16 août : Las Palmas pour une petite semaine encore !

Aujourd’hui, lundi 16, il pleut ! … dès le matin, ciel gris, quelques gouttes, pas suffisantes pour enlever la poussière de sable qui colore en marron les drisses et les hauts du bateau. Depuis notre arrivée, on a réussi à nettoyer en partie le plus gros, Erick est même monté en tête de mât en début de semaine dernière avec un seau d’eau, des micro fibres, pour nettoyer le mât, les barres de flèches, le gréement, le radar, au fur et à mesure que je le descendais, mais ça restait un peu « marronnasse » !

Mais là, à 15h30, il pleut assez bien … pourvu que ça nettoie ! … un peu de tonnerre de temps en temps aussi … mais de la pluie, c’est un plaisir, il y a tellement longtemps que nous n’avons pas connu ça !

Le remontage de la pompe et des courroies se précise ! Ce soir peut être, sinon, mañana a la prima hora ! Tout va bien quoi !

Surtout, Erick a réussi à nous faire prolonger le séjour jusqu’à samedi ! Alors, la vie est belle, plus l’inquiétude de se faire virer du ponton.

Et on a eu bien de la chance, hier, de pouvoir profiter de notre dernier jour avec la voiture avec un temps magnifique .

Donc, hier, départ le matin vers le nord, en longeant la côte. On voulait trouver un village qui s’appelle El Roque, donné par le guide du routard comme un « étonnant vieux village de pêcheurs, perché sur un éperon rocheux telle une forteresse africaine » au chemin d’accès indiqué comme pas facile à dénicher . Effectivement, vendredi, en rentrant, on avait bien scrupuleusement suivi la côte et vu ni chemin, ni éperon rocheux, ni village fortifié africain.

On ne voulait pas râter ça, alors, on a ratissé le coin consciencieusement. Aller, retour, re aller, re retour , pas facile, on est sur la 4 voies et on ne sort pas comme on veut ! … et enfin, on a trouvé le bon chemin !

Etonnant village, c’est vrai.

Des maisons blanches serrées les unes contre les autres sur une langue de rocher qui surplombe la mer. Il faut se garer en bas, après on y accède par de longs escaliers. Une seule petite rue en ciment qui serpente au milieu des maisons.

Bon, il ne doit plus y avoir un seul pêcheur, mais c’est sympa ! Calme, des petits pots de plantes un peu partout, les maisons sont toutes en très bon état, bien pimpantes, dommage, toutes ont des portes d’entrées affreuses et ringardes … les compteurs électriques, faudra trouver une solution pour que ce soit moins moche et pour transporter leurs affaires, ils ont réquisitionné quelques chariots de super marché, abandonnés par ci par là, et ça ne vaut pas les petites remorques mignonnes qu’on voit dans les îles bretonnes !

Au bout, un petit restaurant avec une belle terrasse, plutôt ventée, qui domine la mer. C’est paraît il très prisé et il faut absolument réservé. Trop cher pour nous de toutes façons… et ce n’est pas l’heure !

Mais bon, une balade bien sympa !

On continue, en longeant la côte, vers Agaete, une mignonne petite ville toute blanche elle aussi, en gradins au dessus de la mer. C’est, toujours d’après le Routard, le seul endroit en Europe où on cultive du café, grâce à un micro climat très doux.. On a pris un café sur une petite place mignonne, face à l’église. Il était bon, mais on n’est pas sûr qu’ il était du cru !

Et puis, juste à côté, Puerto Nueves, un beau tout petit port, des maisons blanches serrées sur un bout de rocher sous une énorme falaise. Une toute petite chapelle mimi

Une belle plage de galets noirs, une foule colorée de familles avec plein d’enfants, on voit que c’est dimanche. La plage, et juste en face, le quai pour le ferry qui relie à Las Palmas et aussi à Tenerife.

On a déjeuner face à ce port joyeux et animé et c’était un bon moment.

Trop mignon la guirlande de vieux , à l’ombre, qui regardent l’animation !

Après, on a attaqué la montagne pour rejoindre l’autre côté de l’île et l’aéroport ou il fallait rapporter la voiture.

Belle route de montagne très sinueuse avec de belles échappées vers la mer. Et toute une zone, au milieu, de paysage calciné par les incendies récents, quel dommage.

Et puis, arrêt à Teror, capitale religieuse qui attire une foule de touristes et de pèlerins. Le week-end dernier, c’était la grande fête de la vierge, sainte patronne des Canaries, Nuestra Señora del Pino, ce qui justifiait donc le long week-end et rassemble, chaque année, une foule énorme pour une procession de la Vierge dans les rues. Nous, on préférait y aller une semaine après ! Et il y avait cependant toujours beaucoup de monde !

Incontournable, la basilique

Juste un peu surchargé

Le dai en argent de la Vierge était toujours présenté dans l’église, entouré d’une foule pleine de ferveur … et de portables, pour faire des selfies !

Après, il est enfermé pour un an.

Dans les rues, des stands de statuettes et images pieuses diverses ! … et aussi de glaces, de ballons, bref, un bon bizness !

Et voilà, ensuite, on est redescendu vers la mer, retour à l’autoroute et direction l’aéroport. Adieu la petite C3 mignonne, on a retrouvé le bus !

On a fait 400 km et, ce qui était bien, c’est que le réseau routier est en parfait état, les directions bien indiquées, et il n’y avait pas trop de circulation sur les petites routes de montagne.

En arrivant à la marina, presque tous les bateaux des gens qu’ on connaissait sur le ponton sont partis, virés à partir du 15 septembre, comme c’est l’habitude pour laisser la place aux voiliers du rallye de l’ARC. Tout le monde se retrouve au mouillage devant la plage, qui n’est autorisé qu’ à partir du 15 septembre !

Et puis aussi, fin septembre, début octobre arrivent à Las Palmas, les bateaux de la Mini transat qui part de la Rochelle dimanche prochain.

Bon, ce sera trop bruyant, heureusement. on sera partis !

Il est 17h30, il pleut toujours ! … et Erick en profite pour nettoyer le pont !

18h, enfin une petite éclaircie !

A suivre !