6 19 février : Fort de France.

1 semaine bientôt qu’on est mouillé devant Fort de France. On est arrivés dimanche, juste pour l’apéro du dimanche ! Bon timing !

Il faisait plutôt gris et pluvieux !

On était contents de quitter la marina, même si cela veut dire un peu plus de confort avec les douches faciles, l’eau à volonté , c’est bien de se retrouver sur notre petite île flottante. (Mmmm une île flottante, je ne devrais pas écrire des trucs qui me font saliver ! )

C’est sympa, on est mouillés juste devant cette petite ville dont le centre, fait de petites maisons basses, ne laisse pas deviner la ville immense étirée en longs quartiers d’immeubles hauts, d’entrelacs de rocades et d’autoroutes, de centres commerciaux à profusion !

Ici, c’est tranquille, de belles anciennes maisons coloniales dommage un peu défraîchie pour la plupart, le bel espace de pelouses et de palmiers magnifiques de ce qui s’appelle la Savane, juste devant le bateau et l’église, la cathédrale Saint Louis, toute petite, mignonne avec son clocher en métal ouvragé transparent !

Sa cloche rythme nos heures à partir de 6 heures jusqu’au soir 18 heures.

La bibliotheque Schoelcher très belle, mais dommage, à cause du covid, on ne peut pas la visiter

C’était le début des fêtes du carnaval … et ça durait jusqu’à mercredi ! Tout le temps de prendre les bruits de tambour plein la tête ! Le carnaval était interdit mais chaque jour, de petits défilés rigolos, un peu de bric et de broc, avec peu de costumes mais beaucoup d’entrain se formaient dans la ville pour défier la police !

Il faut dire que pendant ces 4 jours, la ville était bouclée ! Des barrières gardées par des sociétés de sécurité fermaient toutes les rues menant au centre ville … ne restait plus aux défilés qu’à faire le tour inlassablement, d’un barrage à l’autre en scandant en créole le carnaval il est à nous , il ne faut pas nous le voler ! Et à la police à faire la tronche !

C’était joyeux , bon enfant … du moins pour ce qu’ on en voyait l’après midi.

Le soir, après des journées à chanter, s’époumonner à grand renforts de rhum, c’était sans doute une autre histoire !

On les entendait tard dans la nuit, le bruit des tambours s’incrustant à force dans notre tête ! Ouf, mercredi soir, après la tombée de la nuit, ils ont brûlé « Vaval »

Mais la fête a duré jusque bien tard encore !

Nos nuits sont devenues enfin plus calmes !

Sinon, les derniers jours à Etang Z’Abricots ont été bien occupés.

Une journée joyeuse avec les enfants de copains venus passer des vacances en Martinique juste avant d’avoir l’obligation d’ un motif impérieux.

Journée à l’Anse Noire là bas de l’autre côté de la baie. Soleil, baignade , un très bon moment

Et puis une belle randonnée tous les deux avant de rendre la voiture. Dommage, on s’y serait bien habitués !

Randonnée tout seuls dans une belle forêt impressionnante tant elle est luxuriante. Un sentier qui grimpait sec, avec des marches de géant à escalader parfois, le sol boueux, glissant, heureusement, là, il n’avait pas plu depuis 2 jours !

Un beau chemin de crête qui permettait de voir Fort de France au loin.

On est rentrés bien heureux.

Depuis qu’on est ici, on se balade tranquillement dans la ville, on traine à lire sur le bateau.

Il y a de beaux murs peints.

Ce matin on est allé visiter le Fort Saint Louis, au pied duquel on est ancré.

Bel espace, dommage c’est une zone militaire, alors on ne peut visiter qu’une petite partie accompagnés par un guide. Un guide très sympa d’ailleurs , amusant, un peu rasta, un peu plus on avait la visite en rap !

On partira vers les mouillages du sud lundi, on laisse passer le week-end qui y amène les vedettes et bateaux du coin .

A suivre !

8 février : plus d’une semaine déjà, le temps passe trop vite !

C’est vrai que le temps passe vite ! Et pourtant on se lève de bonne heure… mais, après, dès fois on traîne !

Les bricolages sur le bateau sont terminés .. plus qu’à tout vérifier avant de partir … le plus dur, ce sera, au premier mouillage, de plonger sous le bateau avec le narguilé pour aller nettoyer la coque ! On doit avoir un bel élevage de chapeaux chinois dessous !

Alors, maintenant qu’on a la voiture de location, depuis samedi, on est sans cesse en vadrouille ! Épuisant !

1ere sortie samedi, pour aller faire les courses ! Grand centre commercial de la Galleria avec un Leclerc XXL … un samedi après-midi, l’horreur ! Des choses qu’on ne fait jamais d’habitude ! … mais bon, il y avait urgence à refaire les provisions de tout ! … un plein grand chariot, la carte bancaire en était toute chamboulée …

Hier, dimanche, direction l’autre côté de l’île, mais c’est tout près là, on est à un endroit où c’est le plus étroit. .. une vingtaine de km peut-être … but de l’étape, l’Habitation Clément, la distillerie des rhums du même nom. Un vrai bonheur !

Un immense parc avec plein d’arbres de toutes sortes et disséminées un peu partout, des sculptures contemporaines originales et bien belles dans ce cadre qui les met bien en valeur.

Et puis la découverte du travail de la canne à sucre jusqu’à l’élaboration du rhum à travers les anciennes installations aujourd’hui abandonnées. Très intéressant.

Là, c’est un pressoir pour les cannes . Il était actionné par des bœufs.

La belle maison des maîtres qui domine la plantation

Et puis encore un immense bâtiment super zen, avec des immenses toiles de peintures contemporaines. C’est très beau et c’était bien car là, d’un coup, il pleuvait des cordes.

Et pour finir, bien sûr, le meilleur , la dégustation ! Et … la boutique … de quoi acheter ce qu’il faut pour lester un peu la Princess !

Retour en se baladant le long de la côte côté Atlantique, François, petite ville toute mignonne mais complètement endormie, c’est dimanche, tout est fermé… le Vauclin, ouf, un petit restau, on mourrait de faim … ça parle créole tout autour de nous, on est les seuls touristes. Balade digestive pour regarder la mer, le petit village de pêcheurs et les kitesurf, c’est un spot à la pointe Faula.

Retour à la maison avant la nuit qui tombe bien tôt dès 18 heures 15 .

Ce matin, direction Saint Pierre, au nord, par la route qui longe la mer. Ça monte, ça descend mais il y a toujours de très belles vues sur la mer.

Petit arrêt à la Case Pilote, un petit port de pêche mignon et on repart.

Saint Pierre. C’est étonnant, cette ville qui a été la capitale de la Martinique, est maintenant une petite ville tranquille, un peu endormie. Une belle baie pour mouiller, par beau temps … on reviendra avec la Princess !

Balade à pied le long du front de mer, jusqu’au musée-mémorial qui rappelle la catastrophe de l’éruption de la Montagne Pelée le 8 mai 1902. 28000 morts estimés. La ville complètement détruite.

Et des interviews d’experts qui disent d’une voix docte que la situation est sous contrôle et qu’il n’ y a aucun problème ! Ça rappelle la gestion au début du covid !

Très intéressant !

Il reste dans la ville plein de maisons encore délabrées, toutes noircies, des photos rappellent les gens qui vivraient là. Très émouvant.

Ouf, sur le front de mer , une petite cahute où on peut manger pour pas cher et bien bon ! …

Retour à Fort de France par la « route de la trace » qui traverse dans la montagne, au milieu des mornes, ces espèces de sommets tout pointus, anciens cônes volcaniques, typiques du paysages ici. Une végétation incroyable, luxuriante, des fougères arborescentes magnifiques, des palmiers immenses. Trop beau

Retour au bateau pour une fin de journée tranquille enfin au calme !

Il fait bon ce soir. Pas de pluie ici alors qu’il pleuvait bien dans les hauts.

Demain matin, 8h50, on a rendez vous pour le test Covid à faire 8 jours après notre arrivée !

Bon, on ne se sent pas du tout malades ! Pourvu que ça dure !

A suivre !

2 février : on a retrouvé la Princess et la chaleur.

Voila, depuis samedi soir, nous avons retrouvé le bateau et la chaleur des Caraïbes !

Et c’est vite fait pour changer d’univers ! Une douzaine d’heures après être partis de l’appartement, on débarquait du taxi pour retrouver la Princess, serrée au milieu de ses copains voiliers sur ce ponton interminable !

Marina Étang Z’Abricots ça s’appelle où on est ! Déjà une bonne mise en bouche ! …pleine de promesses d’odeurs et de couleurs

Arrivée en retard d’une heure ! …mais on n’était partis qu’à 16 heures de Paris !

Il nous manquait un bagage de soute, zut , le panneau solaire avec, mis dans le même colis, tout un tas de zinzins divers pour le bateau. Pourvu que ce ne soit pas perdu ! …

Et le taxi, commandé pour 19h30 était toujours là à presque 20h30… et il ne voulait même pas nous faire payer de supplément !

Et voilà, la Princess était là, rien n’avait bougé … le temps de décharger toutes nos affaires, on s’est couché à 23h, ce qui faisait 4h du matin heure française ! Une longue journée quoi ! …

Nuit assez courte, le jour se lève à 6 heures et on était pressés de regarder autour ! … la journée est passée doucement à ranger, nettoyer … Erick a changé les feux de route qui étaient cassés.

Lundi matin, comme promis par les messages reçus pour nous tenir informés du cheminement du colis, le panneau solaire était livré à 10h. Bravo Air France !

Aussitôt Erick s’est attelé a le préparer pour le coupler avec celui qu’on a déjà. On avait acheté les deux en même temps, mais on n’en avait installé qu’un, pensant que ce serait suffisant. Le second roupillait dans le garage. Et puis, après tout, ce ne serait pas plus mal de fabriquer plus d’électricité, alors on a embarqué le deuxième !

Voilà, ce soir, il est installé… et ça marche ! Du moins quand il y a du soleil !

Pour l’instant, on n’a pas vu grand-chose d’autre que la marina … Comme cela est imposé par les conditions sanitaires, on a juré, certifié, écrit sur l’honneur qu’on resterait confinés pendant 7 jours, alors on applique sagement. Ce soir, juste une petite marche à pieds, d’une heure, pour se dégourdir.

La baie de Fort de france est bien belle, mais dommage, avec le chlordecone, le traitement qui était utilisé dans les plantations de bananes , tout est pollué. Interdiction de pêcher, se baigner…

C’est bête, même dans le port, autour du bateau, on voit des tarpons, des poissons de belle taille qui peuvent atteindre 2 mètres ! Bon, ceux qu’on a vus étaient plus petits. Mais impossible donc de les pêcher !

Allez, demain, on continue à bricoler.

Ah et puis je vais tenter le coiffeur juste à la sortie de la marina ! Et ça, c’est vraiment de l’aventure !

Mina a repris ses habitudes sans aucun problème ! Adorable, sans un miaulement pendant tout le voyage, elle est maintenant tranquille, couchée dans tout ses coins favoris. Juste, elle doit surveiller de près la chatte sur le bateau en face , qui elle, est jeune et avec ses 1 an, n’a peur de rien !

Là, elle s’est installée dans le carton du panneau solaire, à coté d’Erick, super ce nouveau jeu !

Ce soir, c’était la chandeleur, on a mangé des crêpes !

La poêle qui était toute belle, toute neuve avant mon départ, a un peu souffert pendant mon absence ! … mais c’est vrai qu’Erick se faisait des crêpes régulièrement ! … juste, il doit être un peu violent avec le matos !

A suivre !

21 Décembre 2020 : le retour !

Et voilà,  la Princess est sagement à sa place dans la marina depuis maintenant 1 semaine …C’est un peu étroit la place pour chacun non ? vous trouvez aussi ? L’espace coûte cher ici !

Ah, c’est un peu radical comme paysage après les mouillages sauvages !

Jeudi Erick a pris l’avion, Mina sous le bras et j’étais à Orly avec son Père pour les récupérer tous les deux !Voilà, on s’est retrouvés après 5 mois de séparation ! …
Passez tous, ceux qui lisez ces lignes, de très bonnes fêtes de fin d’année .
Elle aura été plutôt chaotique celle que nous laissons, espérons que la prochaine nous apporte des jours plus réjouissants.
Si tout se passe comme prévu, on retrouve la Princess le 30 janvier 2021 !
A l’année prochaine alors !
A suivre

5 décembre : un mois depuis mon dernier message !

Un mois déjà qu’Erick est en Martinique … et la vie se passe, tranquille, a attendre le moment pour aller mettre la Princess en sécurité à la marina d’Étang Z’Abricots avant de prendre l’avion pour enfin se retrouver !
Pas facile de réussir à avoir une place, les bateaux ne bougent pas, leurs propriétaires restent en France ! …
Début novembre, quatorzaine amarré a une bouée dans la baie de Grande Anse. Heureusement Erick avait des provisions, et des copains, mouillés dans la baie, sont venus l’approvisionner en denrées oubliées ! Du saucisson, du vin , du camembert !  Et puis enfin Erick a pu aller à terre … courses au petit marché bien sympa de Petite Anse, à 20 minutes à pieds…Du pain enfin ! Des accras,  mmmmmCependant c’était le confinement après la quatorzaine ! … pas le droit de changer de mouillage ! … il a cependant pu avoir une autorisation pour une escapade de 3 jours jusqu’au Marin pour trouver des commerces et faire des courses et puis 2 nuits à Sainte Anne avec Pierre et Chérifa, les copains du Bassin à Flots avec lesquels on avait passé Noël l’an dernier à Mindelo … des bons moments

Et puis retour à sa bouée, surveillé de près par les gardes côtes !
Maintenant que, comme en Métropole,  le confinement s’est allégé,  il a pu changer de mouillage , début décembre, pour ne pas avoir à payer les 12 € journaliers exigés pour la bouée quand on ne paie plus au mois.
Racket ça s’appelle ! Pour une bouée obligatoire puisqu’on n’a pas le droit de mouiller dans la baie, et quand cette bouée payante ne donne même pas droit à avoir accès à un robinet d’eau ! … donc depuis 5 jours il est dans une baie juste en face de Fort de France. Une petite baie magnifique, sauvage,  entourée d’arbres … longues baignades chaque jour, souvent accompagné par des tortues . Balade à terre pour dominer le mouillage … et regarder le bateau !Cuisine pour s’occuper, il se fait même des crêpes chaque jour pour le petit-déjeuner ! Une vraie chance cette reconversion, pourvu que ça dure !
Lundi sans doute, changement de mouillage pour aller dans la baie de Fort de France et pouvoir faire un peu de courses , les fruits et légumes commencent à manquer ! Dernière mandarine ce matin ! … et puis il ne restera qu’une semaine avant de rejoindre la marina, autorisation à partir du 14 décembre midi !  Et puis après, deux jours pour préparer la Princess à rester toute seule pour un petit moment et le 17, avion pour revenir ! Et le 18, je les récupère tous les deux, lui et ma Mina,  à Paris, avant quelques jours chez ses parents qui ne l’ont pas vu depuis un an !
Content de rentrer pour nous retrouver mais sans grand enthousiasme, ce n’est pas facile d’échanger le soleil, la vie à poil ou presque, les bains contre les perspectives de froid, de  grisaille peut être, de fourrures polaires ! …
Mais qu’est ce que ça va être bien de se retrouver après presque 5 mois !

4 novembre : Princess Julia est de retour en France !

En France … en Martinique, du moins, depuis le dimanche 1 novembre !  et c’est drôlement bien ! … Après avoir bien préparé le bateau, Erick et la Princess sont d’abord allés se dérouiller un peu les papattes avec des petites escapades depuis le chantier. Une première balade  de 4 jours à Scotland Bay, histoire de se régaler de nature après la poussiéreuse ambiance du chantier. Et puis une autre balade  de presque une semaine à Chacacacaré, un mouillage dans une île un peu au large du chantier.
Enfin la possibilité de se baigner,  même si l’eau est trouble.

C’est les vraies vacances pour l’équipage !

Et puis vendredi dernier, le 30 octobre, dernier coup de téléphone avant le départ à 5 heures du matin, heure locale, 10 heures en France ! … nous restait, nous en France, à compter les heures, les jours, attendre.
Erick m’a dit de ne pas espérer d’appel avant dimanche soir ou peut-être même lundi matin … mais ouf, dimanche vers midi , fin de l’inquiétude, un appel , waouh, il est arrivé !
A 3 heures du matin même, pour, dès l’ancre au fond de l’eau, aller plonger lui dans la couchette !  Moins de 48 heures pour faire la route ! Lui et la Princess, ils ont bien marché ! Du vent dans le nez, des bons grains, une navigation pas trop confortable mais c’est bon ils sont arrivés. Pour le plaisir de Mina qui a trouvé,  elle, le temps plutôt long.

Heureusement elle a repris ses habitudes.

Sieste juste devant le bar! peut-être en fait est elle bourrée pour oublier !

Erick est confiné pour 14 jours, pas le droit de descendre à terre avant le 14 novembre… mais il est heureux d’être enfin là,  dans une belle baie avec peu de bateaux autour de lui. Assez de provisions embarquées pour tenir le coup … Il se baigne , se laisse vivre au soleil… tout va bien !
Restera, après son
confinement, à trouver une place pour laisser la Princess en sécurité et pouvoir rentrer en Métropole !
La météo sur Trinidad lundi 2 ne faisait pas regretter d’être parti !
Reste le regret d’avoir laissé derrière soi les bons macarons d’Yvanna !
Et puis, de voir cette longue escale à Trinidad prendre fin. Elle a été malgré tout une belle tranche de vie, riche de rencontres très sympa …
Et la dérive est toujours à sa place ! La vie est belle quoi !

A suivre !

30 septembre : la Princess a fait un beau plongeon, enfin !



Et voilà, c’est fait, la
Princess est à l’eau ! Après 8 mois et 11 jours, elle commençait à trouver le temps long ! Et Erick aussi !


Alors, après des jours et des jours de préparation, de fignolages, hier, 13 heures, le travel lift était là… et Mina en avait profité, elle, en voyant un petit remue-ménage inhabituel, pour prendre la poudre d’escampette !

Tout s’est bien passé… une belle manœuvre pour se mettre à quai, en marche arrière, alors que ce n’est pas l’allure préférée du bateau ! Mais Erick la connait la voyouse et ne se laisse pas impressionner ! Après avoir tout bien rangé,  il a fallu aller à la recherche de Mina ! Plusieurs tentatives pour la retrouver, mais elle était bien cachée ! … et finalement,  à 20h30, quand Erick est retourné,  un peu désespéré,  vers le coin où on était, il l’a enfin trouvée, installée en haut du toboggan, sur la plateforme,  à l’abri des attaques possibles des 3 chiens qui sillonnent le chantier ! Ouf, il a pu l’amadouer, l’approcher sans qu’elle parte à fond la caisse, et l’attraper pour un retour ferme « à la maison  » .
Bon, elle a un peu grommellé… mais ça y est, elle a repris ses marques .

Bon, maintenant, tout va bien, Princess Julia est sagement le long du ponton, la nuit a été calme et une autre vie commence avec le doux balancement de l’eau , du moins il faut espérer que ça va rester plutôt tranquille.
Ouf, la dérive descend sans problème  ! Le poids est bien le bon ! Et elle remonte aussi très bien .
Peut-être on va pouvoir espérer que cet épisode compliqué trouve enfin une fin.
2 mois et 3 jours qu’on est séparés … ça semble très long.

Il reste maintenant à espérer que les dépressions tropicales,  bien belles comme celle ci, se calment pour qu’Erick puisse remonter vers la Martinique.
A suivre !

30 août : plus d’un mois !

Et oui, plus d’un mois déjà que l’équipage de Princess Julia s’est éparpillé chacun d’un côté de l’Atlantique ! … pas très rigolo mais heureusement que WhatsApp existe pour resserrer les distances et échanger les nouvelles ! C’était bien pourtant ensemble !

La dérive est maintenant bien à sa place, tout est remonté, plus qu’à la mettre dans l’eau pour qu’elle frétille.

Et la ligne de flottaison maintenant refaite ! Finis les beaux petits festons après la réparation de petites attaques d’électrolyse, qui se sont faites d’un coup, début janvier, pendant les 4 jours qu’on a passés au ponton ! … il faut dire qu’il y a un paquet de fils électriques qui trainent dans l’eau !

Et puis, toujours, Erick continue à peindre ! … maintenant c’est au tableau arrière qu’il s’est attaqué !

L’échelle pour monter à bord est sur le flanc du bateau, ça fait beaucoup plus haut et Mina , courageusement n’a pas hésité à se lancer , tête la première pour cette grande descente !

Erick se fait la cuisine comme un chef … mais, ouf, il y a malgré le confinement, renforcé à nouveau, de la vente à emporter , c’est tout de même drôlement mieux quand c’est tout fait !

Pas cher et très bon !

Au passage au large, des dépressions tropicales qui se succèdent, en route vers les îles plus au nord des Caraïbes, des petits coups de vent de sud viennent chahuter le plan d’eau devant le chantier, rendant la vie dure aux bateaux au mouillage ou amarrés aux pontons.Erick n’est pas pressé de remettre à l’eau , c’est plus cool d’attendre au sec.Tout va bien pour Princess Julia quoi ! … juste difficile de vivre notre séparation ! … mais, un jour, il y aura des jours meilleurs où on se retrouvera !

17 août : enfin !

Ça y est, la dérive est en place ! … Erick a réussi à le faire tout seul comme un grand !

Et pourtant ce n’est pas facile de la monter et la faire doucement basculer pour que les trous, de chaque côté du puit de dérive soient alignés avec celui situé sur la tête de dérive ! … il faut être minutieux, faire avancer millimètre par millimètre la montée, et le palan ne permet pas une bien grande précision ! … un coup c’est un poil trop haut, un coup trop bas, ou trop en avant, pas assez en arrière… et on ne peut à la fois jouer sur le palan et regarder si les trous sont alignés ! Pas simple, c’est pour ça que c’est mieux de le faire à deux ! Mais Erick n’avait pas envie de solliciter quelqu’un ! Si bien que, en fin de matinée, il allait jeter l’éponge et demander à Yann de venir l’aider.

Et puis, d’un coup, hop, bingo, l’axe a pu coulisser dans les trous enfin alignés et la dérive était accrochée ! …

Un grand jour !

7 mois, à 4 jours près, entre le jour où on a vu pour la première fois le soudeur, c’était le 21 janvier et aujourd’hui ! … Princess Julia jubile !

Nous aussi ! …

Erick maintenant va préparer le bateau pour la remise à l’eau. Il n’y a pas urgence !

Vers minuit pour eux, un bon coup de vent de sud a secoué le plan d’eau devant le chantier.

L’amarrage de 2 bateaux a lâché et ils sont partis à la dérive, sans dégâts heureusement…

Allez, à suivre !