La Martinique retrouvée depuis hier après midi … et notre retour des Grenadines à Caritan change à peine du retour précédent ! … il est dit qu’ici, on doit arriver et mouiller sous voiles !
Bon, mais on reprend où on en était ! Lundi soir, Mayreau … Philippe, son fils Arnaud et « l’Air du Temps » sont bien arrivés quand je redescends du village. Erick à réussi à redémarrer le moteur de l’annexe, il est entrain de parler avec Philippe et Arnaud. Il vient me chercher au ponton et on repasse voir L’air du Temps pour que je leurs dise bonjour.
Philippe et Arnaud sont arrivés avec des langoustes qu’ils ont achetées le matin avant de quitter Canouan. Ce soir, ce sera donc barbecue sur la plage ! … il y a des installations pour de grandes barbecue’s party quand il y a des bateaux de croisières qui passent… Alors super tout est à disposition , le barbecue immense et des tables … et on va passer une soirée bien agréable.

Mardi matin, le vent est à nouveau, comme hier, presque sage alors finalement on décide d’y aller … après un café pour les uns, ou roibos pour les autres, petit déjeuner rapide avec Philippe et Arnaud sur Princess Julia pour se dire au revoir. Direction Bequia.
Navigation très agréable avec tout de même 2 ris dans la grand voile et le génois enroulé. On arrive pile poil à temps pour mouiller, ranger tout et aller , avant la fermeture, à l’immigration, faire la clearance.
Dernière soirée au Maria’s Cafe. Dernière Hairoun, la bière locale, avec toujours le même beau coucher de soleil.

Mercredi matin, on part à 6 heures du matin pour remonter vers … là où on pourra ! Le vent fort est de retour, avec une mer plutôt agitée. Princess Julia remonte avec énergie dans un long bord qui nous éloigne vers le large de notre route directe vers le nord. On choisit de s’arrêter aux 2 Pitons, sur Sainte Lucie. Ça veut dire un autre bord dans l’autre sens pour revenir vers la côte… et après, il suffit de passer entre les 2 canines qui se dressent devant nous, avant d’entrer dans la baie.

Elle est trop belle, bien emmitouflée au milieu de hauteurs verdoyantes et sauvages.

Un Boy Boat nous attend pour nous amarrer à une bouée. Ici, c’est un parc naturel sous marin alors il faut être sur bouée. De toutes façons, ce n’est pas plus mal vue la profondeur brutale des fonds dès qu’on quitte le rivage. On est à la bouée la plus éloignée du petit village et c’est drôlement bien car nous sommes dans un univers tout vert.


Snorkelling dès notre arrivée avant la tombée du jour. C’est un magnifique aquarium plein de couleurs , de gorgones énormes, de bancs de poissons virevoltants. Un régal.

Et la nuit sera bien tranquille . Enfin un endroit sans vent.
On repart à 6 heures du matin comme d’habitude, on quitte la bouée sous voile pour le plaisir du calme, mais il faut vite mettre le moteur si on veut arriver au Marin ce soir ! … on longe Sainte Lucie en se régalant du paysage … jusqu’à ce que tout d’un coup, le moteur se mette à faire un bruit d’enfer … il s’emballe, monte à 4000 tours minutes. Erick est vite en bas pour voir ce qui se passe, impossible d’arrêter le moteur … pendant que moi, dehors, je hurle « éteints le moteur, éteints le moteur ! » , l’arrière du bateau est enveloppé d’un nuage épais de fumée et donne l’impression que le bateau va s’enflammer. L’horreur ! Surtout pour moi qui ait une peur panique du feu !
Finalement, Erick parvient à éteindre le moteur en coupant l’arrivée de gaz oil. Même avec l’étouffoir qui permet normalement d’éteindre en coupant l’arrivée d’air, pas moyen de l’arrêter ce satané moteur. Bon tout va bien, le moteur est brûlant… juste maintenant, il va nous falloir retrouver un peu de vent. On va le chercher un peu plus au large et heureusement, le vent se lève d’un coup. Un peu trop fort même ! 28-30 nœuds et surtout une mer forte, courte, des vagues serrées abruptes. La remontée est secouée, surtout dans le canal entre Sainte Lucie et la Martinique. Mais Erick barre pour remonter au mieux et arriver le plus près possible de l’entrée de la baie. On fait beaucoup mieux que la dernière fois et on arrive loin du Diamant cette fois ci ! … à la moitié entre le Diamant et le Marin. On va jusqu’à presque la plage, virement de bord jusqu’à aller presque à la Grande Saline et re virement de bord qui nous fait entrer plutôt bien dans la baie. Dommage, là, le vent change un peu de direction bien sûr et ne nous permet pas d’aller aussi bien que nous aurions voulu dans le mouillage. Petits bords sous grand voile et un petit bout de génois et finalement on mouille plutôt bien, presque là où on se met habituellement. Mais quel stress !
On appelle Didier, le mécanicien qui nous a réparé l’inverseur (on l’avait appelé le matin, grâce à l’iridium, pour lui raconter ce qui nous arrivait. Il nous avait dit de l’appeler dès notre arrivée. )
Il est venu immédiatement voir le moteur. Le diagnostic qu’il avait fait se révèle juste, le gaz oil passe dans l’huile et il y a ainsi beaucoup trop d’huile ce qui ne lui plaît pas du tout au moteur.
Vidange complète, il remet de l’huile toute neuve. Le moteur repart au quart de tour. Il nous reste à lever l’ancre pour aller mouiller à côté de sa plate forme atelier. Ouf, on y arrive juste à la tombée de la nuit. Il y a un vent très fort toujours, c’est épuisant. Nuit un peu inquiète, on a peur que l’ancre ne tienne pas … mais tout va bien, le matin on est toujours au même endroit !



Nous reste à attendre maintenant que Didier puisse venir réparer.
Erick met l’annexe à l’eau, pour aller chercher de l’eau à la Marina, mais le moteur une nouvelle fois s’arrête et il doit revenir à la rame. J’appelle Pierre, un mécano spécialisé dans les hors bords qu’on avait vu quand il avait réparé le hors bord de Gildas, au printemps dernier. Il réponds immédiatement, il peut venir mais il faut aller le chercher au ponton, son annexe est en rade ! Ah bonne idée, on fait comment ! 😂 Alors re bidouillage d’Erick.. le moteur repart. Il va jusqu’à la Marina sans problème, fait le plein d’eau des jerricans et achète un produit qu’on met dans l’essence et nettoie le carburateur… et depuis, 🤞🤞🤞 le moteur marche bien ! Pourvu que ça dure ! Comme ça, hier après midi, on a pu aller faire les courses. Urgence absolue, il n’y avait plus de sachet repas pour Mina ! Et le soir, lui donner des croquettes, ça ne marche pas du tout ! « Et quoi, elle nous dit, les croquettes c’est le matin pas le soir, non mais » et elle attend à côté de sa gamelle !
Ce soir, Didier est passé au bateau pour nous dire qu’il viendrait demain matin.
Bon, je termine mon message, on est le lendemain, samedi 26… il est 10h35, il n’est toujours pas là , il est parti en trombe faire un dépannage !

A suivre ! … il est 11 heures, il vient d’arriver … super !🍀
