Bon, ça commence à avancer !

Les jours passent trop vite … bien occupés.

Ça y est l’antifouling est fini et le bateau est tout beau maintenant

La remise en place de la dérive à été un peu compliquée. D’abord refaire lever le bateau, positionnerla dérive dessous … et puis après, une petite matinée à réussir à bien mettre le trou de la dérive juste en face de son emplacement pour pouvoir faire coulisser l’axe qui la fixe au bateau ! Et ça, ce n’était pas une mince affaire ! Un coup trop haut ou trop bas, trop à l’avant, trop en arrière ! Et ouf on a réussi !

La pompe est enfin arrivée hier après midi, aussitôt mise en place , on a retrouvé le confort de l’eau qui coule facilement et chaude en plus !

Le relai pour réparer l’arrêt du moteur est arrivé lui aussi ! Il sera remis en place aujourd’hui.

On attend toujours un colis de peinture blanche pour repeindre l’intérieur du bateau, des jours où on ne saura pas quoi faire … et puis aussi le colis avec les pièces de rechange du régulateur d’allure qu’ on n’avait pas pu descendre en revenant.

Voilà.

La vie se passe tranquille, à ne pas se lasser du paysage dont on profite à chaque instant avec la grande baie ouverte vers le large même pour faire la vaisselle !

La manoeuvre de remise à l’eau est prévue lundi matin 11h.

Nous restera à finir la préparation du bateau, remise en place du génois (il faut enlever l’enrouleur pour pouvoir être à la bonne dimension dans le travel lift), remettre écoutes, lignes de vie et tout le petit bazar pour naviguer et on pourra partir !

D’ici là, j’espère qu’on aura le temps de faire les deux balades qu’ on voudrait faire et qu’ on n’a pas le temps de faire !

Et oui, faut aller faire les courses par exemple !

On est allé cependant un jour faire la petite boucle qu’ on aime !

Erick a sorti le sextant pour se remettre un peu des gestes en mémoire et c’est bien ici, on a un bel horizon juste en face du bateau.

Le rideau de pluie pour la descente est fini … et depuis, il fait très beau.

Voilà… à suivre !

En ce moment, temps de chien !

Depuis samedi, après des jours de beau soleil et on croyait que ça ne pouvait qu’ être ça ici, temps pourri … frais, ce matin, 16°au réveil, jamais on n’avait eu ça ! vent soutenu, 25-30 noeuds qui nous sifflent dans les oreilles , et gros grains noirs … bon, c est tristounet !

Mais cependant, on bosse !

Erick a refait la bande blanche le long du bateau.

Il travaille toujours à essayer de remettre la dérive en état.

Il y a des petits trous liés sans doute à de l’électrolyse à l’intérieur de la dérive suite à la présence d’eau de mer stagnante, et il a beau les boucher avec de l’époxy , ploc, y a des bulles qui apparaissent avant que l’epoxy soit sec ! … alors, il a repensé à des conseils que lui avait donné Yannick, recherche de baguettes en alu. qu’ il a enfin trouvé hier dans une entreprise cachée dans la montagne qui fait de la menuiserie alu, et il a fabriqué de beaux petits boulons sur lesquels il a fait des filières et maintenant il reste à tarauder au niveau des petits trous, visser les boulons, un coup d’epoxy et 🤞on espère que ça marchera !

Et puis on a fait prendre l’air à nos 100 mètres de chaîne de mouillage ! Histoire de modifier le bac de la chaîne qui faisait que parfois elle se coinçait (Et les 2 fois où c’est arrivé, bien sûr, ce n’était pas le bon moment !) … et de vérifier que l’attache au fond du bateau était en bon état, il ne s’agirait pas de perdre le mouillage !

Voilà, sinon , moi, j’ai sorti hier la machine à coudre pour faire un rideau de protection contre la pluie devant la descente ! Ça peut servir !

Un peu de balade jusqu’ à une église qu’ on aperçoit à flanc de montagne, en profitant de courses à faire chez Mellim, le Castorama du coin ! Une route bien raide en vélo pour y aller … et l’église est un peu plus loin encore , après une longue route pavée très jolie mais pas facile !

Et puis voilà, la vie se passe, trop vite !

Nos copains Patrick et Marylin sont partis pour Rabat, ils sont arrivés lundi après une navigation un peu chaotique entre bon vent, calmes plats et belle houle.

Et puis aussi, notre vie est rythmée par le ferry qui vient de Funchal, et on adore ça ! Arrivée tous les matins, à 10h. tapante, on entend le ronron des moteurs depuis un moment déjà, 3 coups de corne avant de se mettre à quai et il repart le soir à 18h.

Et c’est vraiment sympa ce bateau qui rythme notre vie … et la vie de l’île aussi car c’est lui qui apporte tout ici !

Quand la dérive sera réparée, on pourra faire le carénage… et remettre le bateau à l’eau !

Bon, là, pour l’instant, il pleut des cordes !

Week end aux abris en perspective !

Ouh là ! Le week end s’annonce mal ! Compétition de motos, là, juste au pied du bateau, entre le chantier et la mer ! Va falloir faire provision de boules Quies !

Peut être on pourrait louer la plage arrière pour au moins rentabiliser le truc !

Bon, je vous raconterai, avec le son aussi !

La soudure est faite la vie est plus légère !

Voilà, maintenant, c est retour aux petits problèmes habituels qui sont là juste pour pas qu’ on s’ennuie , la pompe pour l’eau douce qui fuit, le thermostat du frigo qui je marche pas, les inox qui ont profité de notre absence pour rouiller avec les fumées sans doute un peu agressives de l’usine d’électricité à côté … mais bon, ça va … les journées passent vite . On attend toujours l’antifouling …

Le soudeur est là ! Ouf !

Ce matin, à l’arrivée du ferry, le soudeur est là ! Tant mieux ! Comme on avait tout payé d avance, condition obligatoire pour qu’ il vienne, on avait des inquiétudes un peu ! Mais non, il était bien là. Travail de pro, on dirait un chirurgien ! Tout son matériel bien aligné à côté de lui, il prend son temps, teste différents cordons possibles… finalement, au bout d’une heure, il y a juste un côté de presque fini ! … mais c ‘est bien fait ! … on vient de déjeuner tous les 3 dans le bateau … moment très sympa, dommage que ce soit si difficile de communiquer . Un peu d anglais, du portugais, de l’Espagnol et on arrive finalement à échanger ! …il a mangé comme un ogre ! Mais il paraît, malgré ça, avoir de l’énergie pour reprendre le boulot ! A suivre !…

Direction Porto Santo

Et voilà, 24 septembre 2018, Princess Julia sort des Bassins à Flot pour partir cette fois ci vers des contrées lointaines !

Royan le 25, derniers préparatifs, dernières provisions … on part pour une dizaine de jours, cap direct sur Porto Santo, l’île la plus septentrionale de l’archipel de Madère.

On est quatre à bord, Erick et moi, Jean Daniel et son frère Jean François.

Réglage du régulateur d’allure
On est aussi allé admirer les maisons de Le Corbusier 

Et puis, on s’en va !

Pas de vent au départ, on se traîne un peu, 

Même le spi n’arrive pas à se gonfler …

Heureusement, on finira par avoir un peu de vent pour réussir à avancer. Mais il y a une grande incompatibilité d’humeur entre l’estomac de Jean Daniel et les mouvements du bateau. Il ne sort pas de sa couchette, terrassé par un violent mal de mer.

Pas mal ces trois marins !

On doit se dérouter sur la Corogne pour lui permettre de reprendre goût à la vie.

Très belle escale finalement, cette ville de la Corogne est un plaisir, avec ses belles façades sur la mer, ses ruelles dans la vieille ville, ses bons restaurants. On ne regrette rien !

En plus, il fallait changer le bout de l’enrouleur, le seul bout que nous n’avions pas changé et qui a craqué !

Tant mieux, on avait l’embarras du choix !
Impressionnant ces façades
L’équipage est en pleine forme 

Quelques bons petits repas plus tard, le lundi 1er décembre, Philippe, mon Beau Frère, embarque Jean Daniel et Jean François pour un retour en voiture vers Bordeaux. Et oui, Jean François a dû débarquer lui aussi pour cause de soucis familiaux. Dommage, c’était sympa notre petite équipe.

On croyait continuer tous les deux, mais le destin a mis, au coin du ponton, une équipière juste débarquée d’un autre voilier trouvé par la Bourse des équipiers, pour incompatibilité d’humeur avec son skipper. Avec ses deux sacs à ses pieds, un peu déboussolée, on ne peut que lui proposer de l’embarquer puisqu’elle partait aussi vers Madères et les Canaries.

Et voilà, le lendemain, Cristine embarque sur Princess Julia et le 3 octobre, on s’en va , direction Porto Santo.

Bon, le soir même, on est à Naxos, dans la baie de Camarinas, juste un peu au sud.  Une journée a se traîner, pas un souffle d’air ! … et une envie furieuse d’aller manger des tapas, mais on arrivera trop tard et en plus le moteur s’arrête juste en passant entre les feux de la jetée. On parvient à se mettre au ponton en glissant sur notre ère … ouf ! … et on passe un bon bout de la soirée à explorer le moteur, Erick du moins, mais il ne trouve rien d’anormal et le moteur démarre à nouveau sans problème ! … le réparateur qui viendra le lendemain matin ne trouvera rien lui non plus, juste il nous prend 30 euros !

Mais c’est bien mignon 
Pas surchargé le port 

On reste un jour car il n’y a toujours pas de vent …et ça nous permet de faire une belle balade jusqu’à la pointe 

Le 5 on repart, Un peu de vent au départ, faible, mais vite, plus rien … en fin de journée, on remet le cap vers la côte et on va passer la nuit, juste en dessous du cap Finisterre, ancrés devant un petit port occupé par des chalutiers.

Enfin, le 6, du vent !  nous voilà partis ! … 7 jours de navigation pour arriver à Porto Santo,  7 jours de plaisir .

Du vent, on fait des étapes de 120 miles par jour au début
Parfaite notre équipière ! … 

Il y aura des jours de vent au début, puis , deux jours de calme complet, posés sur une mer sans une ride, à tel point qu’une nuit, une nuit bien noire sans lune, on a tout affalé et fait nos quarts, juste à guetter autour de nous un possible bateau. Rien, si ce n’est le son d’un souffle fort, là, tout près, des bruits d’eau comme si quelqu’un se baignait autour du bateau … une baleine peut être … c’était impressionnant.

Et puis, retour du vent, dommage de face ! il nous faut tirer des bords … au petit matin du vendredi 12, on  aperçoit l’ile à l’horizon … on mettra toute la journée pour se rapprocher et arriver enfin, en fin de journée dans l’avant port de Porto Santo.

On prend un corps mort, pas une bonne option car on ne savait pas qu’arrivait sur l’île, la grosse dépression Leslie. Elle est là 3 heures après notre arrivée, la nuit,  le vent forcit sacrément et au petit matin, il est temps d’aller s’ancrer plus loin pour s’éloigner de la digue qui était bien trop proche.

Et on restera toute la journée sans pouvoir aller à terre, à surveiller le bateau qui bouge comme si on était en mer !

Et voilà, le 14 octobre, on peut enfin débarquer, aller prendre une douche et boire la bière tant attendue ! 

 On va découvrir Porto Santo . 

Une belle balade en vélo pour découvrir une partie de l’île

On choisit de prolonger notre escale car on a décidé de commander un nouveau guindeau, l’autre qu’Erick avait tenté de sauver,  pisse l’huile et donne des signes de faiblesse et ici, le tarif peu élevé du port incite à attendre, sans trop s’inquiéter du temps qui passe, que le beau guindeau tout neuf arrive ! … Plus un compresseur pour le frigo qui est tombé en panne … plus un feu pour le balcon avant, l’autre est parti à l’eau pendant une manœuvre un peu violente ! 

Cristine, elle, s’en va vers Funchal, avec le ferry, avant de rentrer en France. Elle était vraiment l’équipière idéale, sympa, d’humeur égale, toujours prête à aider … grâce à elle , les quarts étaient moins rapprochés et on pouvait dormir 4 heures d’affilée, un luxe !

Et puis, le temps est passé … très vite finalement, sans qu’on n’y prenne garde !  à attendre les colis, à bricoler, à se balader, à parler avec tout ceux qu’on rencontre sur les pontons … et c’était un plaisir cette vie ! 

De belles rencontres … la Civelle avec Daniel et Maylen, Imagine avec Patrick et Marylin, Guy et son First 28 , qui nous fait passer un super après midi à découvrir ses photos des Canaux de Patagonie, si bien que quand on sort de Princess Julia, en fin de journée, on ne sait plus du tout où on est ! … et bien d’autres rencontres … et beaucoup de verres de vin blanc partagés ….

Tous les coins sont bons pour roupiller !

Des surprises aussi, avec la découverte juste après notre arrivée, que la dérive est bloquée, elle ne peut plus ni descendre ni remonter, bloquée à moitié descendue.

Plongeon sous le bateau, il y a un truc coincé dans le puits de dérive, et bien coincé ! Il faudra quelques plongées avec bouteilles, beaucoup de réflexion pour trouver une solution …et finalement retirer un long boa en caoutchouc qui s’était lové dans le puits de dérive. 10 mètres d’un gros caoutchouc dur, dense , très lourd, sans doute une protection de coque de chalutier.

Impressionnant … et on est bien contents de s’en débarrasser !

Jean François et Catherine sont venus nous rejoindre pour une bonne dizaine de jours … balades sur Porto Santo, journées qui passent, tranquilles, à juste prendre plaisir à être ensemble, et puis belle navigation sous spi pour aller à Funchal. 4 jours à se balader encore … dommage, la plaie d’ Erick au pied n’est toujours pas belle et ne lui permet pas de marcher trop longtemps. Et voilà, ils reprennent l’avion à Funchal et nous retournons à Porto Santo … au moteur, pas de vent !

Un équipage de choc
Pique nique au miradouro de Pedregal
Une vraie pub pour agence de voyage !

On prépare le bateau pour l’hivernage au sec et on prend l’avion le 1 décembre, pour Lisbonne, avec Patrick et Marylin. Eux continuent vers Nantes et pour nous retour vers Bordeaux.

Une nuit dans l’aéroport de Lisbonne à attendre l’embarquement à 7h30 le lendemain !

Mina a été adorable ! Presque 24h de voyage sans un miaulement , sans un pipi ! pas facile sans doute !

Voilà, Princess Julia est au sec, bien posée sur le terre plein, face à la sortie du port ! elle attend notre retour, le 9 mars !

Il nous restera à réparer les belles fissures découvertes sur la dérive, à la mise au sec, sans doute dues au contraintes liées au boa. Ce ne sera pas facile car il n’y a pas de soudeur alu sur Porto Santo. Espérons que d’ici notre retour, on trouve une solution.

Alors … à suivre ! …. à bientôt ! … après le 9 mars 2019 !

Des paysages et des rencontres

Avant la première sortie de Princess Julia du Bassin à Flots, il aura fallu 5 ans !

Mais 5 ans a se régaler, au sec ou sur l’eau, des rencontres, des apéro, des mâtages et démâtages, des repas au soleil, des soirées sans fins, des coups de mains des uns et des autres … toute une histoire qui s’est écrite petit à petit et a permis de tisser des liens chaleureux.

Des heures de boulot !
De bons moments au soleil …
Des heures de ponçage, de peinture …
à en devenir un peu fou
Olivier, le compagnon de tous les instants
Jean Daniel, indispensable

et il y a eu aussi tellement d’autres rencontres sans qui cette longue aventure n’aurait pas été la même, Stéphane, Laurent et Corinne, Laurent et Shu, Joël,  … Robert bien sûr … et tout ceux qui passaient voir où on en était et nous encourageaient  … merci merci !

Et puis un jour, le bateau a enfin retrouvé l’eau … 

 

Séquence émotion !

Et en juin 2016, on est parti pour notre première navigation ! 

On n’était pas peu fiers !

Direction la Bretagne, l’Irlande, l’Ecosse … 4 mois de plaisir … 

La Patache, juste avant Ars en Ré, escale de rêve ! … Ah, on avait encore le pavillon belge !
Douarnenez bien sûr avec Christiane et Norbert, un régal
Du vert, des pierres,  de l’eau … on ne s’en lasse pas 
du whisky  et de la bière aussi 

Retour aux Bassins à Flot en octobre … et en juillet 2017, nouvelle navigation, vers les Sables d’Olonne, pour aller chercher les belles voiles toutes neuves confectionnées par Olivier Tarot et son équipe … Super voyage, super belles voiles … 

La Patache encore, bien sûr 
Retour à la maison avec un beau lazy bag maintenant, un beau génois gris pâle et non plus vert moche … 

encore quelques mois de préparation et ce sera le départ !

Et on retourne au début du début …

Voilà, Princess Julia a un nouveau blog pour raconter son histoire …

Elle a commencée en 2009, 

 

Elle était comme ça quand on l’a découverte 

Remontée du Canal du Midi, en plein hiver, pour les trois courageux navigateurs, Erick, Jean Marie et Jean François.

Et des matins, il a même fallu casser la glace pour avancer

Et puis enfin, arrivée à Bordeaux,

C’est beau le Pont de pierre de près, impressionnants aussi le courant dessous
ça méritait bien un coup de champagne !

Et voilà, on s’est retrouvés au Bassin à Flots … pour quelques années de bricolage !

Un peu long peut être, cette préparation au voyage de Princess Julia, mais que du bonheur tant ces années ont été riches, pleines de rêves, de soucis, de satisfactions, de fatigues et d’exaltations …