La ville est parsemée de sculpture … pas toujours géniales, mais celle ci est super !
Un Berlioz en acier juste devant le Palais des congrès qui fait aussi théâtre et opéra
Et puis plein de murs peints
La ville cependant n’a rien d’extraordinaire. La marina , elle, est sympa, bien que pas vraiment finie, pas d’électricité, pas de sanitaires, mais au moins on y est bien, à l’abri, un peu bruyant quand les ferrys sont là, mais en général, calme !
Allez, on s’en va.
Navigation de rêve ce matin pour venir . Un bon vent qui nous a poussé à bonne vitesse jusqu’à Gran Tarajal sous génois seul ! Même pas besoin de mettre la grand voile, on serait allé trop vite ! …
Juste, ce matin, au moment de partir, histoire de mettre du piment, le moteur qui ne voulait pas démarrer … batterie descendue d’un coup à 9 ampères quand elle est habituellement à 12-13. Alors, il a fallu ressortir le groupe électrogène rangé hier soir (il n’y avait pas l’électricité sur les pontons, alors de temps en temps, pour recharger les batteries ou pour passer l’aspirateur par exemple, il fallait l’utiliser).Et voilà, le moteur est reparti… En route !
Mina a tout de suite retrouvé sa place favorite sous la couette pour un roupillon au chaud en oubliant surtout ce qui se passe autour !
La côte toute proche qui défile, n’est pas franchement hospitalière !
Un peu de Gran Tarajal avec la jetée du port
Et voilà, arrivée un peu sportive vers 13h ! Avec 25 noeuds de vent, c’est pas facile de se mettre au ponton ! … heureusement, des mecs sympa d’autres bateaux sont venus prendre nos amarres, dont un ancien d’Air France !… le monde est petit !
Maintenant, on va pouvoir découvrir le sud de l’île.Le bateau de Laurent et Corinne, les amis du Bassin à Flots partis en Nouvelle Calédonie est toujours là, bien sage dans le port depuis maintenant combien ? Plus d’un an ? 2 ans plutôt sans doute …
3 jours déjà que Princess Julia a retrouvé son équipage au complet …
Et, le 31 juillet, ce retour c’était la fête !
Avion à l’heure .. plus que 2h50 avant les retrouvailles …
Dommage , ça a été beaucoup plus long ! A l’arrivée, mon bagage en soute n’était pas là, et c’était le même problème pour une bonne vingtaine de passagers. Rassurant déjà ! Manifestement, l’avion est partit à l’heure au prix d’un chariot de bagages non chargé ! … plus d’une heure à faire les papiers avant de pouvoir sortir dans le hall d’arrivée et retrouver enfin mon p’tit loup.
Retour au bateau en bus, c’est à 20 minutes de la marina. Reprise des habitudes
Petit restau et poulpes grillés pour fêter ça… et début de l’attente inquiète de mon sac, plein d’un tas de choses ! Des tas de zinzins pour des réparations du bateau, mon levothyrox, des bouquins, ma tablette avec plein de musique nouvelle chargée dessus et puis et puis, ah oui il y avait ça aussi bref une nuit à tenter de faire l’inventaire de tout ce qui était perdu.
Et, et vers 11 h, un coup de téléphone, mon sac était sur l’avion de Madrid de 11h et nous serait livré vers 13h ! Youpi ! … qu’ est ce que c’est bien quand la vie est belle !
Et voilà, 13h, il était là !
Après-midi à traîner un peu … Retour à l’aéroport en fin de journée pour aller récupérer la voiture qu’ on a louée pour demain … et balade jusqu’à Coralejo, la ville au nord de Fuerteventura, juste en face de l’île de Lobos où était Erick il y a quelques jours.
La ville, elle est sans intérêt, une succession de restaurants et de boutiques pour touristes et elle ne nous a donné qu’ une envie, partir vite !
Retour au bateau avec la nuit, dîner dans le cockpit et au lit !
Hier, vendredi 2 août, grande balade avec notre belle voiture rouge pour découvrir l’île… et c’est magnifique, étonnant, souvent grandiose … petites villes mignonnes, blanches et pleines d’une végétation luxuriante qui contraste avec les paysages désertiques traversés.
La Oliva, d’abord, la capitale de Fuerteventura, jusqu’à la fin du 19è siècle avant que Puerto del Rosario, plus importante économiquement grâce à son port, lui vole la place.
Belle église du 18è, avec un clocher en pierre de lave.
Et puis la casa de los Coroneles, belle maison du 17è, dans laquelle ont vécu 5 gouverneurs successifs de l’île.
Magnifique et visite vraiment agréable…
Avec la vue sur un vrai de vrai de volcan !
Et puis, route pour rejoindre la mer sur la côte ouest, à El Cotillo, petite ville paradis des surfeurs.
Le petit port tout mignonLe fort, au loin !Un bout de la villeDéjeuner bien sympa
Et puis on a continué vers le sud, en passant par l’intérieur car il n’y a pas de route qui longe la côte.
Des paysages incroyables au milieu des volcans.
L’accès au mirador Morro Velosa, en haut d’une belle montagne ronde, dessiné par César Manrique, et paraît il très beau, avec en plus une vue à couper le souffle sur 360 ° était fermé. Dommage … on s’est contenté d’un point de vue un peu plus bas, avec en prime 2 beaux mecs qui y montent la garde.
Et de dos, ils sont encore mieux.
Plus loin, nouveau point de vue avec une très belle statue qui raconte d’une façon émouvante l’éducation en devenir, difficile, à la limite sans cesse de l’équilibre, des enfants.
Et puis, Betancuria, capitale historique des Canaries et de l’île jusqu’ en 1834, avant que La Oliva lui pique la place.
C’est Jean de Bethencourt qui l’a créé en 1404, d’où son nom.
Un village de carte postale, tout est beau, parfait, mignon, harmonieux. Plein de végétation luxuriante partout. Une belle église
Et même des cactus en fleurs
La route encore toujours aussi belle, avec, lors d’un arrêt, une colonie de marmottes du désert, nous en avions déjà vues à plusieurs reprises dans la journée, une espèce d’écureuil avec une queue plate, qui se dresse comme une marmotte ou un surricate. C’est adorable.
Toujours des paysages austères mais grandioses.
Et puis , avant le retour vers Puerto del Rosario, Pajara, petite ville paisible aux trottoirs ombragés de grands arbres, on se croirait dans le sud ouest ! Des bancs qui incitent à des haltes tranquilles. Une belle église
Ça ne nous fait pas gagner du temps !
Il faut se dépêcher pour rapporter la voiture a l’heure ! On a dû zapper le sud de l’île ! Ce sera pour quand on sera à Gran Tarajal, notre prochaine escale.
Soirée tranquille.
Aujourd’hui, bricolage pour Erick, il lui fallait monter tout ce que j’avais apporté, la pompe, le thermostat, la cartouche anti odeur pour les chiottes. .. du boulot quoi !
Et pour moi, courses, il faut refaire l’approvisionnement.
Princess Julia attend depuis samedi 27 juillet, dans le port de Rosario, en bout de ponton, tout au nord de Fuenteventura, que j’arrive !
Et demain matin, 9h je pars !
Erick n’arrête pas de briquer, à longueur de journée, pour que le bateau soit nickel à mon arrivée… il paraît que sinon, je ferais des réflexions !… mais où ils vont chercher des trucs pareils les mecs ! … enfin, tant mieux ! … et ce sera tellement bon de se retrouver demain soir ! …
Depuis hier, changement de pâturage, Princess Julia est au mouillage à Lobos. Nouveau paysage, nature presque vierge après l’horizon bien artificiel de la marina de Rubicon.
La technique pour remonter seul le mouillage est maintenant bien au point … ensuite, traversée courte et heureusement car sans vent, mouillage sans problème. Tout baigne quoi, même le captain.
Ce matin, belle balade autour de l’île… et on a vite fait le tour du propriétaire ! 4km de marche à peu près ! … montée en haut du petit volcan pour voir le paysage d’en haut …
et voilà … du vent toujours… 20-25 noeuds tout le temps … mais le mouillage est plus calme quand il y a du vent car le bateau se met dans l’axe du vent et ne bouge pas… sinon, il se balade un peu pour se retrouver parfois travers à la houle et, là, ça bouge un peu ! … alors faut savoir ce qu’ on veut !
Enfin, ce matin, la peinture est arrivée ! Ça veut dire que demain, Princess Julia va aller voir plus au sud. Lobos d’abord pour deux ou trois jours au mouillage , si tout va bien et puis Fuenteventura … Dans pile une semaine, on se retrouve ! …
Pour moi ce sera, en plus des retrouvailles avec Erick et le bateau, le plaisir de températures « normales » … 24° en général et le vent qui calme les ardeurs du thermomètre… pas comme ici à Bordeaux où on est liquéfié au moindre mouvement.
Ça, c’est le compteur de mon vélo hier, et le vélo était à l’ombre pourtant ! …
Bon, maintenant, on va compter les jours et puis les heures !
Eh bien oui, je n’aurais jamais dû promettre un départ le 12 vers Lobos … ne jamais donner des ordres au destin, ça ne lui plaît pas !
Parce que le 11 au soir, en faisant les vérifications d’usage, niveau d’huile ? moteur en pleine forme ? zut de zut, il y avait une fuite de gaz oil dans les fonds… pas importante mais , mais … d’où ça vient ça ? Et , finalement, c’est au niveau des injecteurs que ça fuit … alors, on ne peut pas rester comme ça … et donc rendez vous lundi avec le mécanicien du port … et l’ancre reste sagement en place !
Bon, en attendant, réparation des chiottes , avec la pièce enfin récupérée, 60 €. la petite membrane mignonne … et une fois remontée, la fuite est toujours là et rien n’est changé ! … bon, il y a des jours, il ne faut pas s’étonner si on est grognon !
Mais, finalement, fastoche, il suffit de supprimer la pompe, et tout marche bien, évacuation par gravitation et c’est pas pire ! … en attendant la pompe neuve que je vais apporter.
Voilà… la vie continue tranquille, toujours dans l’attente de quelque chose, ce qui est bien c’est que ce n’est jamais la même chose !
Dernier jour … peut être ! Princess Julia attend au mouillage devant la marina, juste derrière la digue, que la peinture arrive et surtout aussi la pièce qui permettra de réparer les chiottes ! La pompe pour évacuer est en rade et ne veut plus rien savoir … et ça, c’est … chiant justement … bon, heureusement, il y a un seau , mais c’est moins confort !
La pièce devait arriver aujourd’hui et le départ était prévu aussitôt après réception et zut, elle n’est pas là ! Demain normalement ! … alors, une nuit de plus là … et il faudra de toutes façons revenir pour récupérer la peinture dont l’arrivée n’est toujours pas annoncée ! Pas facile !
Alors, demain, si tout va bien, direction Lobos, une toute petite île juste au nord de Fuenteventuras, l’île au sud de Lanzarote,.
Le séjour, là, à Rubicon était plutôt sympa… des rencontres, des dîners sur d’autres bateaux , des balades pour aller faire les courses , du farniente à gogo avec le plaisir de regarder tranquillement ce qui se passe autour.
Et même l’investissement dans un beau sac isotherme pour rapporter la bière fraîche ! C’est dire si l’organisation commence à être au point ! … pas peu fier le P’tit Loup !
Des drôles de moments où le bateau est pris dans un roulis un peu casse pieds, sans raisons apparentes, pas de bateau responsable de ce remue ménage, rien d’autre que tout d’un coup un moment de swing ! … un peu dérangeant ! Surtout quand comme hier, ça fait tomber la bouteille de grenadine, ouverte bien sûr ! … ça permet d’occuper son temps !
Du vent toujours, températures bien agréables par rapport à nos chaleurs caniculaires. Bons bains toujours…
Voilà, tout va bien ! Princess Julia est restée au mouillage à Papagayo jusqu’à mercredi… et puis 2 nuits à la marina, histoire de nettoyer le bateau, faire la lessive et les courses ! … pas une mince affaire tout ça !
Pas trop envie de rester trop longtemps à la marina, à 35 € la nuit ! …
Pourtant, c’est plutôt fait pour donner envie de rester !
Surtout avec les terrasses de café juste au bout du ponton !
Alors retour ce matin au mouillage, cette fois ci juste devant la digue de la marina, comme ça c’est facile de retourner à terre !
Attente tranquille. En attendant de partir à Lobos.
C’est l’île qu’ on voit à gauche. Et après ce sera Fuente Ventura qu’ on voit au fond …
Dîner hier soir sur le bateau de Pierre et Gilberte, à nouveau retrouvés. Ce soir ce sont eux qui sont sur Princess Julia.
C’est que les jours se succédent sur Princess Julia avec toujours un plaisir tenace et répété à vivre peinard mais pas trop extraordinaire à raconter ! … baignades, balades jusqu’ au village pour faire les courses, en annexe, 2 ou peut être 3 fois et sinon à pieds. Et puis cuisine, ça c’est une grande découverte dans la vie du capitaine ! Et longs farnientes dans le cockpit à regarder les bateaux qui arrivent, ceux qui partent, ceux qui sont là, une vraie occupation ! Jamais plus de 8 bateaux et dans cette baie qui est pas mal grande c’est un régal de ne pas être les uns sur les autres.
Des retrouvailles avec Pierre et Gilberte, un couple rencontré à Porto Santo, ils étaient au sec en face de nous. Ça c’est sympa de les retrouver !
Voilà … rien de marquant ! La petite inquiétude peut être, de rentrer par une nuit très noire, en annexe, le soir de la fête de la musique, sans savoir où est réellement la pointe de roches basses qu’ il faut contourner pour entrer dans la baie. Aussi, les bains avec les bancs de poissons dans la baie à côté dans laquelle on n’a pas le droit de mouiller.
Demain, direction le sud de Lanzarote, mouillage de Papagayo, enfin ! … du vent annoncé au programme …et bien dommage de quitter un si beau mouillage.
Va falloir remonter les 40 mètres de chaîne avant que le vent ne pousse Princess Julia sur les rochers assez proches. Juste la petite angoisse qu’il faut quoi, comme d’hab. !