28 mars : le chantier est fermé pour 15 jours …

Ca y est, le 1er ministre a demandé le confinement et l’arrêt des déplacements inutiles. La direction du chantier a décidé la fermeture de celui ci pour 15 jours. Il n’y aura juste qu’un personnel minimum pour nettoyer les sanitaires et vider les poubelles. Et, Oliver, un employé du chantier qui vit sur son bateau, sait tout faire et sur qui on pourra compter en cas de problème. Le wifi reste actif, ouf ! Et ce matin, même, il marche plutôt mieux que d’habitude, on a France Inter sans coupures, ce qui est loin d’être le cas jusque là ! Alors hier, tout d’un coup, quand la décision a été prise, grande effervescence ! Dernières sorties de l’eau de bateaux qui étaient restés au mouillage, grand nettoyage des feuilles, dernière navette pour aller faire les courses … et pour nous achat vite de tout ce qui risquerait de nous manquer pour bricoler ! De la peinture, du white spirit, du scotch de masquage… on est paré ! Dans 15 jours, le bateau est tout neuf !

Surtout, je suis allée faire les courses avec la navette et c’est bon, on est prêts, le stock de bière est au maximum pour permettre de faire face … pas question de transformer ces 15 jours en traversée du désert ! Et, on sait jamais, ça peut peut être nous protéger, car ici. on ne trouve pas de gel hydro alcoolique.

Notre voisin écossais est parti jeudi avec un avion exceptionnel mis en place par British Airways pour évacuer les derniers anglais.

Son bateau a été déplacé après son départ, car il en avait marre de recevoir les feuilles des fromagers et ne voulait pas que son bateau soit recouvert pendant son absence.

Alors, maintenant, on est confinés et en plus. réellement confinés, tout seuls dans notre coin sur le chantier ! … et pour ceux qui connaissent le chantier, hein, Edouard et Odile, ce bel espace entre les bateaux, ce n’est pas usuel ici !

On s’est levé avec une petite pluie ce matin, il y a eu un peu de soleil , mais la pluie est de retour … la journée ne va pas être idéale pour la peinture !

Avec tout ça, la dérive n’est pas prête d’être faite !

Et puis, on a reçu la prolongation de notre visa, jusqu’au 23 juin. C’est bon, on est tranquilles, on ne sera pas, en plus, en situation irrégulière !

Mina, elle, a choisit le confinement sur notre couchette

Pour l’instant, tout va bien !

A suivre

Elle est bien faite la nature, qui nous fabrique des feuilles porteuses de messages

25 mars : les jours passent … mais ce sera quand la fin ?

La fin des travaux de la dérive …

La fin du confinement surtout …

Tout semble figé… et pourtant , on vit tranquillement dans notre petite île qu’est Princess Julia … les journées passent même trop vite et on ne voit presque personne !

Ça y est, Erick a fini la bande blanche …

La table est finie aussi !

Derniers tour de vis pour fixer les rebords en teck … Et on l’a retrouvée avec plaisir hier soir ! … ti punch pour fêter l’inauguration !

Les petites boites sont poncées, reste à finir de les passer à l’huile !

On fait des essais pour voir si ça sera pratique avec les mouvements du bateau en mer ! Erick fait très bien le roulis, même sans picoler … Et ça paraît super !

Erick, cet après midi a fait le gabarit de la tête de dérive.

Sinon, l’Ambassade nous a encore appelés pour prendre des nouvelles. Les services de l’immigration sont maintenant fermés, plus aucune entrée mais pas non plus de sorties, jusqu’à quand tout ça !?

Un bateau qui arrivait ce matin s’est vu refuser l’accès aux pontons et le bateau des gardes côtes l’a paraît il pris en remorque pour l’emmener ailleurs … les pauvres, s’ils arrivaient d’une traversée de l’Atlantique, fichu accueil !

Cet après midi, j’ai envoyé une demande de prolongation de nos visas qui expirent le 13 avril.

Les cas de covid-19 augmentent d’un coup brutalement sur l’île après le retour de trinidadais infectés … le gouvernement commence à demander aux gens de se confiner … pour l’instant, sur le chantier, les gens continuent à venir travailler.

Sinon, c’est un peu comme l’automne, les fromagers à côté du bateau perdent leurs feuilles, bientôt il n’y en aura plus … une pluie de feuilles s’abat continuellement sur le bateau, ça occupe le temps de les passer par dessus bord !

Il fait chaud, souvent nuages et soleil se succèdent, mais les soirées tièdes sont agréables.

Tout va bien … pourvu que ça dure .

A suivre

Un des macarons faits par Yvanna, la manager franco belge adorable du chantier.

Une source inépuisable de renseignements cette Yvanna … et toujours disponible, souriante, un plaisir. Zut, on avait déjà dégusté tous les macarons quand je me suis-je décédée àpà prendre une photo … et en plus, le seul qui restait, je l’ai abîmé.. mais il est beau malgré tout. . Parfum lavande, délicieux !

23 mars : confinement ?

Maintenant, on est bloqués par le confinement ! … mais comme ça fait 2mois et demi qu’on est bloqués ici, on ne voit pas trop la différence ! … et le confinement ici, on aurait pu trouver pire endroit pour vivre cette expérience d’enfermement ! …d’ailleurs ici, ça vit comme si de rien n’était ou presque. Un peu moins de gens au boulot peut-être, certains avec un masque sur le nez.

Nous, on est à l’écart … on parle à peu de personnes et de loin !

Et on bricole ! Le confinement est productif ! …

La table est bientôt terminée … la bande blanche sur la coque, côté tribord également.

Il me reste à poncer et passer à l’huile de teck les petites « boites-plateaux » qu’on a fait faire pour ne plus voir la vaisselle s’échapper un peu partout, n’importe comment , quand on veut manger en mer, malgré les plateaux anti dérapants qu’on avait ! Là, au moins, les bords seront plus efficaces ! Et elles sont trop mignonnes ces boites ! Et elles s’empilent pour prendre moins de place !

On a reçu ce matin, un message de l’Ambassade de France, basée à Sainte Lucie, nous demandant des nouvelles … et maintenant un coup de téléphone de l’ambassade de France à Port of Spain… c’est sympa et rassurant !

Mina prend la ligne à force de crapahuter dans les environs du bateau. C’est pas elle qui va se plaindre que les travaux de la dérive mettent trop longtemps. Dans une semaine, elle aura 12 ans !

Tout va bien … si ce n’est que, c’est trop bête, il n’y avait que 9 cas de covid19 sur l’île et après le retour d’un bateau de croisière partit vers la Martinique, un cas est apparu parmi les passagers débarqués… ils ont testé les autres passagers et c’est 45 nouveaux cas, 50 hier soir qui sont déclarés. C’est vraiment pas malin.

Il va falloir être vigilant dans notre confinement pas confiné.

Mais donc, cependant, tout va bien !

A suivre !

20 mars : les photos !

C’est quoi ça, les photos sont restées en rade ! Allez , j’espère que cette fois ci , elles vont partir, ce serait bête que vous ne connaissiez pas Jennifer .

Et puis, l’autre à la fin, c’était juste la photo de la baie devant le chantier , mercredi soir.

Pour nous , la journée commence. Petit-déjeuner avec France Inter, en fond sonore, pour les informations de midi et surtout la chronique de Tanguy Pastureau à 12h10 ! …

Après, on s’y met, petit tour chez Lincoln d’abord et puis peinture après, pour le reste de la journée !

On annonce que le confinement va durer 6 semaines de plus, ça ne va pas être facile !

Bon courage

19 mars : 📣ce n’est 🎶qu’un début…

Continuons 🎶le … pas exactement un combat mais une longue longue empoignade pour finir par parvenir enfin, aujourd’hui, à voir le début de ce qui pourrait être la future dérive !

On est allé voir le gabarit qu’a fait Lincoln, à partir des couples faits par Erick. Bon, on ne voit pas grand chose sur la photo mais, c’est pour ainsi dire parfait, une ou deux retouches à revoir.

Ce sera pour demain, aujourd’hui, il n’était pas là ! et ça pourra commencer ! On 🤞 en espérant que ce soit vrai !

Aujourd’hui, on n’a vu que Jennifer, la secrétaire, très sympa, décontractée, rigolote .

Des petites bouclettes adorables d’un beau rose, toujours assorties à ses vêtements.

Sinon, bricolage encore ! On s’est attaqué à la table du cockpit qui était plutôt tristounette et était comme avant qu’on achète le bateau. Bon, il y a encore du boulot !

Courses pour moi aujourd’hui ! Jusqu’au super marché a l’entrée de Port of Spain. La navette du chantier, un mini bus pour 9 personnes, pour moi toute seule ! … c’est dire s’il y a peu de monde sur le chantier en ce moment… toujours pas de confinement imposé ici pour l’instant, les mesures de protection à prendre, distance de 1 mètre à respecter … etc. A l’entrée du super marché, il y a une nana qui passe la poignée du chariot au gel hydro alcoolique avant qu’ on le prenne !

Quelle folie cette cochonnerie de virus, vivement que ce soit fini.

Allez, protégez vous bien, tous.

A suivre,

15 mars : week-end grand calme

2 cas de coronavirus samedi soir à Trinidad, il y en aurait 3 ce soir, d’après internet.

Est ce à cause de ça et des mesures prises immédiatement dès le 1er cas de fermer écoles, universités, et certains lieux publiques, mais c’est hyper calme.

Le chantier est désert., habituellement il y a une cavalcade continue de voitures qui vont et viennent pour aller au Zanzibar, le bar-restaurant du chantier, mais là, grand calme, bien que ce soit ouvert.

A coté du chantier, il y a un bateau qui fait boite de nuit et emmène, jusqu’à une baie un peu plus loin, les gens, chaque soir, en fin de semaine et l’après midi le dimanche , danser, dans une énorme cacophonie de musique … et là, ouf, grand silence !

Ça fait du bien aux oreilles !

Alors ça a a été un dimanche très tranquille ! Temps un peu gris, ce soir il fait même frais et j’ai mis, pour la première fois depuis les Canaries, un tee-shirt à manches longues ! … rien ne va plus !

Dommage, je n’ai pas de photo, mais hier, il m’est arrivé un drôle de truc ! Je descendais du bateau … au moment de prendre l’échelle, quand j’étais sur la jupe arrière du bateau, je sens un truc qui me frôle le bras … et puis j’entends un gros ploc comme le bruit d’un sac qu’on aurait laissé tomber. Je regarde en bas, c’était un gros iguane vert qui venait de se laisser tomber de l’arbre juste au dessus et qui , après un moment à nous regarder, un peu sonné, s’est vite carapaté pour se cacher dans les belles racines du fromager ! Je l’avais déjà vu se balader en bas dans le fossé qui longe le bateau, mais là, il exagère un peu ! Pas le temps de faire une photo, mais Erick n’en revenait pas de voir la bête ! Un peu plus je le prenais sur la tête ! Et quand on voit le truc, au moins 50 cm de long et de belles griffes , ça ne donne pas envie et laisse une petite crainte rétrospective ! Maintenant, je regarde au-dessus avant de descendre !

Erick l’a vu tout à l’heure, posé sur une branche, pas loin, mais le temps que je prenne le téléphone pour le photographier, il était parti ! …

Et ce soir, Ginette, la canadienne, nous racontait que lundi dernier, quand on était à Caroni, un singe est passé près de leur bateau, ils l’ont chassé en faisant du bruit … et le singe s’est réfugié en montant sur notre bateau ! … heureusement, on n’a pas vu trace de son passage, car des fois, ils dévastent tout … sans doute il n’a fait qu’une visite rapide … et Mina ne nous a rien raconté ! …

Voilà … pourvu que demain, Lincoln ne nous dise pas qu’avec la crise sanitaire, ils ne peuvent plus travailler et faire la dérive.

Ce serait dommage maintenant qu’Erick a fait les beaux couples pour former les tôles !

A suivre

13 mars : 2 mois qu’on est là !

Et pourtant , on ne voit pas le temps passer ! … message aujourd’hui de la secrétaire de Lincoln, ils ont le matériel, il doit venir nous voir pour qu’on finalise le travail à faire.

Erick a préparé les profils pour permettre de plier les tôles

Maintenant, ça devrait bientôt commencer 🤞

Sinon, le 1er cas de coronavirus est déclaré à Trinidad. On croyait qu’il ne trouverait pas l’île, pas de chance ! … pour l’instant, on n’a pas entendu parler de mesures prises …en attendant, on se lave les mains ! …

A suivre !

11 mars : interlude de 3 jours …

Samedi matin, on a loué une voiture avec l’équipage d’Anka, les bretons du tee-shirt noir au carnaval .

Une vieille Nissan pourrie, avec 220 000 km au compteur, difficile de l’abîmer plus !

Alors, 3 jours de vacances, à aller découvrir tous les 4, ce qui se passe au-delà du chantier ! Et surtout découvrir l’ile … un peu sidérés déjà par l’état du réseau routier ! Des trous, parfois énormes tout le long des routes que nous prenons, ça demande une attention de tous les instants. Et on tape le bas de caisse continuellement.

En plus, comme ils conduisent comme des malades, il faut encore plus de vigilance ! … et il faut s’adapter à la conduite à gauche et à la boite automatique. ! Le tout dans un bruit de musique à fond qui s’échappe de beaucoup de voitures ! Pfff, ce n’est pas de tout repos !

Première balade, donc, samedi, pour aller voir le nord de l’île et le phare tout à la pointe nord est. Rien l’inoubliable pour ce premier jour !

3 heures pour sortir de Port of Spain et de la ribambelle interminable de petites villes qui se succèdent à touche touche sur une trentaine de kilomètres, dans une effervescence pas croyable de voitures, de klaxons, de cris en tout genre, de poussière. Épuisant !

Arima, et puis au bout de nombreux virages, trous, dans une nature un peu tristounette, gâchée par des constructions éparpillées plutôt déglinguées, on arrive sur la côte est, qu’on a longée en remontant vers le nord. Des jolies plages de temps en temps, qu’on aperçoit au milieu des arbres.

Un arrêt enfin, à 14h30, dans un petit village pour boire une bière bien venue avec , comme on trouve ici, ce qu’on appelle les rotis, c’est à dire un plat dans un boîte en polystyrène … Tous le même choix, porc en sauce … avec du riz et une purées d’épinards pour Claire et moi, avec des frites bien sûr pour Michel et Erick ! Et c’était bien bon !

Bon, il faut reprendre la route vers Toco et la Galera Point, là où l’océan Atlantique rencontre la mer des Caraïbes. Belle vue sur la mer , des sérieux remous , et c’est sympa de se dire que c’est par là qu’on est arrivés !

Dommage, la zone de pique-nique qui a été aménagée au pied du phare est complètement démolie, tout est cassé, les tables, les bancs, les blocs sanitaires et ça donne une sensation un peu démoralisante !

Rapide balade à pieds le long de la falaise

Et oups, il est 15h30 et il faut vite rentrer car la conduite de nuit sur ces routes défoncées doit être éprouvante ! Heureusement, on arrive à rejoindre « l’autoroute  » qui n’a rien d’une autoroute comme on connait mais au moins elle est presque bien goudronnée. Il fait bien nuit quand on arrive à Port of Spain et au chantier et on est lessivés !

Dimanche, direction la réserve des oiseaux de Caroni , belle balade en perspective dans les marais et observation des oiseaux… zut, c’est malin, c’est fermé le dimanche ! … changement de programme, ce sera pour demain et on va à Waterloo, sur la côte ouest, petite ville au milieu d’une région habitée par les indiens, les indiens hindous pas ceux avec des plumes sur la tête. Après l’abolition de l’esclavage, les anglais on importé au moins 150 000 bengalis pour avoir une main d’oeuvres pas chère.

Très compliqué pour trouver cette ville. Aucune indication , on se paume plusieurs fois dans des petites routes qui ne mènent nulle part ou pas là où on veut !

Enfin, après avoir demandé notre chemin plusieurs fois, après une magnifique route bordée de palmiers immenses, on arrive !

Pas de panneau pour indiquer la ville bien sûr., mais malgré le nom très british, on est en pleine zone vindaloo !

Et au bout d’une très longue rue qui serpente entre des maisons colorées, on arrive à la mer et au temple sur la mer qu’on voulait voir !

Ouf ! Belle aire de pique-nique sous les arbres, heureusement que j’avais prévu des sandwichs car le dimanche , rien n’est ouvert.

L’histoire de ce temple est pas croyable ! Il a été construit par un fermier indien très pieux, Seeda Sadhu, a la fin des années 1940, qui pour prouver sa foi, honorer ses dieux, voulait construire ce temple de ses propres mains, sur la plage de Waterloo. Quand il a été presque terminé, les propriétaires britanniques , considérant que la terre où il était implanté appartenait à des capitaux britanniques investis dans la canne à Sucre, on fait raser au bulldozer la construction presque terminée.

Seeda Sadhu ne s’est pas laissé abattre et pendant 40 ans, puisqu’on lui refusait de construire là où il n’avait pas de droit de propriété, il a décidé de bâtir son temple en gagnant du terrain sur la mer qui n’appartient à personne … et il a transporté avec son vélo, graviers , sable, rochers pour faire une digue, emportée régulièrement par la mer et y construire son temple. Finalement, en 1995, pour fêter le 150ème anniversaire de l’arrivée des premiers indiens bengalis à Trinidad, le Conseil national de la culture indienne a décidé de lui donner un coup de pouce et a terminé le temple qui sert maintenant à des services religieux chaque dimanche, et où les gens viennent faire des offrandes.

A côté, il y a même une zone dédiée à la crémation et c’était très émouvant de voir les restes d’un bucher récent continuer à brûler.

C’était un bien bon moment de découvrir cet endroit apaisant.

Au retour, arrêt près d’un immense temple rose dominé par une statue de 26 mètres de haut en l’honneur au dieu Hanuman, le roi des singes. Impressionnant …

Et puis, retour « à la maison » après un arrêt pour faire les courses au super marché, ils sont tous ouverts eux, même le dimanche !

Et lundi, réserve des oiseaux donc dans les marais de Caroni , une immense mangrove sur l’estuaire de la rivière Caroni, là où elle se jette dans le golfe de Paria … et surtout, à 16h , balade en barque dans les marais, jusqu’à 18h30, pour voir, à l’heure du coucher du soleil, le retour des ibis flamboyants qui chaque jour, partent passer la journée au Venezuela, et reviennent le soir, passer la nuit dans les marais.

Et cette promenade en barque, c’était un vrai bonheur, dans le calme de ce paysage magnifique. Le marais Poitevin en taille XXL.

Et le spectacle des ibis rouge flamboyant, qui reviennent en vols successifs pour se poser sur les arbres bien vert ! Chaque vol nous arrachait des ah et des oh, comme si on avait été à un feu d’artifice et ça dure une bonne demie heure ! Trop beau !

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Au début, l’île est verte , a la fin elle est toute piquettée de rouge !

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Bon, faut grossir pour voir !

Beau moment ! … et retour dans la nuit mais heureusement par l’autoroute.

Hier matin, on a rapporté la voiture, un peu soulagés de s’en débarrasser sans avoir eu d’accident !

Et voilà, on a repris nos habitudes de bricolage ! Le berceau en inox du groupe électrogène qui s’était déssoudé a été réparé et Erick a pu le remonter. Aujourd’hui, peinture de la bande blanche bâbord. Et c’est tout beau tout propre !

Les travaux pour la dérive semblent se préciser. Les recherches pour trouver les tôles sont presque terminées, ne reste plus qu’une épaisseur à trouver . On reprend espoir !

Claire et Michel doivent partir cet après midi vers la Martinique.

Et voilà ! A suivre alors !

Une chatte et ses 3 chatons, à côté de l’embarcadère pour la visite de la mangrove … adorable !

5 mars : on en est où !

Hier, mercredi, enfin on voit Lincoln … toujours fiévreux il doit porter un masque… des analyses sont en cours pour tester un coronavirus possible… alors il n’est pas de bonne humeur ! Et comme on ne comprend déjà pas trop bien son anglais normalement, là, avec le masque, on comprend encore moins ! … ce qu’on comprend, c’est qu’il s’est passé quelque chose et qu’il ne veut plus faire la dérive ! Nicolas, le manager du chantier Peake, était passé nous voir vendredi soir, un peu mécontent, on ne savait trop pourquoi … il ne comprenait pas pourquoi les travaux n’étaient pas commencés… ni pourquoi on n’avait pas encore le 2ème devis. Il est partit en disant « je vais téléphoner à Lincoln » … bon, apparemment, il avait téléphoné et Lincoln n’était pas content ! Et il ne voulait plus faire le boulot ! … il a fallu qu’on s’explique pendant un bon moment pour le faire revenir en arrière ! … mais tout d’un coup, il n’était pas sûr de pouvoir avoir le matériel pour faire le travail et il fallait qu’il se rapproche de ses fournisseurs avant qu’il puisse nous donner une réponse !. On était mercredi soir complètement découragés ! … et puis, aujourd’hui, la secrétaire nous a dit qu’ils recherchaient toujours le matériel.

On a vu Marc, par qui on devait avoir le 2ème devis, pour qu’il nous explique ce qu’on ne comprenait pas … lui en colère que nous n’ayons toujours pas ce devis. Finalement, à 14h, on avait le devis, 400 € de moins que celui de Lincoln.

Nicolas de Peake est venu nous voir pour essayer de s’expliquer sur la situation, car aucun des 2 soudeurs ne voulait plus intervenir à cause de son coup de téléphone. C’est malin !

Bon, ce soir , on en est là !

Nous, on préférerait que ce soit Lincoln qui intervienne. On va retourner le voir demain …

Donc, rien n’est gagné ! …

Ce soir, pour se remonter le moral, concert de musique américaine… 2 chanteurs , musique country et un peu de tout, Bob Dylan, Franck Sinatra, Johnny Cash, Bruce Springfield

C’est plutôt bien … on est avec les 2 canadiens dont le bateau est presque à côté du nôtre … Valois et Ginette. Valois ! Faut être canadien pour s’appeler comme ça !

Vivement demain qu’on voit comment ça évolue ! .. on commence à être un peu lassés !

Bon, le lendemain, maintenant, aujourd’hui vendredi 6, pas d’évolution pour l’instant … il n’est que 10 heures. On a envoyé un e.mail a Lincoln… on attend ! Et on bricole !

A suivre !

Il faut lire le petit écriteau à gauche ! … Photo envoyée par un voisin bien sympa de Gradignan !