C’est passionnant ! Et ça se termine par une pause à « la case à glaces » dans laquelle on peut déguster des glaces maison faites avec les fruits et les plantes récoltés sur la plantation ! … délicieux !

En sortant, il était temps de rentrer avant le couvre feu ! Il faisait nuit, on avait les 135 marches qui donnent accès à l’Anse Noire à dégringoler et heureusement, ouf, l’annexe nous attendait bien sagement accrochée au ponton !

Voilà !

Demain, on va récupérer le radeau de survie.

Et en fait, demain, c’était hier, vendredi, on a récupéré le radeau de survie ! Amarrage au ponton du travel lift du chantier comme on nous en avait donné l’autorisation. Un peu d’attente, elle n’était pas finie ! Normalement , on devait la récupérer il y a une semaine ! … une devise, ne jamais être pressé…

Et voilà, délestés d’une bonne somme d’argent, heureusement, la révision ce n’est que tous les 3 ans, on a pu aller se mettre au ponton de Leader Price pour aller faire les courses et ouf, retour vers le calme du mouillage.

Dans l’après-midi, Erick décide de s’attaquer au speedomètre, l’appareil qui permet de mesurer la vitesse. Quand on avance, une toute petite roue à aubes, reliée à des capteurs, permet de savoir à quelle allure on va ! Depuis quelques temps, le répétiteur qui relait les informations était désespérément muet.

Il faut donc enlever le système qui porte la petite roue, le dévisser pour le nettoyer avant de le remettre … et il faut faire fissa car quand on l’enlève, ça fait un beau jeyser qui entre dans le bateau ! Bon, on n’aime pas du tout faire ça !

Mais là, problème, impossible de dévisser le porte roulette … c’est bloqué… et quand, enfin, ça se débloque, au lieu que ça se dévisse là où il faut, c’est tout le système qui se met à tourner, désolidarisé de la coque et on a une belle entrée d’eau. Zut de zut , ça devient pas drôle du tout. Une seule solution maintenant, il faut sortir le bateau pour réparer. Il est vendredi 16h, le chantier ne répond plus, fermé jusqu’à lundi. Heureusement, j’ai le numéro de portable de la comptable. Je tombe sur la messagerie , mais elle me rappelle vers 18 heures. Elle nous donne le numéro de Gérard, le grutier et voir avec lui. Et voilà, malgré qu’il soit en week-end, malgré qu’il ait une sortie en mer de prévue avec des amis, il est d’accord pour venir nous sortir de l’eau, à condition qu’on soit là à 6h30 ! … pas de problème, on sera là !

On a colmaté comme on a pu l’entrée d’eau et surveillé régulièrement cette nuit que le bateau ne se remplissait pas ! Debout 5 heures, départ dans la nuit, petite vitesse pour ne pas faire entrer trop d’eau. A 6h30, on était au rendez vous, Gérard aussi.

Une fois au sec, on a eu du mal à débloquer le bazar, mais çà y est, c’est fait ! … tout est bien nettoyé et le loch fonctionne !

On est pour le week-end sous le travel lift ! Dans le berceau des sangles ! Pas sûr qu’en métropole on puisse faire ça ! Mais c’est bien, on a une belle vue avec terrasse sur la mer !

A suivre !

13 janvier : Caritan

On est de retour à Caritan depuis hier en fin d’après-midi. J’ai fait un article pour raconter les derniers jours, mais impossible de charger les photos ! La connexion n’est pas assez bonne. Alors juste dire que tout va bien et que j’enverrai le message quand les ondes seront plus gentilles avec moi !

A suivre ! Mais vite je l’espère !

9 janvier : dimanche tranquille à Fort de France.

Un dimanche bien calme, bien agréable.

Nous sommes, depuis vendredi, mouillés dans la baie de Fort de France, devant cette petite ville qu’on aime bien, animée, colorée, avec son petit centre ville à taille humaine … face à la cathédrale Saint Louis , son beau clocher fait d’une structure de fer ajourée et au pied du Fort Saint Louis. On a retrouvé les rotations des navettes qui relient Fort de France aux 3 Ilets, à l’Anse Mitan en face ou Schoelcher, plus au nord. Alors, en fonction des « conducteurs » de ces bus marins, on remue plus ou moins !

Là, à quai, c’est le Diamant. Il y a aussi le Cap Salomon, l’Anse Bleue , de quoi être régulièrement balancés !

Le réveil est toujours à 4h30 avec le bruit de la souffleuse pour nettoyer la promenade et à 5 heures , l’arrivée des baigneurs avec leurs cascades de rires et leurs discussions sonores !

Samedi, on a fait des courses pour remplir les placards et le frigo de victuailles pour les jours à venir . Balade au marché au passage et petit tour dans les rues commerçantes. Tout est tellement animé par rapport aux fois précédentes où le Covid maintenait beaucoup de magasins fermés.

Aujourd’hui, dimanche, matin tranquille. Long petit déjeuner à regarder le paysage. Une yole faisait le spectacle en plus !

Après, on est allé se balader dans la ville ! … tout est fermé, les magasins, les restau, les cafés, peu de monde dans les rues, presque pas de circulation, c’est dimanche quoi !

Halte à la cathédrale. Là, c’est bien plein, à rendre jaloux nos prêtres métropolitains. On a écouté le sermon interminable mais enjoué et pittoresque de Monseigneur Macaire.

Petit tour pour revoir la Préfecture dont les bâtiments sont très harmonieux. Sur les grilles extérieures, il y a une très belle exposition de photos des forêts qui couvrent les pitons. Des beaux panoramiques qui nous font plonger dans cette végétation luxuriante comme si on y était !

Le dôme de la Montagne Pelée, même plus besoin d’y grimper !

Et puis on est monté jusqu’à une petite chapelle d’où on domine Fort de France et la vue y est bien belle.

Tout au bout de la rue , on voit Princess Julia !

Retour en longeant la Savane, cette belle immense prairie, vrai poumon vert de la ville.

On a trouvé une petite gargote qui vend, le dimanche uniquement, des boudins créoles ! Pas question d’y résister, et il faut récompenser le travail des travailleurs du dimanche ! Oups un peu plus loin, une terrasse de café ouverte ! … le beau café de l’hôtel L’Impératrice, avec un intérieur de style colonial qui donne l’impression d’être dans un livre d’Hemingway.

Le hall de l’hôtel

Idéal une petite bière pression pour accompagner nos boudins ! … mais pas donnée la bière ! 4€ les 25 cl. Le serveur, quand je lui ai dit mon étonnement devant le prix m’a dit que c’était à cause du cadre et c’est vrai qu’on a bien apprécié … mais finalement, les bières sur le bateau, comme d’habitude , c’est pas mal non plus !

Demain, on part à l’Anse Noire. Mardi, nos copains de Léognan, avec Suzy, leur fille, viennent nous y rejoindre pour passer une journée sur le bateau et se baigner.

A suivre …