5 octobre : Punta de Teno

On est arrivé en début d’après midi, après avoir longé les falaises, et on se sentait bien petits là, au pied.

Un peu de vent en arrivant … nous n’en avions pas eu depuis la traversée entre Gran Canaria et Tenerife, alors on avait perdu l’habitude !.

Mouillage dans la petite baie au pied du phare … et le vent est monté régulièrement et maintenant, depuis plusieurs heures, il oscille entre presque rien et de violentes rafales bien soutenues qui montent, 20, 25, 30 , 36 noeuds… l’éolienne tourne comme une folle avec un bruit d’avion.

On regarde avec envie la terre où on aimerait bien aller marcher, jusqu’au phare ! …. et voilà ! Pourvu que ça diminue … et s’il existe un Dieu, s’il vous plaît, vite ! …

Sinon, hier, une belle journée qui s’est finie bizarrement et nous a un peu secoués.

On est allé à terre vers 16h.

Longue promenade le long de la côte. Ils sont forts ces espagnols pour faire de longues et belles esplanades pour permettre de déambuler le soir ! … ça se poursuivait par un petit chemin le long de la côte de roches noires très déchiquetées. On espérait toujours voir de plus près les falaises. Mais, a un moment, on a dû rebrousser chemin . On aura au moins vu les bananeraies de plus près

Au retour, sur la plage, il y avait 2 gardes civils qui semblaient interroger des jeunes. Alors on a regardé ça un peu intrigués, pour suivre un peu l’affaire, on s’est mis à une terrasse de café ! Une petite pression un samedi soir , c’est pas si mal ! … il y avait un drôle de campement qui avait été installé sur la plage avec des transats recouverts de bâches … bizarres, mais on ne comprenait rien … les flics avaient l’air de faire des investigations, les mains gantées. Bon, finalement, en revenant au bateau, on s’est arrêté un peu, appuyés sur la rambarde, en disant « Il a dû se passer quelque chose » … et une jeune femme à côté de nous, nous dit, en français, « oui, il s’est passé quelque chose, c’est ma belle soeur qui est morte, d’une crise cardiaque  » … on a parlé un moment avec elle… la pauvre, pas facile à vivre . Elle était en vacances chez sa belle soeur, une espagnole, 54 ans. Tout allait bien, elle venaient de se baigner et en remontant de l’eau, pof, elle s’est écroulée, arrêt du coeur d’un coup. Ça nous a complètement retourné.

Bon, le vent continue …

À suivre, si on ne s’envole pas !

Pas de photos, il n’y a pas moyen de les télécharger, c’est vrai que la connexion est très faiblarde. Ce sera pour plus tard !