Beaucoup de vent 30-35 nœuds une mer agitée. Des conditions inconfortables.
Il se bagarre, mais la vie semble difficile. Très humide, des problèmes d’entrée d’eau toujours et il faut vider. Bon ce n’est pas catastrophique, 4 bassines aujourd’hui, mais ce n’est pas facile de garder le bateau propre et sec, comme on l’aime.
Une semaine maintenant qu’Erick a quitté le Marin, dimanche dernier .
Depuis il a assez bien marché, avec des journées à 150 milles régulièrement. Sauf aujourd’hui où il n’avait fait que 106 milles pendant les 24 heures (la position c’est de 11h à 11h le lendemain) Mais le vent est tout doux, 5 à 8 nœuds apparents, le bateau avance doucement, mais il avance, les voiles ne battent pas, c’est le principal et le régulateur, malgré la vitesse tranquille, barre très bien.
Au moins, c’est plus reposant, il peut cuisiner et se régale du soleil et de ce calme après des jours plus secoués, les premiers jours surtout.
Le début a été un peu dur, du vent, de la mer, bateau gîté, et un vague état nauséeux désagréable. C’est sûr qu’il devait passer plus de temps dans le bateau alors qu’habituellement, c’est moi qui suis en bas, lui est dans le cockpit, sauf pour aller dormir. Alors, ça rend un peu malade.
Mais là, il fallait faire à manger, vider les fonds car malgré les améliorations qu’on croyait géniales qu’on avait apportées pour étancher le puits de chaîne et bien l’eau entre toujours ! Et au près, dans une mer qui se plaît à arroser l’avant du bateau, on en prend de l’eau.
Bon, aujourd’hui, pas eu besoin de vider les fonds !
Il était ce matin à 11h pour lui, toujours à l’heure de la Martinique, par 27 52 36 N et 61 34 37 W.
Ce soir, ou demain matin, il vire de bord et va enfin entamer une route directe vers les Açores. Et il va, d’ici demain, changer de fuseau horaire et gagner une heure sur le décalage, 5 heures au lieu de 6.
L’application Konectis qui devait permettre de le suivre, ne fonctionne pas. Il faut qu’il vérifie des instructions qui ont été entrées et qui apparemment ce sont modifiées. Mais , il ne semble pas trop décidé … et il n’a pas le temps !
Il dort assez bien, sous la garde de l’alarme AIS qui se déclenche quand il y a un cargo dans les parages. Il a été réveillé 3 fois depuis le départ.
Il reste de la route ! Des nouvelles plus tard … à suivre !
Et voilà, 17 heures ici, 11 heures là bas, Erick et la Princess ont quitté le confort du ponton, aidés, juste pour enlever le bout sur la bouée à l’avant, sortir de la place et pivoter, par le mec du port et son zodiac … et puis après, hop c’était parti pour embouquer le chenal sous grand voile à 2 ris, vent arrière, il ne restait plus qu’à entrer dans le vif du sujet ! …
20 nœuds au près … et maintenant, l’important s’est de s’éloigner de la côte au plus vite.
Un petit mois à attendre … ils vont être longs tout ces jours.
Mina et moi, nous sommes bien arrivés vendredi après-midi après un voyage sans problème. Mina a été contente de retrouver l’appartement et a repris ses habitudes ! … moi aussi ! Retrouver Maman, mes sœurs, un bonheur !
Et voilà, dernières heures tous les 3 ensemble dans ce petit cocon qu’est la Princess.
Tout à l’heure, Mina et moi on va prendre le taxi pour l’aéroport … et dimanche, si la situation météo continue comme elle est annoncée, Erick va quitter le Marin et entamer sa traversée.
Long voyage pour lui, entre 20 et 30 jours sans doute, jusqu’à Horta, aux Açores. Une petite halte pour se refaire une santé, aller boire quelques bières au Peter’Café et dernière étape d’une douzaine de jours pour rejoindre la baie de La Rochelle , avant de remonter la Charente jusqu’à Rochefort. Pour l’instant, les vents pour partir sont assez favorables, même, mardi, il pourrait avoir presque du portant ! …
Il restera à penser fort à lui et à croiser les doigts. Heureusement, l’iridium permettra de rester connectés et avoir des nouvelles, si les satellites, l’antenne, la technique sont gentils avec nous ! Maintenant, je ne suis plus sûre de rien ! …
On a tout vérifié, le groupe électrogène tout neuf a trouvé sa place, facile d’accès mais bien protégé. Les batteries pourront être rechargées si le vent ou le soleil venaient à manquer.
Il faudra juste qu’Erick arrive à bien gérer son sommeil et à être prudent … mais il a bien envie d’arriver de l’autre côté !
Demain, on va à la Marina où on a réservé une place pour quelques jours. Ça va nous permettre de faire des choses difficiles à faire au mouillage, comme nettoyer et plier l’annexe surtout ! … et puis monter en tête de mât pour vérifier que tout va bien … faire le plein d’eau, bien charger les batteries … il reste du boulot. Mais tout est pour ainsi dire prêt.
Pour Mina et moi, l’avion c’est jeudi soir … et Erick partira dans les jours suivants.
Pour l’instant, Erick a nettoyé la coque en plongeant avec le beau narguilé tellement pratique.
Le compresseur est de sortie
Car il a fallu gonfler les bouteilles d’abord. Et ça fait une bonne sonorisation du mouillage ! Heureusement, on est loin des voiliers voisins
Et hop, il faut se jeter à l’eau ! …
Une fois que c’est fait, c’est vraiment une bonne chose de faite !
Et puis les placards sont bien remplis des provisions pour la traversée. Les sacs étanches avec dedans tout ce qu’il faut prévoir, au cas ou, prêts également. Le contact est pris pour réserver une place pour l’arrivée à Horta. On a fait les essais pour bien vérifier qu’on pourra communiquer.
Voilà … la semaine qui va commencer sera celle des dernières choses à régler, celle aussi de la séparation. Rien ne va être facile. Le voyage, comme il l’a été bien trop souvent, n’est pas du tout ce que nous avions espéré. Mais, la Princess, pour qu’on puisse la remettre en état comme on le veut, va traverser vaillamment.
On est tellement bien dans ce bel espace qu’elle nous offre.
Hier, on était en avril, pas en mars comme je l’ai marqué !
Merci Martine, ma Cousine fidèle, qui m’en a fait la remarque et est bien la seule à lire consciencieusement le blog !
Une belle chevelure printanière digne d’un mois d’avril !
Le régulateur d’allure est monté, ça y est ! Si tout va bien, c’est lui qui barrera à la place d’Erick … au moins , en tous cas, réussir à le régler pile poil comme il faut l’occupera pendant de bons moments !
La trinquette est réparée … le sac pour la ranger sur le pont réparé lui aussi … toutes les coutures à revoir, le fil avait cramé au soleil … encore un fil à voiles chinois !
Les placards commencent à se remplir , haricots verts, boîtes de thon, champignons, raviolis végétariens bio ( mmmm le régal d’Erick )
On aura passé beaucoup de temps à attendre pendant ce voyage ! Sans doute pour affiner nos capacités à être patients !
On prépare doucement le bateau pour sa traversée. Grands nettoyages, provisions un peu chaque jour, petits bricolages… et on coche les listes établies, ça, ça fait plaisir ! Erick a commencé ce matin à remonter le régulateur d’allure. On a acheté les bidons d’huile qui lui permettront de vidanger régulièrement le carter d’huile, pas à chaque utilisation mais pas loin ! … de toutes façons, le moteur ne devrait servir qu’au départ pour quitter Le Marin, à l’arrivée sur Horta aux Açores , et en arrivant près de la Charente.
Il nous reste 10 jours … lundi prochain, on aura une place dans la Marina, ça facilitera l’organisation ! Et Mina va pouvoir aller galoper sur le ponton ! L’important sera de la coincer le 14 pour qu’elle soit bien dans le bateau au moment où je partirai à l’aéroport ! .. taxi prévu à 13h30. Car je pars avec Gildas et Odile qui eux ont leur avion à 16h30, 5 heures avant moi.
Heureusement, je suis plongée dans un super bouquin qui me permettra d’attendre sans impatience ! Les 3 tomes de 1000 pages chacun du Siècle de Ken Follett… un régal !
Aujourd’hui, on a retrouvé Laurent, avec qui, avec sa compagne Laurence, on avait passé de si bons moments à Trinidad. C’est avec lui que j’étais rentré de Trinidad , dans notre avion qui coûtait une fortune.
Depuis maintenant deux mois, il était de retour à Trinidad, pour aller récupérer leur bateau, Gremala, qui était resté en attente sur le chantier. Deux mois à travailler pour le remettre en état, le préparer à revenir vers la Martinique où il voulait le vendre.
Mais pas de chance , en remontant , il a dématé au large de Grenade, en pleine nuit, par petit temps. Complètement injuste !
Il a tenté de remonter au moteur vers la Martinique, mais c’était trop dur. Alors il est allé vers Carriacou, pour tenter de réparer mais finalement, et il a bien fait, il a vendu son bateau, là bas, en l’état.
Donc on a pu le retrouver aujourd’hui, ici, au Marin, où il est arrivé hier, revenu grâce à un voilier avec lequel il est remonté de Carriacou.
Un vrai plaisir de le revoir.
On est aussi allés explorer la petite rivière dont on voit l’embouchure tout près de là où on est mouillés. Comme une remontée d’une petite Amazone, grand silence au milieu des palétuviers. Bien agréable ! Bon, en fait, ça permet d’arriver à un petit port pour annexes qui donne accès aux magasins de la zone de Carénage. C’est là qu’on a pu acheter l’huile !
Voilà, le temps passe vite avant mon départ, avant notre séparation. ça ne va pas être facile. Je vous tiendrai au courant de la traversée d’Erick …
L’oreille du spécialiste avait détecté qu’apparemment le moteur marche sur 3 pattes. Nous, on n’avait rien remarqué de particulier ! c’est malin 🥴 Alors, démontage de la pompe d’alimentation dont la membrane laisserait sans doute passer le gaz oil dans le carter d’huile et aussi de l’injecteur récalcitrant.
Dommage, ses yeux couleur de lagon sont baissés !
Dans l’après-midi, retour de l’équipe de spécialistes. La pompe ne fuit pas, ce n’est donc pas la membrane. L’injecteur avait besoin d’être retaré. Le problème c’est qu’une fois remonté le piston ne fonctionne toujours pas. Pas du tout de compression.
Verdict : c’est le piston qui est fichu et c’est le gaz oil qui est pulvérisé dans le piston qui s’écoule et part dans le carter d’huile. Il faudrait donc sortir le moteur et changer les pistons. Ou changer le moteur. Mais de toutes façons, le mécanicien est surbooké et ne pourrait intervenir qu’en mai avec un temps de réparation à prévoir d’un mois en raison du délai de livraison des pièces. Ça nous fait arriver en plein début de la saison des cyclones, il faudrait donc à nouveau, comme l’année dernière, laisser le bateau au chantier et pour 6 mois, le tarif est presque équivalent au prix du moteur d’occasion qu’il nous propose ! Ce qui est bête c’est qu’en plus, ce moteur qu’il pourrait installer ne nous convient pas car il est difficile à adapter à la place du nôtre, il faudra bidouiller. Reste la solution d’un neuf, mais ici, ils sont hors de prix il n’y a pas de choix alors qu’en France on pourra prendre le temps sans faire ça dans l’urgence. On pense aussi qu’on peut le remettre en état ce bon vieux Perkins, ils sont increvables, et soit le garder soit le vendre pour mettre un neuf, mais pas l’abandonner comme ça.
La solution qui reste, c’est traverser et retourner en France sans moteur. L’aller sans dérive, le retour sans moteur, elle nous en fait voir cette Princess. Et elle a raison car, au moment de notre départ de Bordeaux, dans la préparation, ce sont ces deux postes qu’on aurait dû bien vérifier ce qu’on n’a pas fait pensant que la révision qu’on avait faite serait suffisante. Et faute d’argent quoi aussi. Mais, au bout du compte, elle nous le fait payer notre Princess, au propre comme au figuré !
Alors voilà. Le moteur peut fonctionner mais pour de courts trajets, une entrée de port par exemple pour l’arrivée aux Açores, sinon ce sera voiles obligatoirement. Et après chaque utilisation du moteur, en fonction de la consistance de l’huile sur la tirette, vidanger et mettre de l’huile neuve. Il faudra partir avec une provision de bidons.
Bon, je ne suis pas courageuse, je ne me sens pas capable d’affronter ces nouvelles angoisses. Erick, lui, n’a peur de rien, à confiance dans le bateau et se sent prêt à traverser comme ça puisque , et c’est vrai, de toutes façons, on n’aurait pas utilisé le moteur en traversée, et on avait décidé déjà, avant, que même s’il y avait des calmes, on attendrait le retour du vent.
Erick est impatient maintenant de partir pour se coltiner ce challenge d’une traversée en solitaire. Bon, de mon côté, les angoisses je les aurai de toutes façons de le savoir tout seul, juste ce ne seront pas les mêmes.
Pour l’instant, on prépare le bateau. On fait des listes de ce qu’il faut faire. Aujourd’hui, on a enfin fixé les protections anti chutes d’objets faites avant le départ. On ne savait pas trop comment les faire tenir et voilà, c’est fait et ça tient bien. Le bateau peut se retourner !
On est aussi allé faire de l’eau et faire enfin la clearance d’entrée en Martinique, depuis jeudi dernier, il était temps de la faire !
Pendant ce temps là, la seule qui est cool c’est Mina, bien contente que le bateau ne bouge pas ! Elle ne se doute pas que bientôt elle va retrouver les joies de l’avion, enfermée dans son sac. Demain, c’est son anniversaire ! 14 ans !
La Martinique retrouvée depuis hier après midi … et notre retour des Grenadines à Caritan change à peine du retour précédent ! … il est dit qu’ici, on doit arriver et mouiller sous voiles !
Bon, mais on reprend où on en était ! Lundi soir, Mayreau … Philippe, son fils Arnaud et « l’Air du Temps » sont bien arrivés quand je redescends du village. Erick à réussi à redémarrer le moteur de l’annexe, il est entrain de parler avec Philippe et Arnaud. Il vient me chercher au ponton et on repasse voir L’air du Temps pour que je leurs dise bonjour.
Philippe et Arnaud sont arrivés avec des langoustes qu’ils ont achetées le matin avant de quitter Canouan. Ce soir, ce sera donc barbecue sur la plage ! … il y a des installations pour de grandes barbecue’s party quand il y a des bateaux de croisières qui passent… Alors super tout est à disposition , le barbecue immense et des tables … et on va passer une soirée bien agréable.
Mardi matin, le vent est à nouveau, comme hier, presque sage alors finalement on décide d’y aller … après un café pour les uns, ou roibos pour les autres, petit déjeuner rapide avec Philippe et Arnaud sur Princess Julia pour se dire au revoir. Direction Bequia.
Navigation très agréable avec tout de même 2 ris dans la grand voile et le génois enroulé. On arrive pile poil à temps pour mouiller, ranger tout et aller , avant la fermeture, à l’immigration, faire la clearance.
Dernière soirée au Maria’s Cafe. Dernière Hairoun, la bière locale, avec toujours le même beau coucher de soleil.
Mercredi matin, on part à 6 heures du matin pour remonter vers … là où on pourra ! Le vent fort est de retour, avec une mer plutôt agitée. Princess Julia remonte avec énergie dans un long bord qui nous éloigne vers le large de notre route directe vers le nord. On choisit de s’arrêter aux 2 Pitons, sur Sainte Lucie. Ça veut dire un autre bord dans l’autre sens pour revenir vers la côte… et après, il suffit de passer entre les 2 canines qui se dressent devant nous, avant d’entrer dans la baie.
Elle est trop belle, bien emmitouflée au milieu de hauteurs verdoyantes et sauvages.
Un Boy Boat nous attend pour nous amarrer à une bouée. Ici, c’est un parc naturel sous marin alors il faut être sur bouée. De toutes façons, ce n’est pas plus mal vue la profondeur brutale des fonds dès qu’on quitte le rivage. On est à la bouée la plus éloignée du petit village et c’est drôlement bien car nous sommes dans un univers tout vert.
Snorkelling dès notre arrivée avant la tombée du jour. C’est un magnifique aquarium plein de couleurs , de gorgones énormes, de bancs de poissons virevoltants. Un régal.
Soirée bien calme
Et la nuit sera bien tranquille . Enfin un endroit sans vent.
On repart à 6 heures du matin comme d’habitude, on quitte la bouée sous voile pour le plaisir du calme, mais il faut vite mettre le moteur si on veut arriver au Marin ce soir ! … on longe Sainte Lucie en se régalant du paysage … jusqu’à ce que tout d’un coup, le moteur se mette à faire un bruit d’enfer … il s’emballe, monte à 4000 tours minutes. Erick est vite en bas pour voir ce qui se passe, impossible d’arrêter le moteur … pendant que moi, dehors, je hurle « éteints le moteur, éteints le moteur ! » , l’arrière du bateau est enveloppé d’un nuage épais de fumée et donne l’impression que le bateau va s’enflammer. L’horreur ! Surtout pour moi qui ait une peur panique du feu !
Finalement, Erick parvient à éteindre le moteur en coupant l’arrivée de gaz oil. Même avec l’étouffoir qui permet normalement d’éteindre en coupant l’arrivée d’air, pas moyen de l’arrêter ce satané moteur. Bon tout va bien, le moteur est brûlant… juste maintenant, il va nous falloir retrouver un peu de vent. On va le chercher un peu plus au large et heureusement, le vent se lève d’un coup. Un peu trop fort même ! 28-30 nœuds et surtout une mer forte, courte, des vagues serrées abruptes. La remontée est secouée, surtout dans le canal entre Sainte Lucie et la Martinique. Mais Erick barre pour remonter au mieux et arriver le plus près possible de l’entrée de la baie. On fait beaucoup mieux que la dernière fois et on arrive loin du Diamant cette fois ci ! … à la moitié entre le Diamant et le Marin. On va jusqu’à presque la plage, virement de bord jusqu’à aller presque à la Grande Saline et re virement de bord qui nous fait entrer plutôt bien dans la baie. Dommage, là, le vent change un peu de direction bien sûr et ne nous permet pas d’aller aussi bien que nous aurions voulu dans le mouillage. Petits bords sous grand voile et un petit bout de génois et finalement on mouille plutôt bien, presque là où on se met habituellement. Mais quel stress !
On appelle Didier, le mécanicien qui nous a réparé l’inverseur (on l’avait appelé le matin, grâce à l’iridium, pour lui raconter ce qui nous arrivait. Il nous avait dit de l’appeler dès notre arrivée. )
Il est venu immédiatement voir le moteur. Le diagnostic qu’il avait fait se révèle juste, le gaz oil passe dans l’huile et il y a ainsi beaucoup trop d’huile ce qui ne lui plaît pas du tout au moteur.
Vidange complète, il remet de l’huile toute neuve. Le moteur repart au quart de tour. Il nous reste à leverl’ancre pour aller mouiller à côté de sa plate forme atelier. Ouf, on y arrive juste à la tombée de la nuit. Il y a un vent très fort toujours, c’est épuisant. Nuit un peu inquiète, on a peur que l’ancre ne tienne pas … mais tout va bien, le matin on est toujours au même endroit !
Princess Julia juste à côté du bateau atelier. Il y a un cata à couple en réparation. Notre vue vers le large avec la presqu’île pleine de cocotiers du Club Méditerranée La vue vers la Marina, avec un voilier dont l’ancre, elle, n’a pas tenue et qui s’est échoué sur la caye derrière lui. Finalement, il y a pire que ce qui nous arrive !
Nous reste à attendre maintenant que Didier puisse venir réparer.
Erick met l’annexe à l’eau, pour aller chercher de l’eau à la Marina, mais le moteur une nouvelle fois s’arrête et il doit revenir à la rame. J’appelle Pierre, un mécano spécialisé dans les hors bords qu’on avait vu quand il avait réparé le hors bord de Gildas, au printemps dernier. Il réponds immédiatement, il peut venir mais il faut aller le chercher au ponton, son annexe est en rade ! Ah bonne idée, on fait comment ! 😂 Alors re bidouillage d’Erick.. le moteur repart. Il va jusqu’à la Marina sans problème, fait le plein d’eau des jerricans et achète un produit qu’on met dans l’essence et nettoie le carburateur… et depuis, 🤞🤞🤞 le moteur marche bien ! Pourvu que ça dure ! Comme ça, hier après midi, on a pu aller faire les courses. Urgence absolue, il n’y avait plus de sachet repas pour Mina ! Et le soir, lui donner des croquettes, ça ne marche pas du tout ! « Et quoi, elle nous dit, les croquettes c’est le matin pas le soir, non mais » et elle attend à côté de sa gamelle !
Ce soir, Didier est passé au bateau pour nous dire qu’il viendrait demain matin.
Bon, je termine mon message, on est le lendemain, samedi 26… il est 10h35, il n’est toujours pas là , il est parti en trombe faire un dépannage !
A suivre ! … il est 11 heures, il vient d’arriver … super !🍀
Aujourd’hui, pour la première fois depuis notre arrivée en Martinique, enfin une journée belle, calme, sans vent, sans mer. L’alizé à enfin dit stop , je me repose ! Quel bonheur. Cette nuit encore on avait des rafales à plus de 35 nœuds et le vent est en général toujours dans les 25 nœuds. C’est le bruit qui est le plus fatigant !
La vue du bateau
Alors, pour venir de Chatham Bay, ce matin, navigation de rêve ! Une mer belle, deux bords à tirer, 12 milles à faire quand il n’y a que 3 miles en ligne droite, mais c’était tellement agréable que ça ne faisait rien.
Presque personne dans cette belle baie de Mayreau. On était 4 bateaux. Bon d’ici ce soir, ça devrait changer. Déjà, « L’Air du temps » le voilier de notre copain Philippe doit arriver puisqu’on s’était donné rendez vous à Mayreau. Lui, descend vers les Tobagos avec son fils .
Soirée ensemble …. Peut-être une journée de plus ici en allant dans le mouillage derrière l’ile où on n’a pas pu aller l’autre jour à cause du vent… si le temps reste pareil ! et puis, on continue à remonter ! Il faut aller faire réparer la trinquette avant de continuer sur la Guadeloupe.
Erick tout à l’heure m’a déposée au ponton et avait prévu d’aller faire un peu de snorkelling … mais cette cochonnerie de moteur de l’annexe ne voulait plus démarrer… problème de carburateur on dirait. Alors , changement de programme, il est retourné à la rame au bateau jouer au mécanicien. J’espère qu’il aura résolu le problème… au moins pour qu’il puisse venir me rechercher ! 🥴
Là, je suis sur le banc, sous l’arbre, près de la petite église, face à la mer bleue étincelante bordée au large par les hauteurs sauvages d’Union Island … avec le wifi gratuit du Bon Dieu … la vie est plutôt pas mal des fois.🤞