Voila, lundi, on nous a dit que le devis c’était prévu pour mardi … peut-être mercredi … et voilà, les 2 jours sont passés, rien ! On va aller voir où ça en est ! Peut-être ils espèrent nous faire accepter n’importent quel prix à force d’être lassés d’attendre !…
Erick s’occupe toujours du panneau de descente … maintenant, il le repeint tout beau
… moi, aujourd’hui, je suis allée faire les courses au super marché avec la navette du chantier … pas passionnant mais ça m’a permis de découvrir le plus grand centre commercial de Port Spain ! West Mall. Découvrir c’est beaucoup dire, voir plutôt car avec la navette il ne faut pas trainer, 1 heure pour faire ce qu’on a à faire, donc juste le temps de faire les courses ! Il y a une immense galerie marchande mais dans un bâtiment séparé du super marché, et pas eu le temps de la voir ! voilà, les journées passent malgré tout assez vite … beaucoup de bateaux petit à petit repartent à l’eau après des mois d’hivernage au sec.
Toujours très chaud. Nous sommes pour l’instant épargnés par le vent de sable du Sahara qui apparemment trouble le paysage en Martinique.
Tout va bien, même si ce n’est pas génial cette attente !
Déjà, le coronavirus n’est pas arrivé jusque là, heureusement !
Que pour le plaisir d’écrire la date ! Un palindrome parfait, la date se lit dans les deux sens… la prochaine fois ce sera le 12 février 2021 mais moins beau puis le 03 03.3030. Allez, on prend rendez vous alors pour en reparler ? Peut-être nous, on sera toujours à Trinidad à attendre que la dérive soit faite !
Dimanche très chaud. On a continué ce matin nos bricolages, ponçage toujours pour moi … et Erick , lui, s’est attaqué à trouver une solution pour qu’il n’y ait plus d’entrées d’eau au panneau de descente. Il va falloir peaufiner le travail , pour l’instant ce n’est pas parfait.
Mais il a fait un boulot qui va, en mer, nous améliorer nettement la vie !
Dans les WC.quand on navigue, si on ne ferme pas la vanne d’arrivée d’eau qui gère ce qui serait une chasse d’eau, la cuvette se remplit petit à petit jusqu’à atteindre l’équilibre quand ça arrive au niveau de la ligne de flottaison … et avec les mouvements du bateau, des fois, ça déborde, ça met de l’eau partout et c ‘est casse pieds. Alors, jusque là, il fallait pour fermer la vanne, se mettre à genoux, plonger la tête dans le coffre ou se trouve la vanne, c’est à dire en fait, plonger la tête dans les sacs où sont stockées les chaussures, tendre le bras dans le noir et chercher à tâtons à trouver cette satanée vanne pour la tourner. Un coup à l’allée pour ouvrir, un coup après pour refermer ! … parfait pour entretenir sa souplesse et son odorat, pas évident par mer agitée car c’est à l’avant et plutôt secoué ! Maintenant, génial, Erick a mis une vanne supplémentaire juste à la bonne hauteur derrière la cuvette , finies les contorsions !
Et idem pour la vanne sous l’évier qu’il fallait fermer pour éviter les bruits de glougloutis et de succions continuels quand on navigue …il manque sans doute un siphon mais il n’y a pas de place pour en mettre un … donc, même punition, il fallait se mettre à 4 pattes pour fermer la vanne d’écoulement. Maintenant, il y en a une belle, facile à tourner en plus, juste à portée de la main ! Super !
C’est bien la peine tout ça pour un bateau au sec et qui ne va peut être plus jamais naviguer faute d’une belle dérive.
Bon, au moins, on s’occupe ! … et désolée, ce n’est pas passionnant ce qu’on a à raconter !
Allez, à suivre !
Et j’ajoute la photo qui, hier, en début de message, n’a pas voulu se télécharger ! Bon, vous ne ratiez rien, mais c’est juste pour voir l’enveloppe tant attendue arriver ! …
Ah mais si, je suis injuste ! Une grande nouvelle tout de même ! La lettre avec les plans de la dérive est arrivée ! Trop bien, trop fort !
Émouvant non, d’imaginer cette petite enveloppe jouer des coudes au milieu d’une multitude de colis et de lettres pour réussir à se jouer de toutes les embûches et arriver, jeudi matin, dans nos mains ! … et des obstacles, il y en avait ! La douane a passer, se faire enregistrer, puis direction Miami, plate forme de réception aux Etats Unis, trouver le bon avion pour Tobago, et après, celui pour Trinidad, dédouanement, où y sont ceux là, sur Princess Julia ? L’adresse est un peu fausse, car le nom du chantier est mal orthographiée, mais le numéro de la boite postale est bon ! … ouf ! La voilà arrivée ! C’est trop fort non ?
Erick lui a aussitôt fait continuer le voyage ! Vélo jusqu’au chantier à côté qui doit faire la dérive… longue étude des plans avec le patron. Il doit nous dire le montant du devis en début de semaine ! Sans doute n’a t’il pas voulu nous gâcher le week-end !
En attendant … on attend !
On a commencé à poncer et passer à l’huile les baguettes en bois qui bordent les planchers. Et ça fait plus beau , plus propre ! … et puis on essaie de résister à la chaleur.
Très chaud hier … et aujourd’hui semble être parti sur la même voie.
Mina passe ses journées cachées on ne sait où, dans les racines au pied des arbres à côté du bateau. Magnifiques ces racines, un fromager on nous a dit, appelé aussi kapokier .
Il y en a deux d’ailleurs, côte à côte, très beaux, hauts, bien droits et à côté, il y a un ylang ylang. C’est avec ces fleurs jaunes qu’on fait l’essence d’ylang ylang.
A travers les branches, on aperçoit Princess Julia !
Hier soir, on s’est fait une soirée entre français ! Entre francophones plutôt car il y avait un couple de Canadiens de Montréal, un couple de Suisses et 4 couples français. Soirée à goûter la fraîcheur, sur des tables de pique-nique au bord de l’eau, à déguster les salades apportées par chacun et à faire des comparatifs de planteurs, chacun ayant fait son style de punch !
On n’avait pas loin à aller pour rentrer … et on n’a pas fait trop fort !
Trinidad toujours, le chantier toujours … l’attente toujours … l’arrivée des plans, le devis ! …je
La journée commence, chaude déjà… on se lève vers 6h30, il fait bon et là, à 8h ça y est on sent que ça va cogner ! …
On a sorti les vélos, vendredi. Première balade aussitôt, autour du chantier et vers la pointe de Chaguaramas. Mais il n’y a vraiment pas grand chose à voir ! Une succession de chantiers et c’est pas franchement beau ! Et quand on pourrait enfin pédaler vers la pointe plus loin , où c’est enfin la nature, la route s’arrête et on n’a pas le droit de continuer, c’est terrain militaire ! Et tous les petits chemins autour se termine par le même panneau, défense de continuer.
Hier, c’était mieux, on est allé jusqu’à une plage, de l’autre côté de la presqu’île. 10km environ , en partie le long de la grande route qui va à Port of Spain, heureusement, il y a une espèce de bande d’un côté qui ferait un peu piste cyclable. Et puis après, on quitte la route pour une petite route qui traverse la barrière montagneuse par une vallée très verdoyante pour arriver au bout à un cul de sac et la plage .
Si vous grossissez, vous verrez, c’est un pélican, il passait son temps à faire de beaux plongeons pour chercher sa pitance.
Nous, les sandwichs on les avait emportés, super bon bain dans une eau tiède. On a fini par partir il faisait trop chaud on commençait à rissoler !
Arrêt sur le retour, à gauche, à ce qu’ils appellent « la cathédrale de bambous » …
Impressionnant ces énormes bambous … et très frais …
après, on a continué la piste vers une ancienne base américaine d’où les américains suivaient si les russes n’étaient pas entrain de les attaquer. Ils sont partis, et les cradingues, ils ont tout laissé en l’état, à pourrir doucettement.
Chemin pour monter très raide, on est arrivés en haut, crevés ! heureusement c’était au milieu d’une belle végétation luxuriante .
Et puis, au retour, détour par le golf , un peu plus loin sur la droite, pour une bière bien fraîche. Mmmm c’était bon ! Un peu basique le golf, pas le chicos des golfs qu’on voit habituellement… mais de magnifiques pelouses vertes et on voit qu’ils n’ont même pas besoin d’arroser !
Finalement, l’entreprise qui doit réparer est passée avant hier matin. Rien donc d’impossible apparemment pour eux. Leur reste à faire le point du matériel nécessaire, attendre l’arrivée des plans et ils nous font le devis.
Alors, il nous reste, nous, à attendre ! Mais il y a plein de bricolages à faire, plein de balades à aller faire aussi … bon on a commencé aujourd’hui : Port of Spain, la capitale de l’île.
De multiples et minutieuses explications avec dessins à l’appui, plein de recommandations de Jennifer, la préposée à soulever la barrière pour filtrer les entrées et les sorties du chantier… elle est adorable et semblait très inquiète de nous voir partir tout seuls, en taxi collectif, vers cette ville qui même à elle qui est d’ici, semble un lieu de tous les dangers, surtout pour nous, pauvres touristes blancs.
C’est vrai que des blancs, on n’en a pour ainsi dire pas vu ! Et , en arrivant à destination, le chauffeur du taxi nous a, à son tour recommandé, « surtout vous n’allez pas au-delà de Charlotte Street » … c’était la 3ème fois qu’on nous le disait ! On ne saura pas ce qui se passe dans ce quartier apparemment très mal famé, ce qui aurait pu nous arriver si on avait transgressé la recommandation !. Mais mieux valait obéir !
Ville bruyante, hétéroclite, immeubles neufs et vieilles maisons coloniales se côtoient, avec aussi plein de vieux bâtiments délabrés.
Des rues très commerçantes avec , sans doute, à cause du carnaval et des costumes à confectionner, une multitude de magasins de tissus, avec un choix pas possible de tissus colorés de toutes sortes, à paillettes, brillants, transparents, vaporeux… et puis des boutiques de zinzins chinois comme il y en avait un peu partout, Porto Santo, Canaries ou Cap Vert, tous les mêmes choses , plein de magasins de vêtements bas de gamme … et c’est tout ! Je cherchais de la crème pour le visage, impossible d’en trouver ! Même dans une pharmacie qu’on a enfin trouvée à la fin. Rien !
Longue balade cependant pour voir les jardins et les squares qui sont à peu près le seul intérêt de la ville.
Installation de cabanes très colorées le long du parcours du carnaval
Défilé militaire on ne sait pourquoi mais avec force déploiement de flics, armes à la main. Impressionnant.
Arrêt à midi dans un petit restau. Un bon plat chacun : riz poulet avec une sauce aigre douce pour Erick, riz et poulet au curry pour moi, plus, pour chacun, un grand jus d’oranges , 9.50 € pour tous les deux ! Et c’était délicieux !
Coloré, pas typique pour un sou, mais très fréquenté peu de temps après la photo .
Après, on a cherché l’ambassade de France, mais elle a déménagé et se trouve maintenant dans un quartier chic en dehors de la ville. Mais on a trouvé l’Alliance Française et on y a passé un moment très sympa à discuter avec Daphné, une française d’origine haïtienne mais qui ne connait en fait que Paris, et qui effectue là, un service civique, bientôt terminé, en temps que responsable de l’animation pour faire connaître la France.
Elle était adorable et nous a fait visiter leurs locaux, assez chaleureux dans une jolie maison ancienne.
Il paraît que l’ambassadeur est très sympa. Elle nous a proposé de venir pour la galette des rois .
Après, retour en traînant un peu le long des rues, en baguenaudant, un accident de voiture spectaculaire ici, des marchands de fruits super, ailleurs, partout des images étonnantes, surtout devant la collection étonnante de nanas énormes !
Intéressants les réseaux de fils électriques
Bon, il a fallu après, qu’on comprenne, où on prenait le taxi pour le retour… pas simple ! et voilà, on était contents de retrouver le calme du chantier. Une vraie folie cette ville !
Grosse pluie quand on était là bas et aussi en arrivant ce soir.
Voilà, une journée vite passée !
La pluie a rafraîchi nettement la température ce soir.
Demain, re taxi collectif pour aller au super marché, on y prend goût ! La navette du chantier qui habituellement permet d’y aller à attrapé un accident, et il faut attendre une semaine avant qu’on la voit reprendre du service !
Il fait très calme ce soir.
A suivre !
Le bouquet d’arbres derrière lequel on est caché !
Voilà, depuis hier après midi, le bateau est au sec.
La manœuvre s’est super bien passée, avec un travel lift capable de porter 150 tonnes, les 15 tonnes de Princess Julia n’étaient qu’une plume.
On est maintenant sur un grand terre plein, à l’entrée du chantier, près d’un beau bouquet d’arbres. On craignait un peu hier soir que ça nous apporte des moustiques mais pour l’instant, ça va ! 🤞
Et ce matin, on a enfin pu descendre le reste de la dérive et voir mieux comment c’était.C’est vraiment incroyable …
Une belle coupure bien nette, la ferrure en haut déchiquetée…
On ne comprend pas ce qui a pu se passer, si ce n’est que quand le bateau a été couché, peut-être a t’on heurté une baleine. Mais c’est drôle, il n’y a eu aucun choc.
Bon, deux employés de la boite de chaudronnerie qui pourrait intervenir sont passés ce matin. La réparation semblait ne pas leur paraître impossible. Ils devaient repasser cet après midi avec le patron, là, il est 17h, toujours personne. Leur temps n’est pas le nôtre !
On a pu, grâce à Philippe, mon beau frère, récupérer des photos des plans de la dérive , qui eux dormaient sagement au sec, dans un placard à la maison. C’est bien, comme ça on a toutes les côtes. En plus, on avait eu la chance de rencontrer un couple qui a un Nouani, un bateau du même architecte, mêmes dimensions, mais coque en forme et non à bouchains comme pour Princess Julia. Eux, ils avaient le plan de leur dérive. On a pu comparer les côtes à celles envoyées par Philippe, c’est pile poil la même dérive. Donc on a bien toutes les bonnes indications pour commencer les travaux.
Voilà, y a plus qu’à ! …reste à voir le montant du devis ! …Hier, la fin de la mise au sec s’est terminée avec un énorme grain d’une pluie violente et chaude. Bon signe ? !🤞🍀🤞🍀🤞🍀
Et voilà, on est arrivés et on peut vous souhaiter, avec du retard, une très bonne année 2020 ! Ne vivez que le meilleur de vos envies ! On est jeudi … on est arrivés dans la nuit de dimanche à lundi. Et pas eu le temps depuis de me poser un peu pour faire un message ! … une vie de galériens ! … la douane, l’immigration le premier jour, et ça prend presque la journée ! Et puis prendre contact avec le chantier, revoir la date de sortie du bateau, s’habituer au coin , trouver où on fait les courses … bref, il faut prendre ses marques ! Les journées passent vite, le soir arrive très vite et à 17h30, il fait presque nuit … et puis aussi, il a fallu récupérer un peu avant d’être un minimum efficaces ! … les 2 premiers jours, on était au mouillage, depuis hier, on est au ponton, face au bâtiment d’accueil du chantier, une belle maison de style coloniale, un café sympa, le Zanzibar, au 1er étage et le bureau du chantier où on s’inscrit. Et puis, en bas, 4 petites chambres à louer et la laverie. La traversée s’est bien passée… 16 jours. Pas si mal, mais on aurait dû faire bien mieux si on n’avait pas eu 3 jours sans vent ou presque , au début et puis après, pas trop de vent non plus, 20- 25 noeuds au mieux ! Mais pas à se plaindre ! En pensant à Cristine, notre équipière spécialiste du moit-moit, qui veut toujours tout partager en deux, on a fêté la moitié du voyage Avec un petit punch en plus ! Mais, en fait, cette traversée, c’était pas du tout ce que j’imaginais ! Je voyais de belles journées à lire au soleil, une longue houle qui nous aurait poussés… non non, pas du tout ! Cela a été a la place, une mer très bousculée qui nous chahutait et ne nous donnait pas trop la possibilité de flemmarder ! La préparation de l’avant dernier petit-déjeuner a même été un exploit sportif ! Tout valsait à peine on lâchait les objets ! Il faut dire que, pendant toute la traversée, chaque jour, au petit-déjeuner, c’était œufs au plat, saucisses et jambon grillé, alors des fois il fallait s’accrocher pour tout préparer ! … cette mer, c’était un peu fatigant, et les nuits des fois pas faciles pour dormir tranquille ! Les journées cependant se passaient assez bien … Mina est restée sans bouger de sa couchette pendant les 8 premiers jours , juste un petit tour à sa caisse, boire un peu sans doute , et puis c’est tout et à partir du 9eme jour, ça y est, elle avait retrouvé la forme et l’appétit ! Sinon, pas âme qui-vive avant le 11ème jour où nous avons aperçu au loin notre premier cargo ! On n’est jamais content faut dire ! On n’aime pas , (moi du moins !)voir les cargos de trop près et quand on n’en voit pas, ils manquent ! … pas de cargos, pas de baleines, quelques dauphins qui nous ont accompagnés un moment, le 2ème jour, et puis, hop partis, plus rien, une petite poignée de poissons volants qui venaient s’échouer, chaque nuit sur le pont …assez gros un matin, suffisamment pour que je fasse des rillettes de poisson délicieuses… et, voilà, c’est tout, seuls au monde ! Même pas une traînée d’avion dans le ciel pendant 15 jours ! … Ah, aussi, un oiseau qui est venu se poser sur le pont, le 14ème jour, pendant la nuit. Un bel oiseau noir, avec un collier blanc, des pattes palmées, un long bec noir. Même pas farouche, il semblait épuisé … il a dormi toute la nuit, le bec enfoui dans les plumes, à copieusement sali le pont d’excréments à jets continus et ouf, il est parti au petit matin. Et puis, vers la fin, un cargo, un autre, des vols d’oiseaux … on sentait la terre approcher. Belle lune pendant presque toute la traversée pour éclairer nos nuits et c’était un plaisir. Lever de lune le 10 janvier, jour de la pleine lune.
Et puis, dernier lever de soleil le matin du 12Et vers 9h, terre ! On voyait Tobago !Toute la journée pour se rapprocher, passer entre les deux îles, longer la côte nord de Trinidad … le soir tombait on apercevait au loin le dernier cap à passer avant de faire route vers Chaguaramas. Heureusement le vent s’était calmé et nous avons pu arriver dans la baie pour mouiller sur une belle eau lisse, brillante avec la presque pleine lune qui venait de se lever … et voilà, il était minuit et on était bien contents de jeter l’ancre et d’aller dormir enfin tous les deux ensemble dans un bon lit avec des draps tout propres ! Les occupations pendant la traversée c’était un peu de lecture, beaucoup de sommeil, à tour de rôle toute la journée et les quarts qui se sont bien passés, 3 heures chacun entre 20h et 8 heure. Sinon, Erick lui passait l’essentiel de son temps, dans la jupe à l’arrière, à régler le régulateur d’allure. Super, il nous a permis de traverser sans qu’on touche à la barre et en silence, par rapport au pilote automatique, sans consommer surtout d’électricité. Génial…mais c’était au prix d’une surveillance et de réglages continuels … merci Oscar. Merci Erick ! … pour moi, cuisine … et on a bien mangé… un peu de couture, je me suis fait un beau débardeur dans un reste de rideau d’Ikea ! Et puis une housse pour un des siège de cockpit pour qu’on puisse le laisser dehors malgré l’humidité la nuit et rendre les quarts bien plus confortables ! Voilà , c’était une sacrée expérience ! … on met le bateau au sec, lundi à 13 heures. A partir de là, on pourra démonter la tête de dérive et voir ce qu’on peut faire pour réparer. On n’a pas encore l’esprit bien serein et on n’en est pas près sans doute ! A suivre !
Il y a toute une petite colonie de pélicans au fond de la baie.
Dernier jour ! Demain matin , on se jette dans le grand bain ! … les pleins sont faits, eau, gaz oil … plein de choses à manger en chemin,n que ce serait vraiment dommage de couler avec toutes ces provisions ! … psychologiquement, je suis, moi, un peu plus prête à partir malgré l’absence de la dérive ! … la météo annonce , au moins pour les premiers jours, un temps parfait … tout va bien ! …. donc, il faut prévoir un silence radio de 16 jours minimum … et plutôt 20 jours peut-être ! Ou peut-être jamais on trouvera la côte de l’autre côté, tout le monde n’a pas l’étoffe de Christophe Colomb ! … on a plein de livres à lire … on va se partager le temps par tranches de 2h. … et voilà ! Tout va bien se passer ….