7 octobre : Garachico

Et ça y est, on y est ! Un jour plus tôt que prévu, mais la nuit a été difficile à cause du vent qui ne s’est calmé qu’ à 4h30 ce matin. Après avoir pensé passer une nuit de plus, et s’être préparé à attendre l’arrivée du vent, finalement, Erick a décidé « On y va,! » … il était 10h … cela aurait été mieux de partir plus tôt pour arriver juste à la pleine mer … mais bon, les 60 mètres de chaîne ont été remontés en moins de 2 et route ! … du vent dès qu’ on a passé la pointe, une mer un peu houleuse et remuante… moteur, droit dans la vague, comme les anglais dont on se moquait en Écosse ! … 12 milles, la mer se calme un peu quand on approche du port, le vent aussi, et finalement, l’entrée de la marina n’est pas du tout le maestrom annoncé ! … on a une place provisoire tout seuls sur un petit ponton. Et une fois dans le port, on ne risque plus rien tant c’est protégé par une digue énorme.Il fait gris. Sylvia et Francis, sur Baia, rencontrés à Porto Santo, retrouvés à Las Palmas, et qui sont là depuis plus d’un mois, nous disent que c’est souvent comme ça, nuageux.

Bonne sieste, petit tour pour voir la petite ville très pittoresque…

Et ce soir, on va bien dormir !

On prend l’avion dans 10 jours

A suivre …

5 octobre : Punta de Teno

On est arrivé en début d’après midi, après avoir longé les falaises, et on se sentait bien petits là, au pied.

Un peu de vent en arrivant … nous n’en avions pas eu depuis la traversée entre Gran Canaria et Tenerife, alors on avait perdu l’habitude !.

Mouillage dans la petite baie au pied du phare … et le vent est monté régulièrement et maintenant, depuis plusieurs heures, il oscille entre presque rien et de violentes rafales bien soutenues qui montent, 20, 25, 30 , 36 noeuds… l’éolienne tourne comme une folle avec un bruit d’avion.

On regarde avec envie la terre où on aimerait bien aller marcher, jusqu’au phare ! …. et voilà ! Pourvu que ça diminue … et s’il existe un Dieu, s’il vous plaît, vite ! …

Sinon, hier, une belle journée qui s’est finie bizarrement et nous a un peu secoués.

On est allé à terre vers 16h.

Longue promenade le long de la côte. Ils sont forts ces espagnols pour faire de longues et belles esplanades pour permettre de déambuler le soir ! … ça se poursuivait par un petit chemin le long de la côte de roches noires très déchiquetées. On espérait toujours voir de plus près les falaises. Mais, a un moment, on a dû rebrousser chemin . On aura au moins vu les bananeraies de plus près

Au retour, sur la plage, il y avait 2 gardes civils qui semblaient interroger des jeunes. Alors on a regardé ça un peu intrigués, pour suivre un peu l’affaire, on s’est mis à une terrasse de café ! Une petite pression un samedi soir , c’est pas si mal ! … il y avait un drôle de campement qui avait été installé sur la plage avec des transats recouverts de bâches … bizarres, mais on ne comprenait rien … les flics avaient l’air de faire des investigations, les mains gantées. Bon, finalement, en revenant au bateau, on s’est arrêté un peu, appuyés sur la rambarde, en disant « Il a dû se passer quelque chose » … et une jeune femme à côté de nous, nous dit, en français, « oui, il s’est passé quelque chose, c’est ma belle soeur qui est morte, d’une crise cardiaque  » … on a parlé un moment avec elle… la pauvre, pas facile à vivre . Elle était en vacances chez sa belle soeur, une espagnole, 54 ans. Tout allait bien, elle venaient de se baigner et en remontant de l’eau, pof, elle s’est écroulée, arrêt du coeur d’un coup. Ça nous a complètement retourné.

Bon, le vent continue …

À suivre, si on ne s’envole pas !

Pas de photos, il n’y a pas moyen de les télécharger, c’est vrai que la connexion est très faiblarde. Ce sera pour plus tard !

6 octobre : En route vers la pointe ouest de l’ile

Les voilà les falaises Los Gigantes !

Impressionnantes c’est vrai …

Et tout à fait au bout, la côte redescend, et s’incurve … c’est là qu’ on devrait trouver un mouillage pour ce soir .

On prévoit d’y rester 2 nuits et mardi matin, si tout va bien Garachico.

Je ne sais pas si là bas au bout on aura une connexion , alors je fais ce message au cas où. !

Le moteur a démarré du premier coups ce matin ! Pourvu que ça dure ! 🤞🤞🤞

Allez, à suivre !

5 octobre : Puerto San Juan

Lever du soleil hier matin

Belle journée qui commence . Le vent qui a soufflé un peu au petit matin s’est calmé. Princess Julia se balance doucement.

On voulait partir ce matin vers un mouillage plus loin, mais, depuis hier, le moteur ne veut à nouveau pas démarrer si on ne lui donne pas un coup de pouce avec la charge du groupe électrogène. Et , si on doit partir en urgence, c’est pas génial ça ! … alors, on cherche ! C’est quoi le problème. Bien sûr, c’est la batterie, pourquoi elle ne tient pas la charge, alors qu’ on l’a changée à Las Palmas.

Là, on vient de la sortir et on la charge , dans le cockpit avec le groupe électrogène.

On va voir si une charge plus longue lui plaît plus.

De toutes façons, si c’est pareil, on partira à Garachico directement d’ici, pour ne pas prendre le risque d’aller au pied de cette côte de falaises impressionnantes avec un moteur paresseux.

Voilà ! …

Sinon hier, on est allé à terre.

Mignonne petite ville avec plein rues très commerçantes et animées. Belle promenade le long de la mer, pour pouvoir mieux regarder le bateau !

Pas de photos, zut, si ce n’est ces trop beaux containers en bord de plage pour le tri sélectif !

On rêverait d’avoir les mêmes au fond du jardin ! Quelques courses et retour au bateau.

L’après midi, Erick a nettoyé la coque au niveau de la ligne de flottaison, l’hélice du propulseur, gratté les petits coquillages qui avaient trouvé refuge à l’entrée des passe coque. … et moi, j’ai nettoyé les ridoirs et les haubans jusqu’ à la hauteur que je pouvais atteindre , piquetés de rouille et couverts encore de la poussière marron de Fuerteventura. Et sur les haubans, on voit bien la limite nettoyé-pas nettoyé !

Bon, on attend de voir si la batterie va être plus énergique !

Un peu plus tard …. et voila, ça a démarré tout de suite ! C’est bien un problème de batterie, elle ne tient pas la charge. Bon, y a plus qu’ à ! ….

A suivre !

Le coucher de soleil hier soir sur la Gomera

3 octobre : Puerto San Juan

On continue notre lente progression, le long de la côte, en direction de Garachico.

Nous aimerions y arriver mardi, les prévisions météo semblent bonnes avec pas trop de vent, la marée haute en fin de matinée, tout semble réuni pour cette entrée de port connue comme pouvant être difficile , à cause de la houle, dès qu’ il y a du vent.

Ce matin, on a laissé le petit mouillage bien sympa d’El Puertito, avec le regret de n’avoir pas vu le café ouvert, là, juste face à la plage. Il avait l’air pourtant bien accueillant, mais dommage, fermé pour cause de muerte de la Mama.

Zut, pas de chance pour elle … et pour nous aussi ! Ils n’y en a pas beaucoup des cafés qui donnent envie ! Et Erick rêve d’une pression !

Avant de partir, il a fallu d’abord relever le mouillage arrière… mètre par mètre en s’aidant du winch. Et puis, enfin, l’ancre remontée, on veut mettre le moteur et là… rien … comme si les batteries étaient déchargées … ou le démarreur en panne. Bon … il faut vider le coffre arrière, en sortir le groupe électrogène… pas de résultat immédiatement, et finalement, on n’a pas su si, quand il s’est décidé à repartir, quelques 3 ou 4 minutes après, c’était grâce à l’énergie apportée par le groupe ou grâce aux mignons petits coups de marteau qu’Erick a donné sur le démarreur … ouf, l’essentiel, c’est qu’ il a démarré !.

Arrêt 5 milles plus loin, devant le petit port de Puerto San Juan. Pittoresque petit port de pêche qu’ ils disent sur le bouquin. Vu du mouillage, çà fait déjà belle petite ville. De beaux bateaux de pêche le long de l’unique quai au pied de la digue, des bateaux comme ceux qu’ on voit dans le pays basque, avec de belles étraves hautes et tulipées.

Mais pas de place pour les voiliers de passage. La petite baie derrière la digue est pleine de corps morts occupés par des petites vedettes locales, un cata et un voilier d’une association de voile qui appartiennent à des gens d’ici et voilà ! On est mouillé juste à la sortie du port, une petite jetée de blocs de béton nous sépare de la plage. On a mis encore une fois, une ancre à l’arrière pour être face à la houle… et c’était super confortable, jusqu’à il y a une heure où d’un coup, le vent s’est levé et amène avec lui un bon clapot. On voulait aller à terre, c’est partie remise !

On a mis, comme à El Puertito un orin (une petite bouée attachée sur l’ancre qui permet de la relever si elle se coince dans des rochers ou des filins quand on est dans un port. En plus, elle est toute mignonne notre petite bouée, toute ronde, jaune, achetée quand nous étions au mouillage à l’île d’Aran, alors, on y tient ! . . Et là, à El Puertito, pas croyable, les mecs qui sortaient avec leur petite barque de pêche, il fallait qu’ ils fassent un détour pour aller tirer dessus pour voir s’ils ne pouvaient pas l’emporter !… non mais ! Il fallait qu’ on aboie pour la protéger !… ici, on ne la voit plus, on espère que c’est parce qu’ elle est entre 2 eaux, car il y a plus d’eau sans doute que la longueur du bout qui la retient à l’ancre … sinon, elle a fait un heureux sans qu’ on le voit !… on verra à marée basse ! Pour l’instant, c’est haut… marée basse à 23 h…. alors il va falloir attendre la marée basse de demain midi pour savoir !

Voilà … sinon, en venant ce matin, côte un peu haute , des bananeraies qui arrivent jusqu’ au bord de la falaise.

Et puis, un mélange de population qui représente bien la vie ici, les grands ensembles touristiques et les campements des laissés pour compte. Bon, là, c’est les pauvres qui sont en front de mer !

Le vent ne se calme pas pour l’instant, peut être pour tout à l’heure …

A suivre …

2 octobre : El Puertito toujours …

Eh oui, toujours El Puertito… 3eme nuit ce soir … on y est tellement bien, que ce matin, au lieu de partir comme prévu, on s’est accordé une journée de rab ! … depuis notre première soirée et la première nuit un peu dérangée par les voiliers à côté qui nous inquiétaient tant ils étaient près … surtout que de plus, cette nuit là a été un peu plus agitée avec du vent et une bonne houle … ouf, dès le matin, ils sont partis tous les deux, et depuis, on est tout seuls … juste les voiliers qui amènent les gens voir les baleines et qui viennent faire une halte, en fin de journée pour la baignade avant de rentrer à Los Cristianos.

Alors, on est plutôt bien maintenant …

La nuit dernière a été très calme, juste un petit roulis … la nuit à venir s’annonce à peu près pareille, pas de vent, mer calme … la houle arrive la nuit, mais elle sera cette nuit encore , on l’espère, plutôt gentille.

Petites balades à terre … lecture, bains, soleil … on ne voit pas les journées passer.

Demain , on va plus loin !

A suivre …

2ème coucher de soleil sur la Gomera

30 septembre : El Puertido

Ce soir, à l’heure du dîner, on s’est offert un coucher de soleil sur la Gomera. Plutôt pas mal !

On est ce soir, dans une petite baie, entourée de rochers et de petites falaises sableuses. Un petit port pour des barques et pour, dans la journée, l’escale, le temps d’une baignade , des bateaux qui font les promenades pour aller voir les baleines et les dauphins.

On a changé de mouillage ce matin, après une nuit impossible, à se faire remuer par un roulis qui ne laissait pas la possibilité de s’endormir plus de quelques minutes ! … alors, on a continué à longer la côte vers l’ouest, et on s’est arrêté là, trop mignon ce petit port.

Ce soir, ancre à l’avant, ancre à l’arrière … on est face à la houle et le bateau est pour l’instant plutôt confortable.. bon, c’est vrai, généralement, ça se gâte avec la nuit ! Je vous dirai demain !

Tout serait bien si un voilier italien n’était arrivé, presque à la fin de l’après midi … et quoiqu’il fasse , il se retrouve toujours presque collé sur nous ! ..

Il a mis une ancre à l’arrière , mais elle est trop légère et ne tient pas. Son ancre en plus à l’air de chasser … et maintenant il fait nuit ! … un autre voilier qui était ancré plus loin, finalement à quitter son mouillage pour venir lui aussi se mettre à côté de nous… un peu trop à côté même ! … bref, on croyait qu’ on allait être super bien et. .. on verra bien ce que la nuit va nous faire !

Sinon, ici, c’est trop mignon !

Petit tour à terre tout a l’heure , pour aller se balader, marcher jusqu a la station balnéaire suivante… super, un petit super marché, on a pu revenir avec des provisions en plus.

Figuiers de barbarie et cactus tout le long du chemin.

On aperçoit au loin les bâteaux qui font la liaison Los Cristianos-Hierro. C’était bien, hier , de les voir tout près, et presque nous manger !

Bon , je vous parle de notre nuit demain !

A suivre …

28 septembre : Los Cristianos

Et voilà, on a changé d’île !

Tenerife maintenant. Mêmes volcans, mêmes côtes arides et mêmes ensembles immobiliers qui défigurent le paysage !

Partis ce matin à 8h, on est arrivés à la première pointe qu’ on visait à 14h .

Pas de vent au départ, au plus loin que portait le regard vers le large, mer plate … et puis, tout d’un coup, sans s’en apercevoir, on a franchit une barrière invisible et hop, vent 25-30 noeuds une belle mer pleine de gros moutons et pas des agneaux de l’année c’est sûr. Grand voile un ris, génois déployé pas complètement… vent portant, ça traçait ! 8 noeuds, 9 noeuds … on a pulvérisé nos estimations d’arrivée !

Et ça nous à fait tout drôle, nous qui n’avions pas eu de vent depuis notre navigation de Morro Jable à Las Palmas.

Mais c’est bête, du vent il y en avait tout le long de la côte, même dans le mouillage qu’ on s’était prévu comme atterrissage pour ce soir.

Alors il a fallu continuer, contourner la pointe … et voilà, on est mouillé juste avant Los Cristianos, la station historique, la première à s’être développée sur Tenerife.

On a le Teide juste en face, mais il est noyé dans les nuages.

On est un peu fatigués , saoulés par le vent … et un peu en manque de sommeil après la nuit dernière plutôt secouée par un roulis très casse pieds !

Vendredi matin, nous voulions rester jusqu’à samedi devant Puerto de Mogán … mais c’était jour de marché ! Une vraie folie, des bateaux sans cesse qui arrivaient pour débarquer des palanquées de visiteurs. Alors, ça, plus les jets ski, à midi on est partis jusqu’ à un mouillage à un mille plus loin. Super, au fond d’une crique dominée par de hautes falaises.

Mais, plus la soirée approchait, plus on se trouvait trop enfermés, alors on a migré vers une baie plus loin, mouillage devant une plage de galets au débouché d’un immense barrenco, ces vallées qui descendent de la montagne qui doivent amener , quand il y a de fortes pluies, les eaux sans doute violentes d’orages vu les lits de torrents qu’on y voit.

C’était bien, on pensait y rester pour aller se balader à terre aujourd’hui … mais la nuit a été trop dure ! Alors ce matin, on a fait route vers Tenerife !

Il semble, là, que la nuit devrait être meilleure.

Espérons le !

A suivre !

26 septembre : Puerto de Mogán

Changement de mouillage ce matin, changement de décor et ici, sûr, c’est beaucoup mieux.

Bon, hier après-midi, balade dans Arguineguin. Rien de particulier ! Une petite ville à cheval sur une presqu’île. Un côté, face à la cimenterie, plutôt abandonné, avec un campement sauvage sur la plage plutôt sinistre.

Une impressionnante statue d’un pêcheur qui ravaude son filet

Un chat aux yeux verts qui se la pète moi aussi j’ai les mêmes

De l’autre côté, une ville plus organisée, une promenade qui permet de longer la côte et la guirlande d’hôtels qui se succèdent à touche touche. Finalement, le mieux, c’était de regarder Princess Julia !

Quelques courses pour refaire le stock de fruits et ouf, retour au bateau.

Soirée bien calme dans le cockpit à regarder les lumières s’allumer, le soleil se coucher sur le Teide.

Nuit calme juste un peu dérangée par l’impression que l’éolienne ne charge pas. Alors à 1h du matin on vérifiait les branchements, le mode d’emploi … et non, c’était normal ! Le vent était juste trop faible ! Mais, on était bien à regarder la nuit !

Ce matin, petit déjeuner tranquille dans le cockpit comme chaque matin, et puis baignade et douche… et … allez on s’en va !

Direction plus au nord, Puerto de Mogàn, le port qui fait la couverture du guide de navigation qui nous suit depuis Madère (plutôt nul d’ailleurs, les informations sont très souvent obsolètes !)

En allant à terre tout à l’heure, on va pouvoir confronter la photo à la réalité ! Pour l’instant, d’ici, ça ne semble pas tout à fait ressembler !

4 milles de navigation ! On va finir par devenir très paresseux !

Il fait un temps magnifique… mer belle. On est mouillés juste à côté de l’entrée du port et la vue est plutôt sympa.

Devant, ça paraît assez mignon

Sur le côté, une jolie falaise

Ah, derrière, c’est moins bien, les inévitables complexes hôteliers, heureusement un peu loin … et depuis tout à l’heure, il y a , de l’autre côté de l’espèce de chalutier abandonné à son corps mort, un voilier finlandais.

2 voiliers devant Port Mogàn, c’est clair, ce n’est pas la pleine saison !

Ce sera calme tout à l’heure quand les différents jets ski bruyants, zodiacs fous furieux comme des moustiques, sous marin de poche, jaune bien sûr , bateaux à fond de verre, pédalos, catamarans couverts de passagers serrés les uns contre les autres, seront rentrés au bercail !

Il est 16 h. Ça y est ça se calme.

On va pouvoir aller faire un tour à terre ! Je crois que ça va être bien !

A suivre !