20 août : Morro Jable .

On est bien arrivés.

15h15 , on mouille devant la digue du port et on est plutôt bien … pourvu que ça dure !

Une belle eau bien bleue, la digue derrière nous, avec quelques maisons de la ville au dessus

et puis, sur le côté tribord, (à droite) les rochers et la montagne,

au loin devant, le cap qu’ il faudra passer en partant et à bâbord, la mer à l’infini jusqu’ aux côtes africaines, pas loin du tout à peut être 80 km.

Le vent souffle en rafales, entre deux accalmies ! Ils le disent bien sur le guide, quand il y a des nuages sur la montagne il y a des bouffées jusqu’à force 10 et là, il y a un beau matelas de nuages , mais … pas force 10 ! … du moins pas pour l’instant ! 🤞

Bon, on devrait être bien … déjà ce qui est bien, c’est que c’est gratuit !

Petite baignade maintenant pour aller voir l’ancre … et,

à suivre…

20 août : adieu Gran Tarajal !

Il fallait bien penser qu’ un jour nous devrions aller voir ailleurs ! … alors, ce matin, ça y est on a abandonné notre bout de ponton ! Dommage, le petit chalutier n’est pas encore rentré alors qu’ il nous avait promis du poisson à leur retour !

Mais , Erick a préparé hier des armes de guerre ! Les poissons ne vont pas résister à la vue des beaux appâts qu’ il leurs a préparés !

On ne devrait pas manquer de protéines… peut être ! Si, on ne se laisse pas amadouer par les yeux doux qu’ ils nous feront une fois sur le pont pour qu’ on les remette à l’eau …

Ces 15 jours à Gran Tajaral sont passés avec un plaisir tranquille. On n’a pas fait grand chose d’autre que prendre notre temps ! Baignade, balade, courses, lecture et le lendemain, on recommence !

Des rencontres sympa … dont Manu et Mireille, déjà vus à la Graciosa, avec lesquels on n’échangeait que quelques mots et puis finalement , on a discuté un peu plus et voilà, maintenant, c’est dommage de les laisser alors qu’on avait plein d’autres choses à se raconter . Bien belle petite famille avec leurs 2 gamins Anita, 4 ans, Gaël, 2 ans et la chatte Chacha.

Hier aussi, arrivée d’un bateau immatriculé à Bordeaux ! Super, « des pays » ! …le Roro 2 … deux Médocains , de la verve, de l’enthousiasme … pas trop le temps de les voir … peut être plus loin, ils vont aussi à Gran Canaria après.

Ouh la, maintenant, on part vers l’inconnu, ou presque !

On devrait mouiller ce soir, devant Morro Jable, à 20 milles plus au sud, si le mouillage est confortable, sinon on continue … pour l’instant, un petit vent doux , ce qu’ on n’avait pas connu depuis des jours !

Génois, le bateau avance doucement …

A suivre !

15 août : Gran Tarajal

Alors, c’est comment où on est !

D’un côté , on voit la ville , un bout de la ville du moins, qui dégringole en étage vers le port.

On aperçoit Princess Julia derrière le mignon petit chalutier bleu.

De l’autre, depuis le bateau, on voit la digue … et c’est sympa, pour qu’ on croit voir loin à l’horizon, ils ont peint la digue en dégradé de bleus, comme si on voyait la mer !

De près, ça fait ça en fait ! Pas mal le trompe l’oeil !

Et derrière la digue , c’est pareil ! …

le même bleu dégradé !

Sinon, plus loin, la ville ça fait ça

Et c’est plutôt cool, pas d’immeubles moches et, plus loin, la belle longue plage où on va se baigner chaque matin .

15 août tranquille, la ville vit au ralenti ! … Et nous aussi … on étudie les routes qui nous attendent, les escales, les mouillages …

Aujourd’hui, aussi, on a pris les billets d’avion … retour du 17 octobre au 18 novembre… ça va trop vite passer , c’est sûr…

Mais, tout va bien !

Allez encore un peu des fresques aux coins de chaque rues !

À suivre !

13 août : Gran Tarajal

Et on y est tellement bien que ça ne donne pas envie de partir !…

embêtant ça ! …Aujourd’hui, programme habituel : lever vers 7h15 , il est déjà 8h15 pour vous et si on veut entendre un bout du 7-9h de France Inter, faut se dépêcher ! … petit déjeuner. Gym sur le ponton pour moi et puis, marche jusqu’à la plage pour se baigner, douche après… sur le ponton pour Erick, aux « servicios » pour moi, de toutes façons, à l’un ou l’autre, c’est douche froide ! … et puis courses … on déjeune dans le cockpit en profitant du soleil … sieste, lecture … et aujourd’hui, balade en vélo … on ne pensait pas que ce serait si bien, c’était juste pour occuper le temps et faire de l’exercice… on a décidé d’aller voir le petit village juste de l’autre côté de la pointe. Finalement, super belle piste cyclable pour faire les 6km … vent dans le nez bien sûr pour bien faire des efforts. Et à l’arrivée, un adorable petit village de vacances pas du tout touristique…

familial, que des espagnols, une ambiance tranquille … un plaisir ! On est resté tout un moment, assis sur un banc , à se régaler du spectacle … de belles grosses mamas, des jolies filles, des tas de marmots piailleurs mignons… on n’était pas déçus de notre balade …

et voilà, retour au bateau… soirée tranquille … on a un nouveau voisin, un hollandais . Et de l’autre côté, toujours le beau petit chalutier nickel.

Sans doute ils vont repartir demain ou jeudi.

Nous, départ, on ne sait trop quand ! On attend que le vent se calme un peu pour pouvoir aller se poser un jour ou deux dans des mouillages plus au sud … mais ça ne veut pas se calmer ! … rien ne presse , on attend !

A suivre !

10 août, on se repose de la journée d’hier !

C’est que, faut pas croire que notre vie c’est tout facile …. hier, on est allé en vélos jusqu’ à la station des guaguas… la station des bus quoi , et ça se prononce « dé wawas » comme ça s’aboie !

Bus pour Morro Jable, au sud, les vélos dans la soute et c’est bien, le bus est justement là, prêt à partir.

C’est plus loin qu’ on ne le pensait finalement, il faut une heure , mais il faut dire qu’ il fait des tas de biscouettes pour ratisser tous les gens qui comme nous veulent aller vers ce bout du monde connu pour son immense plage de sable blanc.

On débarque dès l’entrée dans la station balnéaire, longue suite comme d’hab de restau. et boutiques.

Belle piste cyclable le long de la plage .

Et des statues partout aussi, toujours … dont certaines très belles

On va jusqu’ au port et à la marina pour voir comment ce sera notre prochaine escale ! … pas trop génial ces pontons un peu déglingués avec même pas l’eau et l’électricité… on restera sans doute au mouillage à l’extérieur du port.

Petit restau pour manger des calamars pour Erick et un poisson grillé pour moi. Mmmm très bon.

Et puis en route vers la pointe extrême de l’île, la punta de la Jandia. 20 km de piste pas trop facile , pas mal cabossée et surtout très poussiéreuse ! … de belles côtes suivies de descentes craignosses à cause des cailloux, de la tôle ondulée … et un soleil de plomb ! Le vent pour l’instant, on l’a dans le dos, cool … le retour sera plus dur !

Des voitures de touristes, dommage … des quads, des 4×4 en file indienne pour balades organisées moins fatigantes que nos vélos !

Un arrêt de bus improbable ! … on ne voit pas qu’ il puisse exister une ligne régulière !

mais, le plus souvent, de bons moments de solitude et de silence avec pour nous tout seuls le bruit du vent et les paysages infinis de roches désertiques avec, tout le long, la mer bleue intense.

Au bout, on arrive un peu lessivés ! … petite pause au bout du bout , au pied du phare

Et, sur le retour, arrêt indispensable au petit village un peu oublié, juste avant la pointe, El puerdito même qu’ il s’appelle , pour un coca qui va nous donner l’énergie de faire le chemin du retour ! …

et ce ne sera pas facile ! Mais finalement, moins long que ce à quoi je m’étais préparée ! …

Mais, il faut pédaler avec acharnement !

Et, chance, dès notre arrivée à Morro Jable, un bus pour le retour arrive … ouf, 1 heure pour se reposer !

Bonne douche et au lit ! On est cramés par le soleil, crevés, on a mal partout … mais on est heureux !

A suivre !

8 août : Gran Tarajal toujours …

Et on y est tellement bien que ça ne donne pas envie de repartir ! … petite ville mignonne, des touristes mais pas trop et essentiellement espagnols … un petit port avec des bateaux de pêche actifs … on est en bout de ponton encore une fois si bien que c’est bien calme . Dans la journée, du soleil mais pas trop chaud à cause du vent.

La marina est juste en bordure de la ville, on longe le front de mer , et on arrive à 300 mètres environ, le long de la rumbla qui borde la grande baie, avec cafés, restaurants , la plage de sable noir où on va se baigner chaque matin et en arrière des rues pleines de petits magasins. C’est très vivant, des palmiers un peu partout … on se plaît à ne rien faire et regarder la vie autour !

Des peintures sur les murs un peu partout , je vous fais un échantillon ! :

Demain, on va prendre le bus, mettre les vélos dedans et aller se balader vers le sud.

A suivre

5 août : Gran Tarajal

Puerto del Rosario, c’est fini !

Quelques images !

La ville est parsemée de sculpture … pas toujours géniales, mais celle ci est super !

Un Berlioz en acier juste devant le Palais des congrès qui fait aussi théâtre et opéra

Et puis plein de murs peints

La ville cependant n’a rien d’extraordinaire. La marina , elle, est sympa, bien que pas vraiment finie, pas d’électricité, pas de sanitaires, mais au moins on y est bien, à l’abri, un peu bruyant quand les ferrys sont là, mais en général, calme !

Allez, on s’en va.

Navigation de rêve ce matin pour venir . Un bon vent qui nous a poussé à bonne vitesse jusqu’à Gran Tarajal sous génois seul ! Même pas besoin de mettre la grand voile, on serait allé trop vite ! …

Juste, ce matin, au moment de partir, histoire de mettre du piment, le moteur qui ne voulait pas démarrer … batterie descendue d’un coup à 9 ampères quand elle est habituellement à 12-13. Alors, il a fallu ressortir le groupe électrogène rangé hier soir (il n’y avait pas l’électricité sur les pontons, alors de temps en temps, pour recharger les batteries ou pour passer l’aspirateur par exemple, il fallait l’utiliser).Et voilà, le moteur est reparti… En route !

Mina a tout de suite retrouvé sa place favorite sous la couette pour un roupillon au chaud en oubliant surtout ce qui se passe autour !

La côte toute proche qui défile, n’est pas franchement hospitalière !

Un peu de Gran Tarajal avec la jetée du port

Et voilà, arrivée un peu sportive vers 13h ! Avec 25 noeuds de vent, c’est pas facile de se mettre au ponton ! … heureusement, des mecs sympa d’autres bateaux sont venus prendre nos amarres, dont un ancien d’Air France !… le monde est petit !

Maintenant, on va pouvoir découvrir le sud de l’île.Le bateau de Laurent et Corinne, les amis du Bassin à Flots partis en Nouvelle Calédonie est toujours là, bien sage dans le port depuis maintenant combien ? Plus d’un an ? 2 ans plutôt sans doute …

À vendre !

Voilà, on va aller se balader dans la ville.

A suivre !

3 août : Puerto del Rosario

3 jours déjà que Princess Julia a retrouvé son équipage au complet …

Et, le 31 juillet, ce retour c’était la fête !

Avion à l’heure .. plus que 2h50 avant les retrouvailles …

Dommage , ça a été beaucoup plus long ! A l’arrivée, mon bagage en soute n’était pas là, et c’était le même problème pour une bonne vingtaine de passagers. Rassurant déjà ! Manifestement, l’avion est partit à l’heure au prix d’un chariot de bagages non chargé ! … plus d’une heure à faire les papiers avant de pouvoir sortir dans le hall d’arrivée et retrouver enfin mon p’tit loup.

Retour au bateau en bus, c’est à 20 minutes de la marina. Reprise des habitudes

Petit restau et poulpes grillés pour fêter ça… et début de l’attente inquiète de mon sac, plein d’un tas de choses ! Des tas de zinzins pour des réparations du bateau, mon levothyrox, des bouquins, ma tablette avec plein de musique nouvelle chargée dessus et puis et puis, ah oui il y avait ça aussi bref une nuit à tenter de faire l’inventaire de tout ce qui était perdu.

Et, et vers 11 h, un coup de téléphone, mon sac était sur l’avion de Madrid de 11h et nous serait livré vers 13h ! Youpi ! … qu’ est ce que c’est bien quand la vie est belle !

Et voilà, 13h, il était là !

Après-midi à traîner un peu … Retour à l’aéroport en fin de journée pour aller récupérer la voiture qu’ on a louée pour demain … et balade jusqu’à Coralejo, la ville au nord de Fuerteventura, juste en face de l’île de Lobos où était Erick il y a quelques jours.

La ville, elle est sans intérêt, une succession de restaurants et de boutiques pour touristes et elle ne nous a donné qu’ une envie, partir vite !

Retour au bateau avec la nuit, dîner dans le cockpit et au lit !

Hier, vendredi 2 août, grande balade avec notre belle voiture rouge pour découvrir l’île… et c’est magnifique, étonnant, souvent grandiose … petites villes mignonnes, blanches et pleines d’une végétation luxuriante qui contraste avec les paysages désertiques traversés.

La Oliva, d’abord, la capitale de Fuerteventura, jusqu’à la fin du 19è siècle avant que Puerto del Rosario, plus importante économiquement grâce à son port, lui vole la place.

Belle église du 18è, avec un clocher en pierre de lave.

Et puis la casa de los Coroneles, belle maison du 17è, dans laquelle ont vécu 5 gouverneurs successifs de l’île.

Magnifique et visite vraiment agréable…

Avec la vue sur un vrai de vrai de volcan !

Et puis, route pour rejoindre la mer sur la côte ouest, à El Cotillo, petite ville paradis des surfeurs.

Le petit port tout mignon
Le fort, au loin !
Un bout de la ville
Déjeuner bien sympa

Et puis on a continué vers le sud, en passant par l’intérieur car il n’y a pas de route qui longe la côte.

Des paysages incroyables au milieu des volcans.

L’accès au mirador Morro Velosa, en haut d’une belle montagne ronde, dessiné par César Manrique, et paraît il très beau, avec en plus une vue à couper le souffle sur 360 ° était fermé. Dommage … on s’est contenté d’un point de vue un peu plus bas, avec en prime 2 beaux mecs qui y montent la garde.

Et de dos, ils sont encore mieux.

Plus loin, nouveau point de vue avec une très belle statue qui raconte d’une façon émouvante l’éducation en devenir, difficile, à la limite sans cesse de l’équilibre, des enfants.

Et puis, Betancuria, capitale historique des Canaries et de l’île jusqu’ en 1834, avant que La Oliva lui pique la place.

C’est Jean de Bethencourt qui l’a créé en 1404, d’où son nom.

Un village de carte postale, tout est beau, parfait, mignon, harmonieux. Plein de végétation luxuriante partout. Une belle église

Et même des cactus en fleurs

La route encore toujours aussi belle, avec, lors d’un arrêt, une colonie de marmottes du désert, nous en avions déjà vues à plusieurs reprises dans la journée, une espèce d’écureuil avec une queue plate, qui se dresse comme une marmotte ou un surricate. C’est adorable.

Toujours des paysages austères mais grandioses.

Et puis , avant le retour vers Puerto del Rosario, Pajara, petite ville paisible aux trottoirs ombragés de grands arbres, on se croirait dans le sud ouest ! Des bancs qui incitent à des haltes tranquilles. Une belle église

Ça ne nous fait pas gagner du temps !

Il faut se dépêcher pour rapporter la voiture a l’heure ! On a dû zapper le sud de l’île ! Ce sera pour quand on sera à Gran Tarajal, notre prochaine escale.

Soirée tranquille.

Aujourd’hui, bricolage pour Erick, il lui fallait monter tout ce que j’avais apporté, la pompe, le thermostat, la cartouche anti odeur pour les chiottes. .. du boulot quoi !

Et pour moi, courses, il faut refaire l’approvisionnement.

Voilà! Il y a un bon vent, rien ne change !

A suivre

30 juillet : H-1

Princess Julia attend depuis samedi 27 juillet, dans le port de Rosario, en bout de ponton, tout au nord de Fuenteventura, que j’arrive !

Et demain matin, 9h je pars !

Erick n’arrête pas de briquer, à longueur de journée, pour que le bateau soit nickel à mon arrivée… il paraît que sinon, je ferais des réflexions !… mais où ils vont chercher des trucs pareils les mecs ! … enfin, tant mieux ! … et ce sera tellement bon de se retrouver demain soir ! …

Je vous raconterai !

A suivre !

26 juillet : Lobos

Depuis hier, changement de pâturage, Princess Julia est au mouillage à Lobos. Nouveau paysage, nature presque vierge après l’horizon bien artificiel de la marina de Rubicon.

La technique pour remonter seul le mouillage est maintenant bien au point … ensuite, traversée courte et heureusement car sans vent, mouillage sans problème. Tout baigne quoi, même le captain.

Ce matin, belle balade autour de l’île… et on a vite fait le tour du propriétaire ! 4km de marche à peu près ! … montée en haut du petit volcan pour voir le paysage d’en haut …

et voilà … du vent toujours… 20-25 noeuds tout le temps … mais le mouillage est plus calme quand il y a du vent car le bateau se met dans l’axe du vent et ne bouge pas… sinon, il se balade un peu pour se retrouver parfois travers à la houle et, là, ça bouge un peu ! … alors faut savoir ce qu’ on veut !

À suivre …