23 juillet : des plus et des moins pour faire une vie !

Un grand plus, qui a résolu toutes les inquiétudes des mois passés : ça y est, la dérive est finie et livrée ! … incroyable que ça finisse par arriver !

Vendredi soir quand elle était presque finie tout le monde dans l’atelier était content, Lincoln surtout qui semblait libéré d’un grand poids !

Ne restait plus qu’à faire le trou pour pouvoir la remplir de sable et lundi matin, c’était la livraison !

Il a fallu faire lever le bateau pour pouvoir la glisser dessous et l’essayer !

Et elle va parfaitement ! Les dimensions sont pile poil ce qu’il fallait et surtout, le trou pour mettre l’axe est bien aligné et permet de mettre celui ci sans difficulté !

On est heureux ! Même s’il a fallu pour la payer vendre les derniers « bijoux de famille » ! Heureusement , notre sponsor préféré a encore mis la main à la poche et c’est une grande aide, merci à vous deux !

Maintenant, il reste à la poncer, la passer à l’acide, puis plusieurs couches l’epoxy et peinture !

Déjà, on l’a rempli de sable, on avait même des esclaves pour le faire !

3 sacs de 40 kg finalement , ça fait qu’elle fait 220 kg.

Donc, tout ça, ce sera quelques jours de travail pour Erick !

Heureusement, ça va l’occuper ! Car, il y a un grand moins, il va se retrouver tout seul, je prends l’avion, samedi, à 2h50 du matin, pour Amsterdam … toujours la même compagnie pétrolière qui rapatrie chaque mois une partie de son équipage. En ce moment, pas d’autre moyen de s’échapper d’ici et pourtant le prix est dissuasif.

Mais, le temps loin de ceux que j’aime m’était trop pesant … et des soucis avec ma carte bancaire qui a été piratée et bloquée ont fini par me faire décider de revenir en France.

Pas facile de laisser derrière moi, Erick, ma Mina, les chats n’étant pas autorisés sur ce vol, et la vie que j’aime tellement sur Princess Julia.

Ce matin, depuis le temps qu’on voulait aller faire cette balade et que nous ne trouvions jamais le temps, à cause des visites quotidiennes pour voir le chantier de la dérive, nous sommes enfin allés voir « Edith falls », la cascade Edith … un vrai plaisir ce grand bain dans une forêt luxuriante, pleine de bruits d’oiseaux .

Dommage, on n’a pas vu de singes comme on l’espérait, mais on a vu du vert, on a écouté la forêt, on est sorti du chantier !

L’horizon s’obscurcit un peu, 2 cas de covid19 viennent de se déclarer et les règles de vigilance doivent s’appliquer de plus belle. Et puis, le cyclone Gonzalo déclenche beaucoup d’inquiétudes, car il a un comportement assez inhabituel et semble se diriger vers Trinidad et le sud des Caraibes au lieu de remonter vers le nord après sa traversée de l’Atlantique. Il devrait arriver samedi après-midi … on verra bien ce qu’il va faire !

En fin de matinée, papiers à l’immigration pour régulariser mon départ, démarche longues, interminables, avec la mauvaise humeur évidente des types derrière le comptoir qui ne font aucun effort pour parler un anglais compréhensible et pour finir par repartir sans même un tampon sur mon passeport !

Au moins ça m’a permis de voir une dernière fois, la vue depuis le fond de la baie.

Dernières heures ici, ça fait drôle !

A suivre !