Sûr, il y a des coquillages qui ont le temps de s’accrocher sur la coque de la Princess, sous l’eau, avec cette vitesse !
Plutôt désespérant sans doute !
L’appel de ce matin, un laconique « pas de vent », il n’y en avait pas, là, à 9h, mais il n’y en avait pas eu pendant la nuit non plus. Voiles affalées de temps en temps, un souffle d’air lui faisait croire que ça revenait, tout renvoyer, pour affaler à nouveau peu après !
Il pense en avoir pour au moins 2 jours à rester bloqué dans cette flaque de calmes. La dépression est plus au nord et il n’aura même pas pu avoir les vents au sud de celle ci.
Et quand je regarde moi la situation météo du coin, ce n’est pas encourageant. Les conditions redeviennent bonnes, avec du vent, portant même, mardi prochain ! Il reste donc une semaine à patienter … ça va être long.
Bon, comme moi, vous allez penser qu’il y a une erreur dans la position surtout pour les coordonnées Nord. Mais il a navigué vers le sud pour éviter une dépression et profiter des vents plus soutenus et portants que ça lui permettait de trouver. Il va se rapprocher plus que prévu du Portugal.
Maintenant, il refait du nord car la situation a changé et il va plutôt laisser passer la dépression plus au sud. Pas facile les choix !
Il devrait rester en marge de la dépression qui pourrait passer sans trop le toucher, il faut l’espérer car des vents de 50 nœuds lui fonçaient dessus.
Il a vu un voilier passer très près de lui cette nuit, mais il l’avait entendu venir, l’alarme de l’AIS s’était déclenchée. Ce matin, par contre, un autre, est passé très près, sans AIS pour se signaler et prioritaire en plus puisqu’il était tribord amures lui ! Grrrr
Bon, il faut croiser les doigts encore une fois pour espérer que la navigation ne va pas être trop musclée.
A l’instant un message : « vitesse 3-4 nœuds, au près, la nuit devrait être calme »
40 milles en 24 heures ! Même pas 2 milles à l’heure. C’est vrai que ce doit être désespérant !
Cette nuit, les voiles affalées, il a dormi comme au mouillage, posé sur une eau immobile.
Au petit matin, 2 cargos qui se suivaient de près lui ont fait un coucou.
Et puis ce matin le vent est revenu doucement et depuis, il avance à la vitesse de l’escargot, 3 noeuds, 4 nœuds avec un 7 nœuds de vent. Mais bon, il avance et il fait route dans la bonne direction alors il faut juste être philosophe.
Déjà il fait plus beau qu’hier c’est mieux.
Il est passé où le vent ?
A suivre !
Peut-être elle garde le souvenir du plaisir d’être posé la Princess.
Elles sont derrière les Açores mais pourtant ça n’avance pas vite.
Si ça a bien marché hier après-midi, hier soir et le début de la nuit, depuis, c’est calme plat.
Le temps est gris, et le moral aussi.
Depuis ce matin, un gros troupeau de dauphins l’accompagne. Ils ne sont ni joueurs ni exubérants, ils sont là… et ils ne le poussent même pas, c’est bien la peine.
Pourvu qu’un peu de vent arrive, mais la bulle d’anticyclone paraît tellement bien installée que ça ne paraît pas vouloir changer.
A la vitesse qu’il a fait depuis hier, il devrait mettre 3 mois !
10h45 pour lui, midi 45 pour nous, il est prêt à partir ! … un peu en retard par rapport a l’heure de départ qu’il avait prévue mais un RM rencontré à Bequia venait d’arriver ! Il fallait bien discuter un peu ! On était arrivé en même temps à Bequia, un mec tout seul … on l’avait rencontré dans la petite ville, en fin d’après-midi, au retour d’une balade et on lui avait payé une bière. Un moment très sympa. Et après, on se retrouvait régulièrement au fil des mouillages dans les Grenadines, à notre 1er voyage comme lors de la deuxième navigation ! Ça faisait plaisir, chaque fois, quand on arrivait de voir son petit bateau beige avec son taud grenat bien reconnaissable !
Depuis quelques jours déjà, Erick avait à couple un autre voilier rencontré aussi à Bequia. J’avais vu le skipper au contrôle sanitaire, désemparé car il ne savait pas ce qu’il fallait faire, et qu’il n’avait pas prévu d’argent. Je lui avais proposé de lui prêter les 50€ indispensables et chaque fois qu’on les a revu après, il s’extasiait sur le fait que j’ai voulu lui prêter de l’argent sans le connaître !
Bon, donc Erick est parti ! … moteur juste pour la sortie du port, il a envoyé les voiles tout de suite et voilà. Maintenant, il va falloir espérer que les conditions vont être bonnes et que la Princess va être au top.
Là, il va falloir faire attention aux cargos qui seront plus nombreux et aux bateaux de pêche quand il se rapprochera des côtes, surtout que généralement, ils ne mettent pas l’AIS.
Pour l’instant il va monter plein nord .
Je lui ai demandé des photos du départ, mais il n’avait pas le temps ! C’est bien fait pour moi, j’avais qu’à y être !
A suivre
Il va sans doute méditer cette phrase ce soir à l’heure de dormir.
15 jours demain qu’Erick est à Horta. Le temps passe drôlement vite.
Ça semble avoir été une escale plutôt agréable.
Les premiers jours, il a fallu récupérer, se ré habituer à la vie normale, remettre le bateau en ordre et faire l’inventaire des travaux à faire.
Travaux de voilerie surtout à faire, pour réparer la bande anti UV du génois et également réparer le lazy bag, l’espèce de sac dans lequel tombe la grand voile quand on l’affale et qui permet de la protéger. Il s’était déchiré sur le côté pendant une manœuvre sans doute.
Heureusement, tous les soirs, la petite camionnette du voilier passe sur la Marina pour récupèrer tout ce qui est à réparer. Et elle rapporte le tout le lendemain. Apparemment, un jeune couple très sympa.
Les réparations ont été faites rapidement, très bien faites même et pour un prix plutôt modique, ce n’est plus la Martinique !
Un temps trop souvent gris et pluvieux. Trop frais aussi ! Il a même sorti le chauffage électrique ! … quelques belles journées cependant.
Des activités ludiques, comme faire sa première omelette ! … jusqu’à présent, les œufs ne se concevait qu’au plat ! Et elle est très belle son omelette au fromage ! 3 œufs et beaucoup de fromage, un vrai repas copieux !
Des courses au super marché à côté, des rencontres, surtout avec un voisin de bateau, Gilles, apparemment très sympa, des petites balades à pieds
et bien sûr les inévitables soirées chez Peter’s, le bar du port où se retrouvent tous les équipages.
Il lui fallait aussi attendre l’arrivée du colis que je lui avais envoyé… une veste et un pantalon de « ciré » , de mer disons plutôt, car celui qu’il avait, un vieil ensemble de chez Decathlon était complètement fichu et ne protégeait plus du tout de l’eau ! … il a passé sa traversée trempé et n’avait pas du tout envie de faire la 2eme étape dans les mêmes conditions !
Alors maintenant, c’est bon, depuis hier en fin d’après midi, il a de beaux vêtements tout neufs et … qui lui vont ! … pas facile les achats par correspondance ! … maintenant, il peut y avoir de la mer, des embruns, de la pluie, des grains violents, tout ira bien !
Demain, c’est le départ normalement. Le port est payé, les formalités pour quitter le pays remplies. Le vent devrait être favorable au moins pour quitter les Açores. Après, la situation risque d’être plus difficile car il semble y avoir beaucoup de calmes. Il faut espérer qu’il y ait assez de vent pour faire avancer la Princess.
Bon, on va reprendre les messages trop courts et la communication téléphonique quotidienne frustrante d’être aussi brève.
Une dizaine de jours théorique, peut-être plus s’il n’y a pas trop de vent … on verra ! Je vous dirai !
A suivre … désolée, il a été plutôt avare en photos !
Ça y est Erick est bien arrivé ! Amarré au quai, ce soir, la Princess et lui vont pouvoir dormir tranquilles.
C’est la fin d’une belle étape, pas facile. Il a réussi à échapper aux calmes qui sévissent au départ, mais pour se retrouver finalement planté sans un souffle d’air à 2 jours de l’arrivée. Avec entre temps de beaux passages bien venteux histoire de faire avancer le bateau … beau parcours en 21 jours, qui, sans les calmes à la fin, aurait pu être bouclé en 19 jours.
Là, il rêvait d’une douche ! Et moi, dans ma tête ce soir, c’est la fête ! 🎊
Quelques nouvelles peut-être de temps en temps sur la vie aux Açores, avant la prochaine étape Horta – Rochefort.
Grand beau temps, mer belle. Presque pas de vent, sa vitesse oscille entre 2 et 3 nœuds. Mais il avance doucement en se régalant de cette côte si belle .
Ce matin à 9h23 , un appel depuis son téléphone, un vrai appel quoi, pas un appel avec l’iridium où la voix est un peu brouillée et le temps compté !
La fête ! Il était à 15 milles , sans un souffle de vent.
Dans la matinée, nouvel appel, il y avait une baleine à 300 mètres du bateau qui passait son temps à sonder pour ressortir et faire de belles arabesques avec sa queue ! Une vraie récompense à la fin de cette traversée !
Bon il est presque arrivé… je vous tiens au courant !