On continue notre lente progression, le long de la côte, en direction de Garachico.
Nous aimerions y arriver mardi, les prévisions météo semblent bonnes avec pas trop de vent, la marée haute en fin de matinée, tout semble réuni pour cette entrée de port connue comme pouvant être difficile , à cause de la houle, dès qu’ il y a du vent.
Ce matin, on a laissé le petit mouillage bien sympa d’El Puertito, avec le regret de n’avoir pas vu le café ouvert, là, juste face à la plage. Il avait l’air pourtant bien accueillant, mais dommage, fermé pour cause de muerte de la Mama.
Zut, pas de chance pour elle … et pour nous aussi ! Ils n’y en a pas beaucoup des cafés qui donnent envie ! Et Erick rêve d’une pression !
Avant de partir, il a fallu d’abord relever le mouillage arrière… mètre par mètre en s’aidant du winch. Et puis, enfin, l’ancre remontée, on veut mettre le moteur et là… rien … comme si les batteries étaient déchargées … ou le démarreur en panne. Bon … il faut vider le coffre arrière, en sortir le groupe électrogène… pas de résultat immédiatement, et finalement, on n’a pas su si, quand il s’est décidé à repartir, quelques 3 ou 4 minutes après, c’était grâce à l’énergie apportée par le groupe ou grâce aux mignons petits coups de marteau qu’Erick a donné sur le démarreur … ouf, l’essentiel, c’est qu’ il a démarré !.
Arrêt 5 milles plus loin, devant le petit port de Puerto San Juan. Pittoresque petit port de pêche qu’ ils disent sur le bouquin. Vu du mouillage, çà fait déjà belle petite ville. De beaux bateaux de pêche le long de l’unique quai au pied de la digue, des bateaux comme ceux qu’ on voit dans le pays basque, avec de belles étraves hautes et tulipées.

Mais pas de place pour les voiliers de passage. La petite baie derrière la digue est pleine de corps morts occupés par des petites vedettes locales, un cata et un voilier d’une association de voile qui appartiennent à des gens d’ici et voilà ! On est mouillé juste à la sortie du port, une petite jetée de blocs de béton nous sépare de la plage. On a mis encore une fois, une ancre à l’arrière pour être face à la houle… et c’était super confortable, jusqu’à il y a une heure où d’un coup, le vent s’est levé et amène avec lui un bon clapot. On voulait aller à terre, c’est partie remise !
On a mis, comme à El Puertito un orin (une petite bouée attachée sur l’ancre qui permet de la relever si elle se coince dans des rochers ou des filins quand on est dans un port. En plus, elle est toute mignonne notre petite bouée, toute ronde, jaune, achetée quand nous étions au mouillage à l’île d’Aran, alors, on y tient ! . . Et là, à El Puertito, pas croyable, les mecs qui sortaient avec leur petite barque de pêche, il fallait qu’ ils fassent un détour pour aller tirer dessus pour voir s’ils ne pouvaient pas l’emporter !… non mais ! Il fallait qu’ on aboie pour la protéger !… ici, on ne la voit plus, on espère que c’est parce qu’ elle est entre 2 eaux, car il y a plus d’eau sans doute que la longueur du bout qui la retient à l’ancre … sinon, elle a fait un heureux sans qu’ on le voit !… on verra à marée basse ! Pour l’instant, c’est haut… marée basse à 23 h…. alors il va falloir attendre la marée basse de demain midi pour savoir !
Voilà … sinon, en venant ce matin, côte un peu haute , des bananeraies qui arrivent jusqu’ au bord de la falaise.

Et puis, un mélange de population qui représente bien la vie ici, les grands ensembles touristiques et les campements des laissés pour compte. Bon, là, c’est les pauvres qui sont en front de mer !

Le vent ne se calme pas pour l’instant, peut être pour tout à l’heure …
A suivre …
