11 décembre : enfin dans l’eau !

Depuis hier midi on flotte ! … et c’est un grand plaisir. Finie la fournaise du chantier sale et bruyant. On est ventilés par un bon vent qui nous rafraîchit et fait tourner l’éolienne pour nous produire du courant. On peut se baigner et ça c’est un régal ! Fraîche quand on se met dedans, elle paraît vite très bonne après.

Mais pour arriver à ça, la matinée d’hier a été plutôt stressante ! … d’abord, Mina, encore une fois avait dû comprendre ce qu’on dit et dès le petit déjeuner, pfffttt, elle a disparu ! … de temps en temps, on la voyait se faufiler à distance, entre les bateaux.

Et puis enfin, elle s’est couchée sous un bateau, à l’ombre, elle m’a laissée l’approcher sans se sauver et ouf, j’ai pu l’attraper ! Direction le bateau, enfermée, pour une première étape dans la coursive ! Il était 9 heures, il fallait attendre jusqu’à 11 heures, heure prévue au planning pour la mise à l’eau.

Après, il y a eu les retards habituels ! La lenteur tranquille … le temps qui passe en discussions interminables car ils ont un peu raclé la coque d’un bateau en le sortant ! Un beau cata . Heureusement, les mecs étaient plutôt sympa.

Enfin, 11h30 c’est notre tour ! Ils viennent chercher Princess Julia avec le travel lift , mais c’était clair qu’il n’y avait pas l’espace suffisant pour manœuvrer et sortir le bateau ! Bon il a fallu aller chercher le chariot qui permet de juste le soulever, l’extraire de la rangée de bateaux où elle était la Princess et la transporter dans l’allée où là, le travel lift pouvait la récupérer.

J’avais pris Mina avec moi dans son sac. La pauvre, il faisait super chaud.

Un dernier coup d’antifouling sur la dérive qu’on pouvait descendre maintenant qu’on était en l’air, à l’emplacement des patins qui soutenaient le bateau et plouf, à l’eau.

Le moteur a démarré tout de suite, en fumant beaucoup pour protester cependant … et en route vers le ponton du gaz oil de la Marina pour aller faire le plein d’eau douce puisqu’au chantier , on n’avait pas l’eau.

Zut, pas de chance, on est arrivé pile à 13h à l’heure où ils ferment ! … sympa, ils nous ont tout de même branché le tuyau d’eau, on pouvait faire le plein et on paierai à leur retour à 15h.

On a tellement bien fait le plein qu’on a commencé à remplir le bateau ! C’est un problème qui nous avait intrigué depuis déjà un petit moment, la présence d’eau douce dans les fonds. Là, c’était clair qu’elle arrivait au moment du remplissage ! … alors on a passé un bon bout de temps à pomper, de vrais Schaddocks ! … pfff, juste le temps d’avaler nos œufs au plat, et les mecs étaient déjà de retour ! On n’avait pas eu le temps de s’ennuyer !

Et direction le mouillage de Caritan pour retrouver presque notre place du printemps !

Première soirée vite passée, premier coucher de soleil avec le Diamant au fond, caché derrière les bateaux. A 7 heures, on était au lit, crevés !

Presque une grasse matinée ce matin ! Pas de bruit comme au chantier où dès 5 heures, les bip bip des camions nous réveillent.

Journée tranquille à apprécier le temps qui passe comme une journée de vacances !

On a fêté ça à midi ! Pastis, comme si on était dimanche !

Cet après-midi, une fois l’annexe équipée du moteur, petit tour à terre pour aller faire la balade jusqu’à Sainte Anne et faire quelques provisions de frais.

Et voilà, deuxième soirée tranquille. La nuit est douce, rien à voir avec les soirées chaudes du chantier où le goudron nous redonnait, toute la nuit, la chaleur accumulée de la journée. Et surtout, pas de moustiques !

Ce repos aujourd’hui, c’était un vrai bonheur, on ne savait pas qu’on était aussi fatigués Même Mina à trouvé ça trop bien !

Demain matin, on espère qu’il y aura un peu moins de vent pour pouvoir mettre le génois !

Bon, le chantier, il y a eu tout de même de bons moments grâce aux discussions avec notre voisin, vous vous rappelez le Pic vert furieux.

Il en est à l’étape où il faut mettre en peinture. Après de longues hésitations il s’est décidé à prévoir une tente car il y a chaque jour des petits grains imprévisibles qui vous saccagent une peinture fraiche en moins de 2 ! Et ça n’a pas été simple la construction de la tente. Ils n’étaient pas trop de deux !

Une chance un voisin pareil !

Allez, à suivre ! On reste encore ici demain et lundi on part vers l’Anse Noire.